Livre de la Genèse (Gn 28, 10-22a)
En ces jours-là,
Jacob partit de Bershéba et se dirigea vers Harane.
Il atteignit le lieu où il allait passer la nuit
car le soleil s’était couché.
Il y prit une pierre pour la mettre sous sa tête,
et dormit en ce lieu.
Il eut un songe :
voici qu’une échelle était dressée sur la terre,
son sommet touchait le ciel,
et des anges de Dieu montaient et descendaient.
Le Seigneur se tenait près de lui. Il dit :
“Je suis le Seigneur,
le Dieu d’Abraham ton père,
le Dieu d’Isaac.
La terre sur laquelle tu es couché,
je te la donne, à toi et à tes descendants.
Tes descendants seront nombreux
comme la poussière du sol,
vous vous répandrez à l’orient et à l’occident,
au nord et au midi ;
en toi et en ta descendance
seront bénies toutes les familles de la terre.
Voici que je suis avec toi ;
je te garderai partout où tu iras,
et je te ramènerai sur cette terre ;
car je ne t’abandonnerai pas
avant d’avoir accompli ce que je t’ai dit.”
Jacob sortit de son sommeil et déclara :
“En vérité, le Seigneur est en ce lieu !
Et moi, je ne le savais pas.”
Il fut saisi de crainte et il dit :
“Que ce lieu est redoutable !
C’est vraiment la maison de Dieu,
la porte du ciel !”
Jacob se leva de bon matin,
il prit la pierre qu’il avait mise sous sa tête,
il la dressa pour en faire une stèle,
et sur le sommet il versa de l’huile.
Jacob donna le nom de Béthel (c’est-à-dire : Maison de Dieu)
à ce lieu qui auparavant s’appelait Louz.
Alors Jacob prononça ce vœu :
“Si Dieu est avec moi,
s’il me garde sur le chemin où je marche,
s’il me donne du pain pour manger
et des vêtements pour me couvrir,
et si je reviens sain et sauf à la maison de mon père,
le Seigneur sera mon Dieu.
Cette pierre dont j’ai fait une stèle
sera la maison de Dieu.”
— Parole du Seigneur.
Ps 90 (91), 1-2. 3a. 4. 14-15ab
Quand je me tiens sous l’abri du Très-Haut
et repose à l’ombre du Puissant,
je dis au Seigneur : “Mon refuge,
mon rempart, mon Dieu, dont je suis sûr !”
C’est lui qui te sauve des filets du chasseur
il te couvre et te protège.
Tu trouves sous son aile un refuge :
sa fidélité est une armure, un bouclier.
“Puisqu’il s’attache à moi, je le délivre ;
je le défends, car il connaît mon nom.
Il m’appelle, et moi, je lui réponds ;
je suis avec lui dans son épreuve.”
Alléluia. Alléluia.
Notre Sauveur, le Christ Jésus, a détruit la mort ;
il a fait resplendir la vie par l’Évangile.
Alléluia.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 9, 18-26)
En ce temps-là,
tandis que Jésus parlait aux disciples de Jean le Baptiste,
voilà qu’un notable s’approcha.
Il se prosternait devant lui en disant :
“Ma fille est morte à l’instant ;
mais viens lui imposer la main,
et elle vivra.”
Jésus se leva et le suivit, ainsi que ses disciples.
Et voici qu’une femme
souffrant d’hémorragies depuis douze ans
s’approcha par derrière
et toucha la frange de son vêtement.
Car elle se disait en elle-même :
“Si je parviens seulement à toucher son vêtement,
je serai sauvée.”
Jésus se retourna et, la voyant, lui dit :
“Confiance, ma fille !
Ta foi t’a sauvée.”
Et, à l’heure même, la femme fut sauvée.
Jésus, arrivé à la maison du notable,
vit les joueurs de flûte
et la foule qui s’agitait bruyamment.
Il dit alors :
“Retirez-vous.
La jeune fille n’est pas morte : elle dort.”
Mais on se moquait de lui.
Quand la foule fut mise dehors,
il entra, lui saisit la main,
et la jeune fille se leva.
Et la nouvelle se répandit dans toute la région.
— Acclamons la Parole de Dieu.
Livre du prophète Zacharie (Za 9, 9-10)
Ainsi parle le Seigneur :
“Exulte de toutes tes forces, fille de Sion !
Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem !
Voici ton roi qui vient à toi :
il est juste et victorieux,
pauvre et monté sur un âne,
un ânon, le petit d’une ânesse.Ce roi fera disparaître d’Éphraïm les chars de guerre,
et de Jérusalem les chevaux de combat ;
il brisera l’arc de guerre,
et il proclamera la paix aux nations.
Sa domination s’étendra d’une mer à l’autre,
et de l’Euphrate à l’autre bout du pays.”
— Parole du Seigneur.
Ps 144 (145), 1-2. 8-9. 10-11. 13cd-14
Je t’exalterai, mon Dieu, mon Roi ;
je bénirai ton nom toujours et à jamais !
Chaque jour je te bénirai,
je louerai ton nom toujours et à jamais.
Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d’amour.
La bonté du Seigneur est pour tous,
sa tendresse, pour toutes ses œuvres.
Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce
et que tes fidèles te bénissent !
Ils diront la gloire de ton règne,
ils parleront de tes exploits.
Le Seigneur est vrai en tout ce qu’il dit,
fidèle en tout ce qu’il fait.
Le Seigneur soutient tous ceux qui tombent,
il redresse tous les accablés.
Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains (Rm 8, 9. 11-13)
Frères,
vous, vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair,
mais sous celle de l’Esprit,
puisque l’Esprit de Dieu habite en vous.
Celui qui n’a pas l’Esprit du Christ
ne lui appartient pas.
Mais si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts
habite en vous,
celui qui a ressuscité Jésus, le Christ, d’entre les morts
donnera aussi la vie à vos corps mortels
par son Esprit qui habite en vous.
Ainsi donc, frères, nous avons une dette,
mais elle n’est pas envers la chair
pour devoir vivre selon la chair.
Car si vous vivez selon la chair,
vous allez mourir ;
mais si, par l’Esprit,
vous tuez les agissements de l’homme pécheur,
vous vivrez.
— Parole du Seigneur.
Alléluia. Alléluia.
Tu es béni, Père, Seigneur du ciel et de la terre,
tu as révélé aux tout-petits les mystères du Royaume !
Alléluia.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 11, 25-30)
En ce temps-là,
Jésus prit la parole et dit :
“Père, Seigneur du ciel et de la terre,
je proclame ta louange :
ce que tu as caché aux sages et aux savants,
tu l’as révélé aux tout-petits.
Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance.
Tout m’a été remis par mon Père ;
personne ne connaît le Fils, sinon le Père,
et personne ne connaît le Père, sinon le Fils,
et celui à qui le Fils veut le révéler.Venez à moi,
vous tous qui peinez sous le poids du fardeau,
et moi, je vous procurerai le repos.
Prenez sur vous mon joug,
devenez mes disciples,
car je suis doux et humble de cœur,
et vous trouverez le repos pour votre âme.
Oui, mon joug est facile à porter,
et mon fardeau, léger.”
— Acclamons la Parole de Dieu.
Livre de la Genèse (Gn 27, 1-5. 15-29)
Isaac était devenu vieux,
ses yeux avaient faibli et il n’y voyait plus.
Il appela Ésaü, son fils aîné :
“Mon fils !”
Celui-ci répondit :
“Me voici.”
Isaac reprit :
“Tu vois : je suis devenu vieux,
mais je ne sais pas le jour de ma mort.
Prends donc maintenant tes armes, ton carquois et ton arc,
sors dans la campagne et tue-moi du gibier.
Prépare-moi un bon plat comme je les aime
et apporte-le-moi pour que je mange,
et que je te bénisse avant de mourir.”
Pendant qu’Isaac parlait ainsi à son fils Ésaü,
Rébecca écoutait.
Ésaü alla donc dans la campagne chasser du gibier pour son père.
Rébecca prit les meilleurs habits d’Ésaü, son fils aîné,
ceux qu’elle gardait à la maison ;
elle en revêtit Jacob, son fils cadet.
Puis, avec des peaux de chevreau,
elle lui couvrit les mains et la partie lisse du cou.
Elle remit ensuite entre ses mains
le plat et le pain qu’elle avait préparés.
Jacob entra chez son père et dit :
“Mon père !”
Celui-ci répondit :“Me voici. Qui es-tu, mon fils ?”
Jacob dit à son père :
“Je suis Ésaü, ton premier-né ;
j’ai fait ce que tu m’as dit.
Viens donc t’asseoir,
mange de mon gibier ;
alors, tu pourras me bénir.”
Isaac lui dit :
“Comme tu as trouvé vite, mon fils !”
Jacob répondit :
“C’est que le Seigneur, ton Dieu,
a favorisé ma chasse.”
Isaac lui dit :
“Approche donc, mon fils, que je te palpe,
pour savoir si tu es bien mon fils Ésaü !”
Jacob s’approcha de son père Isaac.
Celui-ci le palpa et dit :
“La voix est la voix de Jacob,
mais les mains sont les mains d’Ésaü.”
Il ne reconnut pas Jacob
car ses mains étaient velues comme celles de son frère Ésaü,
et il le bénit.
Il dit encore :
“C’est bien toi mon fils Ésaü ?”
Jacob répondit :
“C’est bien moi.”
Isaac reprit :
“Apporte-moi le gibier, mon fils,
j’en mangerai,
et alors je pourrai te bénir.”
Jacob le servit, et il mangea.
Jacob lui présenta du vin, et il but.
Son père Isaac dit alors :
“Approche-toi et embrasse-moi, mon fils.”
Comme Jacob s’approchait et l’embrassait,
Isaac respira l’odeur de ses vêtements,
et il le bénit en disant :
“Voici que l’odeur de mon fils
est comme l’odeur d’un champ que le Seigneur a béni.
Que Dieu te donne la rosée du ciel et une terre fertile,
froment et vin nouveau en abondance !
Que des peuples te servent,
que des nations se prosternent devant toi.
Sois un chef pour tes frères,
que les fils de ta mère se prosternent devant toi.
Maudit soit celui qui te maudira,
béni soit celui qui te bénira !”
— Parole du Seigneur.
Ps 134 (135), 1-2. 3-4. 5-6
Louez le nom du Seigneur,
louez-le, serviteurs du Seigneur
qui veillez dans la maison du Seigneur,
dans les parvis de la maison de notre Dieu.
Louez la bonté du Seigneur,
célébrez la douceur de son nom.
C’est Jacob que le Seigneur a choisi,
Israël dont il a fait son bien.
Je le sais, le Seigneur est grand :
notre Maître est plus grand que tous les dieux.
Tout ce que veut le Seigneur, il le fait
au ciel et sur la terre, dans les mers
et jusqu’au fond des abîmes.
Alléluia. Alléluia.
Mes brebis écoutent ma voix, dit le Seigneur ;
moi, je les connais, et elles me suivent.
Alléluia.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 9, 14-17)
En ce temps-là,
les disciples de Jean le Baptiste s’approchèrent de Jésus
en disant :
“Pourquoi, alors que nous et les pharisiens, nous jeûnons,
tes disciples ne jeûnent-ils pas ?”
Jésus leur répondit :
“Les invités de la noce, pourraient-ils donc être en deuil
pendant le temps où l’Époux est avec eux ?
Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ;
alors ils jeûneront.
Et personne ne pose une pièce d’étoffe neuve
sur un vieux vêtement,
car le morceau ajouté tire sur le vêtement,
et la déchirure s’agrandit.
Et on ne met pas du vin nouveau dans de vieilles outres ;
autrement, les outres éclatent,
le vin se répand,
et les outres sont perdues.
Mais on met le vin nouveau dans des outres neuves,
et le tout se conserve.”
— Acclamons la Parole de Dieu.
Livre de la Genèse (Gn 23, 1-4. 19 ; 24, 1-8. 62-67)
Sara vécut cent vingt-sept ans.
Elle mourut à Kiriath-Arba, c’est-à-dire à Hébron,
dans le pays de Canaan.
Abraham s’y rendit pour le deuil et les lamentations.
Puis il laissa le corps
pour aller parler aux Hittites qui habitaient le pays :
“Je ne suis qu’un immigré, un hôte, parmi vous ;
accordez-moi d’acquérir chez vous une propriété funéraire
où je pourrai enterrer cette morte.”
Abraham ensevelit sa femme Sara
dans la caverne du champ de Macpéla,
qui est en face de Mambré,
c’est-à-dire à Hébron, dans le pays de Canaan.
Abraham était vieux, avancé en âge,
et le Seigneur l’avait béni en toute chose.
Abraham dit au plus ancien serviteur de sa maison,
l’intendant de tous ses biens :
“Je te fais prêter serment par le Seigneur,
Dieu du ciel et Dieu de la terre :
tu ne prendras pas pour mon fils
une épouse parmi les filles des Cananéens
au milieu desquels j’habite.
Mais tu iras dans mon pays, dans ma parenté,
chercher une épouse pour mon fils Isaac.”
Le serviteur lui demanda :
“Et si cette femme ne consent pas à me suivre
pour venir ici ?
Devrai-je alors ramener ton fils
dans le pays d’où tu es sorti ?”
Abraham lui répondit :
“Garde-toi d’y ramener mon fils !
Le Seigneur, le Dieu du ciel,
lui qui m’a pris de la maison de mon père
et du pays de ma parenté,
m’a déclaré avec serment :
‘À ta descendance je donnerai le pays que voici.’
C’est lui qui enverra son ange devant toi,
et tu prendras là-bas une épouse pour mon fils.
Si cette femme ne consent pas à te suivre,
tu seras dégagé du serment que je t’impose.
Mais, en tout cas, tu n’y ramèneras pas mon fils.”
Un jour, Isaac s’en revenait du puits de Lahaï-Roï.
Il habitait alors le Néguev.
Il était sorti à la tombée du jour,
pour se promener dans la campagne,
lorsque, levant les yeux, il vit arriver des chameaux.
Rébecca, levant les yeux elle aussi, vit Isaac.
Elle sauta à bas de son chameau
et dit au serviteur :
“Quel est cet homme
qui vient dans la campagne à notre rencontre ?”
Le serviteur répondit :
“C’est mon maître.”
Alors elle prit son voile et s’en couvrit.
Le serviteur raconta à Isaac tout ce qu’il avait fait.
Isaac introduisit Rébecca dans la tente de sa mère Sara ;
il l’épousa, elle devint sa femme, et il l’aima.
Et Isaac se consola de la mort de sa mère.
— Parole du Seigneur.
Ps 105 (106), 1-2. 3-4ab. 4c-5
Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
Éternel est son amour !
Qui dira les hauts faits du Seigneur,
qui célébrera ses louanges ?
Heureux qui pratique la justice,
qui observe le droit en tout temps !
Souviens- toi de moi, Seigneur,
dans ta bienveillance pour ton peuple.
Toi qui le sauves, visite-moi :
que je voie le bonheur de tes élus ;
que j’aie part à la joie de ton peuple,
à la fierté de ton héritage.
Alléluia. Alléluia.
Venez à moi, vous tous qui peinez
sous le poids du fardeau, dit le Seigneur,
et moi, je vous procurerai le repos.
Alléluia.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 9, 9-13)
En ce temps-là,
Jésus vit, en passant, un homme, du nom de Matthieu,
assis à son bureau de collecteur d’impôt.
Il lui dit :
“Suis-moi.”
L’homme se leva et le suivit.
Comme Jésus était à table à la maison,
voici que beaucoup de publicains
(c’est-à-dire des collecteurs d’impôts)
et beaucoup de pécheurs
vinrent prendre place avec lui et ses disciples.
Voyant cela, les pharisiens disaient à ses disciples :
“Pourquoi votre maître mange-t-il
avec les publicains et les pécheurs ?”
Jésus, qui avait entendu, déclara :
“Ce ne sont pas les gens bien portants
qui ont besoin du médecin,
mais les malades.
Allez apprendre ce que signifie :
Je veux la miséricorde, non le sacrifice.
En effet, je ne suis pas venu appeler des justes,
mais des pécheurs.”
— Acclamons la Parole de Dieu.
Livre de la Genèse (Gn 22, 1-19)
En ces jours-là,
Dieu mit Abraham à l’épreuve.
Il lui dit :
“Abraham !”
Celui-ci répondit :
“Me voici !”
Dieu dit :
“Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac,
va au pays de Moriah,
et là tu l’offriras en holocauste
sur la montagne que je t’indiquerai.”
Abraham se leva de bon matin,
sella son âne,
et prit avec lui deux de ses serviteurs et son fils Isaac.
Il fendit le bois pour l’holocauste,
et se mit en route vers l’endroit que Dieu lui avait indiqué.
Le troisième jour, Abraham, levant les yeux,
vit l’endroit de loin.
Abraham dit à ses serviteurs :
“Restez ici avec l’âne.
Moi et le garçon, nous irons jusque là- bas pour adorer,
puis nous reviendrons vers vous.”
Abraham prit le bois pour l’holocauste
et le chargea sur son fils Isaac ;
il prit le feu et le couteau,
et tous deux s’en allèrent ensemble.
Isaac dit à son père Abraham :
“Mon père !
– Eh bien, mon fils ?”
Isaac reprit :
“Voilà le feu et le bois,
mais où est l’agneau pour l’holocauste ?”
Abraham répondit :
“Dieu saura bien trouver
l’agneau pour l’holocauste, mon fils.”
Et ils s’en allaient tous les deux ensemble.
Ils arrivèrent à l’endroit que Dieu avait indiqué.
Abraham y bâtit l’autel et disposa le bois ;
puis il lia son fils Isaac
et le mit sur l’autel, par-dessus le bois.
Abraham étendit la main
et saisit le couteau pour immoler son fils.
Mais l’ange du Seigneur l’appela du haut du ciel et dit :
“Abraham ! Abraham !”
Il répondit :
“Me voici !”
L’ange lui dit :
“Ne porte pas la main sur le garçon !
Ne lui fais aucun mal !
Je sais maintenant que tu crains Dieu :
tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique.”
Abraham leva les yeux et vit un bélier
retenu par les cornes dans un buisson.
Il alla prendre le bélier
et l’offrit en holocauste à la place de son fils.
Abraham donna à ce lieu le nom de “Le-Seigneur-voit”.
On l’appelle aujourd’hui : “Sur-le-mont-le-Seigneur-est-vu.”
Du ciel, l’ange du Seigneur appela une seconde fois Abraham.
Il déclara :
“Je le jure par moi-même, oracle du Seigneur :
parce que tu as fait cela,
parce que tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique,
je te comblerai de bénédictions,
je rendrai ta descendance aussi nombreuse
que les étoiles du ciel
et que le sable au bord de la mer,
et ta descendance occupera les places fortes de ses ennemis.
Puisque tu as écouté ma voix,
toutes les nations de la terre
s’adresseront l’une à l’autre la bénédiction
par le nom de ta descendance.”
Alors Abraham retourna auprès de ses serviteurs
et ensemble ils se mirent en route pour Bershéba ;
et Abraham y habita.
— Parole du Seigneur.
Ps 114 (116a), 1-2. 3-4. 5-6. 8-9
J’aime le Seigneur :
il entend le cri de ma prière ;
il incline vers moi son oreille :
toute ma vie, je l’invoquerai.
J’étais pris dans les filets de la mort,
retenu dans les liens de l’abîme,
j’éprouvais la tristesse et l’angoisse ;
j’ai invoqué le nom du Seigneur :
“Seigneur, je t’en prie, délivre-moi !”
Le Seigneur est justice et pitié,
notre Dieu est tendresse.
Le Seigneur défend les petits :
j’étais faible, il m’a sauvé.
Il a sauvé mon âme de la mort,
gardé mes yeux des larmes
et mes pieds du faux pas.
Je marcherai en présence du Seigneur
sur la terre des vivants.
Alléluia. Alléluia.
Dans le Christ, Dieu réconciliait le monde avec lui :
il a mis dans notre bouche la parole de la réconciliation.
Alléluia.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 9, 1-8)
En ce temps-là,
Jésus monta en barque, refit la traversée,
et alla dans sa ville de Capharnaüm.
Et voici qu’on lui présenta un paralysé,
couché sur une civière.
Voyant leur foi,
Jésus dit au paralysé :
“Confiance, mon enfant,
tes péchés sont pardonnés.”
Et voici que certains parmi les scribes se disaient :
“Celui-là blasphème.”
Mais Jésus, connaissant leurs pensées, demanda :
“Pourquoi avez-vous des pensées mauvaises ?
En effet, qu’est-ce qui est le plus facile ?
Dire : ‘Tes péchés sont pardonnés’,
ou bien dire : ‘Lève-toi et marche’ ?
Eh bien ! pour que vous sachiez que le Fils de l’homme
a le pouvoir, sur la terre, de pardonner les péchés…
– Jésus s’adressa alors au paralysé –
lève-toi, prends ta civière,
et rentre dans ta maison.”
Il se leva et rentra dans sa maison.
Voyant cela, les foules furent saisies de crainte,
et rendirent gloire à Dieu
qui a donné un tel pouvoir aux hommes.
— Acclamons la Parole de Dieu.
Livre de la Genèse (Gn 21, 5. 8-20)
Abraham avait cent ans quand naquit son fils Isaac.
L’enfant grandit, et il fut sevré.
Abraham donna un grand festin le jour où Isaac fut sevré.
Or, Sara regardait s’amuser Ismaël,
ce fils qu’Abraham avait eu d’Agar l’Égyptienne.
Elle dit à Abraham :
“Chasse cette servante et son fils ;
car le fils de cette servante
ne doit pas partager l’héritage de mon fils Isaac.”
Cette parole attrista beaucoup Abraham,
à cause de son fils Ismaël,
mais Dieu lui dit :
“Ne sois pas triste à cause du garçon et de ta servante ;
écoute tout ce que Sara te dira,
car c’est par Isaac qu’une descendance portera ton nom ;
mais je ferai aussi une nation du fils de la servante,
car lui aussi est de ta descendance.”
Abraham se leva de bon matin, il prit du pain et une outre d’eau,
il les posa sur l’épaule d’Agar,
il lui remit l’enfant,
puis il la renvoya.
Elle partit et alla errer dans le désert de Bershéba.
Quand l’eau de l’outre fut épuisée,
elle laissa l’enfant sous un buisson,
et alla s’asseoir non loin de là,
à la distance d’une portée de flèche.
Elle se disait :
“Je ne veux pas voir mourir l’enfant !”
Elle s’assit non loin de là.
Elle éleva la voix et pleura.
Dieu entendit la voix du petit garçon ;
et du ciel, l’ange de Dieu appela Agar :
“Qu’as-tu, Agar ?
Sois sans crainte, car Dieu a entendu la voix du petit garçon,
sous le buisson où il était.
Debout ! Prends le garçon et tiens-le par la main,
car je ferai de lui une grande nation.”
Alors, Dieu ouvrit les yeux d’Agar,
et elle aperçut un puits.
Elle alla remplir l’outre et fit boire le garçon.
Dieu fut avec lui,
il grandit et habita au désert, et il devint un tireur à l’arc.
— Parole du Seigneur.
Ps 33 (34), 7-8. 10-11. 12-13
Un pauvre crie ; le Seigneur entend :
il le sauve de toutes ses angoisses.
L’ange du Seigneur campe alentour
pour libérer ceux qui le craignent.
Saints du Seigneur, adorez-le :
rien ne manque à ceux qui le craignent.
Des riches ont tout perdu, ils ont faim ;
qui cherche le Seigneur ne manquera d’aucun bien.
Venez, mes fils, écoutez-moi,
que je vous enseigne la crainte du Seigneur.
Qui donc aime la vie
et désire les jours où il verra le bonheur ?
Alléluia. Alléluia.
Le Père a voulu nous engendrer, par sa parole de vérité,
pour faire de nous comme les prémices de ses créatures.
Alléluia.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 8, 28-34)
En ce temps-là,
comme Jésus arrivait sur l’autre rive,
dans le pays des Gadaréniens,
deux possédés sortirent d’entre les tombes à sa rencontre ;
ils étaient si agressifs
que personne ne pouvait passer par ce chemin.
Et voilà qu’ils se mirent à crier :
“Que nous veux-tu, Fils de Dieu ?
Es- tu venu pour nous tourmenter avant le moment fixé ?”
Or, il y avait au loin un grand troupeau de porcs
qui cherchait sa nourriture.
Les démons suppliaient Jésus :
“Si tu nous expulses,
envoie-nous dans le troupeau de porcs.”
Il leur répondit :
“Allez.”
Ils sortirent et ils s’en allèrent dans les porcs ;
et voilà que, du haut de la falaise,
tout le troupeau se précipita dans la mer,
et les porcs moururent dans les flots.
Les gardiens prirent la fuite
et s’en allèrent dans la ville annoncer tout cela,
et en particulier ce qui était arrivé aux possédés.
Et voilà que toute la ville sortit à la rencontre de Jésus ;
et lorsqu’ils le virent, les gens le supplièrent
de partir de leur territoire.
— Acclamons la Parole de Dieu.
Livre de la Genèse (Gn 19, 15-29)
En ces jours-là,
les gens de Sodome avaient voulu s’en prendre
aux deux voyageurs passant la nuit chez Loth.
À l’aurore, les deux anges pressèrent Loth, en disant :
“Debout !
Prends ta femme et tes deux filles qui se trouvent ici, et va-t’en,
de peur que tu ne périsses
à cause des crimes de cette ville.”
Comme il s’attardait, ces hommes le saisirent par la main,
ainsi que sa femme et ses deux filles,
parce que le Seigneur voulait l’épargner.
Ils le firent sortir et le conduisirent hors de la ville.
Une fois sortis, ils dirent :
“Sauve-toi si tu tiens à la vie !
Ne regarde pas en arrière,
ne t’arrête nulle part dans cette région,
sauve-toi dans la montagne,
si tu ne veux pas périr !”
Loth leur dit :
“Non, je vous en prie, mes seigneurs !
Votre serviteur a trouvé grâce à vos yeux,
et vous m’avez fait une grande faveur en me laissant la vie.
Mais je n’ai pas le temps de me sauver dans la montagne :
le malheur va me rattraper et je mourrai.
Voici une ville assez proche pour y fuir
– elle est si petite ! –
Permettez que je me sauve là-bas
– elle est si petite ! –
afin de rester en vie !”
Ils lui répondirent :
“Pour te faire plaisir cette fois encore,
je ne détruirai pas la ville dont tu parles.
Vite, sauve-toi là- bas,
car je ne puis rien faire avant que tu y sois arrivé.”
C’est pour cela qu’on a donné à cette ville le nom de Soar
(ce qui veut dire : Petite).
Le soleil se levait sur le pays
et Loth entrait à Soar,
quand le Seigneur fit tomber du ciel sur Sodome et Gomorrhe
une pluie de soufre et de feu venant du Seigneur.
Dieu détruisit ces villes et toute la région,
avec tous leurs habitants et la végétation.
Or, la femme de Loth avait regardé en arrière,
et elle était devenue une colonne de sel.
Abraham se leva de bon matin
pour se rendre à l’endroit
où il s’était tenu en présence du Seigneur,
et il regarda du côté de Sodome,
de Gomorrhe et de toute la région :
il vit monter de la terre une fumée
semblable à celle d’une fournaise !
Lorsque Dieu a détruit les villes de cette région,
il s’est souvenu d’Abraham ;
et il a fait échapper Loth
au cataclysme qui a détruit les villes où il habitait.
— Parole du Seigneur.
Ps 25 (26), 2-3. 9-10. 11-12
Éprouve-moi, Seigneur, scrute-moi,
passe au feu mes reins et mon cœur.
J’ai devant les yeux ton amour,
je marche selon ta vérité.
Ne m’inflige pas le sort des pécheurs,
le destin de ceux qui versent le sang :
ils ont dans les mains la corruption ;
leur droite est pleine de profits.
Oui, j’ai marché sans faillir :
libère-moi ! prends pitié de moi !
Sous mes pieds le terrain est sûr ;
dans l’assemblée je bénirai le Seigneur.
Alléluia. Alléluia.
J’espère le Seigneur,
et j’attends sa parole.
Alléluia.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 8, 23-27)
En ce temps-là,
comme Jésus montait dans la barque,
ses disciples le suivirent.
Et voici que la mer devint tellement agitée
que la barque était recouverte par les vagues.
Mais lui dormait.
Les disciples s’approchèrent et le réveillèrent en disant :
“Seigneur, sauve-nous !
Nous sommes perdus.”
Mais il leur dit :
“Pourquoi êtes-vous si craintifs,
hommes de peu de foi ?”
Alors, Jésus, debout, menaça les vents et la mer,
et il se fit un grand calme.
Les gens furent saisis d’étonnement et disaient :
“Quel est donc celui-ci,
pour que même les vents et la mer lui obéissent ?”
— Acclamons la Parole de Dieu.
Livre de la Genèse (Gn 18, 16-33)
Aux chênes de Mambré,
les hommes se levèrent pour partir
et regardèrent du côté de Sodome.
Abraham marchait avec eux pour les reconduire.
Le Seigneur s’était dit :
“Est-ce que je vais cacher à Abraham ce que je veux faire ?
Car Abraham doit devenir une nation grande et puissante,
et toutes les nations de la terre
doivent être bénies en lui.
En effet, je l’ai choisi pour qu’il ordonne
à ses fils et à sa descendance
de garder le chemin du Seigneur,
en pratiquant la justice et le droit ;
ainsi, le Seigneur réalisera sa parole à Abraham.”
Alors le Seigneur dit :
“Comme elle est grande,
la clameur au sujet de Sodome et de Gomorrhe !
Et leur faute, comme elle est lourde !
Je veux descendre pour voir
si leur conduite correspond à la clameur venue jusqu’à moi.
Si c’est faux, je le reconnaîtrai.”
Les hommes se dirigèrent vers Sodome,
tandis qu’Abraham demeurait devant le Seigneur.
Abraham s’approcha et dit :
“Vas-tu vraiment faire périr le juste avec le coupable ?
Peut-être y a-t-il cinquante justes dans la ville.
Vas-tu vraiment les faire périr ?
Ne pardonneras-tu pas à toute la ville
à cause des cinquante justes qui s’y trouvent ?
Loin de toi de faire une chose pareille !
Faire mourir le juste avec le coupable,
traiter le juste de la même manière que le coupable,
loin de toi d’agir ainsi !
Celui qui juge toute la terre
n’agirait-il pas selon le droit ?”
Le Seigneur déclara :
“Si je trouve cinquante justes dans Sodome,
à cause d’eux je pardonnerai à toute la ville.”
Abraham répondit :
“J’ose encore parler à mon Seigneur,
moi qui suis poussière et cendre.
Peut-être, sur les cinquante justes, en manquera-t-il cinq :
pour ces cinq-là, vas-tu détruire toute la ville ?”
Il déclara :
“Non, je ne la détruirai pas,
si j’en trouve quarante-cinq.”
Abraham insista :
“Peut-être s’en trouvera-t-il seulement quarante ?”
Le Seigneur déclara :
“Pour quarante,
je ne le ferai pas.”
Abraham dit :
“Que mon Seigneur ne se mette pas en colère,
si j’ose parler encore :
peut-être s’en trouvera-t-il seulement trente ?”
Il déclara :
“Si j’en trouve trente,
je ne le ferai pas.”
Abraham dit alors :
“J’ose encore parler à mon Seigneur.
Peut-être s’en trouvera-t-il seulement vingt ?”
Il déclara :
“Pour vingt,
je ne détruirai pas.”
Il dit :
“Que mon Seigneur ne se mette pas en colère :
je ne parlerai plus qu’une fois.
Peut-être s’en trouvera-t-il seulement dix ?”
Et le Seigneur déclara :
“Pour dix,
je ne détruirai pas.”
Quand le Seigneur eut fini de s’entretenir avec Abraham,
il partit,
et Abraham retourna chez lui.
— Parole du Seigneur.
Ps 102 (103), 1-2. 3-4. 8-9. 10-11
Bénis le Seigneur, ô mon âme,
bénis son nom très saint, tout mon être !
Bénis le Seigneur, ô mon âme,
n’oublie aucun de ses bienfaits !
Car il pardonne toutes tes offenses
et te guérit de toute maladie ;
il réclame ta vie à la tombe
et te couronne d’amour et de tendresse ;
Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d’amour ;
il n’est pas pour toujours en procès,
ne maintient pas sans fin ses reproches.
Il n’agit pas envers nous selon nos fautes,
ne nous rend pas selon nos offenses.
Comme le ciel domine la terre,
fort est son amour pour qui le craint !
Alléluia. Alléluia.
Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur,
mais écoutez la voix du Seigneur.
Alléluia.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 8, 18-22)
En ce temps-là,
Jésus, voyant une foule autour de lui,
donna l’ordre de partir vers l’autre rive.
Un scribe s’approcha et lui dit :
“Maître, je te suivrai partout où tu iras.”
Mais Jésus lui déclara :
“Les renards ont des terriers,
les oiseaux du ciel ont des nids ;
mais le Fils de l’homme
n’a pas d’endroit où reposer la tête.”
Un autre de ses disciples lui dit :
“Seigneur, permets-moi d’aller d’abord
enterrer mon père.”
Jésus lui dit :
“Suis-moi,
et laisse les morts enterrer leurs morts.”
— Acclamons la Parole de Dieu.
Deuxième livre des Rois (2 R 4, 8-11. 14-16a)
Un jour, le prophète Élisée passait à Sunam ;
une femme riche de ce pays
insista pour qu’il vienne manger chez elle.
Depuis, chaque fois qu’il passait par là,
il allait manger chez elle.
Elle dit à son mari :
“Écoute, je sais que celui qui s’arrête toujours chez nous
est un saint homme de Dieu.
Faisons-lui une petite chambre sur la terrasse ;
nous y mettrons un lit, une table, un siège et une lampe,
et quand il viendra chez nous, il pourra s’y retirer.”
Le jour où il revint,
il se retira dans cette chambre pour y coucher.
Puis il dit à son serviteur :
“Que peut-on faire pour cette femme ?”
Le serviteur répondit :
“Hélas, elle n’a pas de fils,
et son mari est âgé.”
Élisée lui dit :
“Appelle-la.”
Le serviteur l’appela et elle se présenta à la porte.
Élisée lui dit :
“À cette même époque,
au temps fixé pour la naissance,
tu tiendras un fils dans tes bras.”
— Parole du Seigneur.
Ps 88 (89), 2-3. 16-17. 18-19
L’amour du Seigneur, sans fin je le chante ;
ta fidélité, je l’annonce d’âge en âge.
Je le dis : C’est un amour bâti pour toujours ;
ta fidélité est plus stable que les cieux.
Heureux le peuple qui connaît l’ovation !
Seigneur, il marche à la lumière de ta face ;
tout le jour, à ton nom il danse de joie,
fier de ton juste pouvoir.
Tu es sa force éclatante ;
ta grâce accroît notre vigueur.
Oui, notre roi est au Seigneur ;
notre bouclier, au Dieu saint d’Israël.
Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains (Rm 6, 3-4. 8-11)
Frères,
ne le savez-vous pas ?
Nous tous qui par le baptême avons été unis au Christ Jésus,
c’est à sa mort que nous avons été unis par le baptême.
Si donc, par le baptême qui nous unit à sa mort,
nous avons été mis au tombeau avec lui,
c’est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi,
comme le Christ qui, par la toute-puissance du Père,
est ressuscité d’entre les morts.
Et si nous sommes passés par la mort avec le Christ,
nous croyons que nous vivrons aussi avec lui.
Nous le savons en effet :
ressuscité d’entre les morts, le Christ ne meurt plus ;
la mort n’a plus de pouvoir sur lui.
Car lui qui est mort,
c'est au péché qu'il est mort une fois pour toutes ;
lui qui est vivant,
c'est pour Dieu qu'il est vivant.
De même, vous aussi,
pensez que vous êtes morts au péché,
mais vivants pour Dieu en Jésus-Christ.
— Parole du Seigneur.
Alléluia. Alléluia.
Descendance choisie, sacerdoce royal, nation sainte,
annoncez les merveilles de Celui qui vous a appelés
des ténèbres à son admirable lumière.
Alléluia.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 10, 37-42)
En ce temps-là,
Jésus disait à ses Apôtres :
“Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi
n’est pas digne de moi ;
celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi
n’est pas digne de moi ;
celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas
n’est pas digne de moi.
Qui a trouvé sa vie
la perdra ;
qui a perdu sa vie à cause de moi
la gardera.
Qui vous accueille
m’accueille ;
et qui m’accueille
accueille Celui qui m’a envoyé.
Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète
recevra une récompense de prophète ;
qui accueille un homme juste en sa qualité de juste
recevra une récompense de juste.
Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche,
à l’un de ces petits en sa qualité de disciple,
amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense.”
— Acclamons la Parole de Dieu.
Livre de la Genèse (Gn 18, 1-15)
En ces jours-là,
aux chênes de Mambré, le Seigneur apparut à Abraham,
qui était assis à l’entrée de la tente.
C’était l’heure la plus chaude du jour.
Abraham leva les yeux,
et il vit trois hommes qui se tenaient debout près de lui.
Dès qu’il les vit, il courut à leur rencontre depuis l’entrée de la tente
et se prosterna jusqu’à terre.
Il dit :
“Mon seigneur, si j’ai pu trouver grâce à tes yeux,
ne passe pas sans t’arrêter près de ton serviteur.
Permettez que l’on vous apporte un peu d’eau,
vous vous laverez les pieds,
et vous vous étendrez sous cet arbre.
Je vais chercher de quoi manger,
et vous reprendrez des forces avant d’aller plus loin,
puisque vous êtes passés près de votre serviteur !”
Ils répondirent :
“Fais comme tu l’as dit.”
Abraham se hâta d’aller trouver Sara dans sa tente,
et il dit :
“Prends vite trois grandes mesures de fleur de farine,
pétris la pâte et fais des galettes.”
Puis Abraham courut au troupeau,
il prit un veau gras et tendre,
et le donna à un serviteur, qui se hâta de le préparer.
Il prit du fromage blanc, du lait,
le veau que l’on avait apprêté,
et les déposa devant eux ;
il se tenait debout près d’eux, sous l’arbre,
pendant qu’ils mangeaient.
Ils lui demandèrent :
“Où est Sara, ta femme ?”
Il répondit :
“Elle est à l’intérieur de la tente.”
Le voyageur reprit :
“Je reviendrai chez toi au temps fixé pour la naissance,
et à ce moment-là, Sara, ta femme, aura un fils.”
Or, Sara écoutait par-derrière, à l’entrée de la tente.
– Abraham et Sara étaient très avancés en âge,
et Sara avait cessé d’avoir ce qui arrive aux femmes.
Elle se mit à rire en elle-même ; elle se disait :
“J’ai pourtant passé l’âge du plaisir,
et mon seigneur est un vieillard !”
Le Seigneur Dieu dit à Abraham :
“Pourquoi Sara a-t-elle ri, en disant :
‘Est-ce que vraiment j’aurais un enfant, vieille comme je suis ?’
Y a-t-il une merveille que le Seigneur ne puisse accomplir ?
Au moment où je reviendrai chez toi,
au temps fixé pour la naissance,
Sara aura un fils.”
Sara mentit en disant :
“Je n’ai pas ri”,
car elle avait peur.
Mais le Seigneur répliqua :
“Si, tu as ri.”
— Parole du Seigneur.
Lc 1, 46b-47. 48-49. 50. 53. 54-55
Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !
Il s’est penché sur son humble servante ;
désormais tous les âges me diront bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !
Sa miséricorde s’étend d’âge en âge
sur ceux qui le craignent.
Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël son serviteur,
il se souvient de son amour,
de la promesse faite à nos pères,
en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais.
Alléluia. Alléluia.
Le Christ a pris nos souffrances,
il a porté nos maladies.
Alléluia.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 8, 5-17)
En ce temps-là,
comme Jésus était entré à Capharnaüm,
un centurion s’approcha de lui et le supplia :
“Seigneur, mon serviteur est couché, à la maison, paralysé,
et il souffre terriblement.”
Jésus lui dit :
“Je vais aller moi-même le guérir.”
Le centurion reprit :
“Seigneur, je ne suis pas digne
que tu entres sous mon toit,
mais dis seulement une parole
et mon serviteur sera guéri.
Moi-même qui suis soumis à une autorité,
j’ai des soldats sous mes ordres ;
à l’un, je dis : ‘Va’, et il va ;
à un autre : ‘Viens’, et il vient,
et à mon esclave : ‘Fais ceci’, et il le fait.”
À ces mots, Jésus fut dans l’admiration
et dit à ceux qui le suivaient :
“Amen, je vous le déclare,
chez personne en Israël, je n’ai trouvé une telle foi.
Aussi je vous le dis :
Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident
et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob
au festin du royaume des Cieux,
mais les fils du Royaume seront jetés
dans les ténèbres du dehors ;
là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.”
Et Jésus dit au centurion :
“Rentre chez toi,
que tout se passe pour toi selon ta foi.”
Et, à l’heure même, le serviteur fut guéri.
Comme Jésus entrait chez Pierre, dans sa maison,
il vit sa belle-mère couchée avec de la fièvre.
Il lui toucha la main,
et la fièvre la quitta.
Elle se leva,
et elle le servait.
Le soir venu, on présenta à Jésus beaucoup de possédés.
D’une parole, il expulsa les esprits
et, tous ceux qui étaient atteints d’un mal, il les guérit,
pour que soit accomplie
la parole prononcée par le prophète Isaïe :
‘Il a pris nos souffrances, il a porté nos maladies’.
— Acclamons la Parole de Dieu.
Livre de la Genèse (Gn 17, 1. 9-10. 15-22)
Lorsque Abraham eut atteint 99 ans,
le Seigneur lui apparut et lui dit :
“Je suis le Dieu-Puissant ;
marche en ma présence et sois parfait.”
Dieu dit à Abraham :
“Toi, tu observeras mon alliance,
toi et ta descendance après toi,
de génération en génération.
Et voici l’alliance qui sera observée entre moi et vous,
c’est-à-dire toi et ta descendance après toi :
tous vos enfants mâles seront circoncis.”
Dieu dit encore à Abraham :
“Saraï, ta femme, tu ne l’appelleras plus du nom de Saraï ;
désormais son nom est Sara (c’est-à-dire : Princesse).
Je la bénirai : d’elle aussi je te donnerai un fils ;
oui, je la bénirai, elle sera à l’origine de nations,
d’elle proviendront les rois de plusieurs peuples.”
Abraham tomba face contre terre.
Il se mit à rire car il se disait :
“Un homme de cent ans va-t-il avoir un fils,
et Sara va-t-elle enfanter à 90 ans ?”
Et il dit à Dieu :
“Accorde- moi seulement qu’Ismaël vive sous ton regard !”
Mais Dieu reprit :
“Oui, vraiment, ta femme Sara va t’enfanter un fils,
tu lui donneras le nom d’Isaac.
J’établirai mon alliance avec lui,
comme une alliance éternelle avec sa descendance après lui.
Au sujet d’Ismaël, je t’ai bien entendu :
je le bénis, je le ferai fructifier
et se multiplier à l’infini ;
il engendrera douze princes,
et je ferai de lui une grande nation.
Quant à mon alliance, c’est avec Isaac que je l’établirai,
avec l’enfant que Sara va te donner
l’an prochain à pareille époque.”
Lorsque Dieu eut fini de parler avec Abraham,
il s’éleva loin de lui.
— Parole du Seigneur.
Ps 127 (128), 1-2. 3. 4-5
Heureux qui craint le Seigneur
et marche selon ses voies !
Tu te nourriras du travail de tes mains :
Heureux es-tu ! À toi, le bonheur !
Ta femme sera dans ta maison
comme une vigne généreuse,
et tes fils, autour de la table,
comme des plants d’olivier.
Voilà comment sera béni
l’homme qui craint le Seigneur.
De Sion, que le Seigneur te bénisse !
Tu verras le bonheur de Jérusalem tous les jours de ta vie.
Alléluia. Alléluia.
Le Christ a pris nos souffrances,
il a porté nos maladies.
Alléluia.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 8, 1-4)
Lorsque Jésus descendit de la montagne,
des foules nombreuses le suivirent.
Et voici qu’un lépreux s’approcha,
se prosterna devant lui et dit :
“Seigneur, si tu le veux,
tu peux me purifier.”
Jésus étendit la main,
le toucha et lui dit :
“Je le veux, sois purifié.”
Et aussitôt il fut purifié de sa lèpre.
Jésus lui dit :
“Attention, ne dis rien à personne,
mais va te montrer au prêtre.
Et donne l’offrande que Moïse a prescrite :
ce sera pour les gens un témoignage.”
— Acclamons la Parole de Dieu.
Livre de la Genèse (Gn 15, 1-12. 17-18a)
En ces jours-là,
la parole du Seigneur fut adressée à Abram dans une vision :
“Ne crains pas, Abram !
Je suis un bouclier pour toi.
Ta récompense sera très grande.”
Abram répondit :
“Mon Seigneur Dieu, que pourrais-tu donc me donner ?
Je m’en vais sans enfant,
et l’héritier de ma maison, c’est Élièzer de Damas.”
Abram dit encore :
“Tu ne m’as pas donné de descendance,
et c’est un de mes serviteurs qui sera mon héritier.”
Alors cette parole du Seigneur fut adressée à Abram :
“Ce n’est pas lui qui sera ton héritier,
mais quelqu’un de ton sang.”
Puis il le fit sortir et lui dit :
“Regarde le ciel,
et compte les étoiles, si tu le peux…”
Et il déclara :
“Telle sera ta descendance !”
Abram eut foi dans le Seigneur
et le Seigneur estima qu’il était juste.
Puis il dit :
“Je suis le Seigneur,
qui t’ai fait sortir d’Our en Chaldée
pour te donner ce pays en héritage.”
Abram répondit :
“Seigneur mon Dieu, comment vais-je savoir
que je l’ai en héritage ?”
Le Seigneur lui dit :
“Prends-moi une génisse de trois ans,
une chèvre de trois ans,
un bélier de trois ans,
une tourterelle et une jeune colombe.”
Abram prit tous ces animaux,
les partagea en deux,
et plaça chaque moitié en face de l’autre ;
mais il ne partagea pas les oiseaux.
Comme les rapaces descendaient sur les cadavres,
Abram les chassa.
Au coucher du soleil,
un sommeil mystérieux tomba sur Abram,
une sombre et profonde frayeur tomba sur lui.
Après le coucher du soleil, il y eut des ténèbres épaisses.
Alors un brasier fumant et une torche enflammée
passèrent entre les morceaux d’animaux.
Ce jour-là, le Seigneur conclut une alliance avec Abram
en ces termes :
“À ta descendance
je donne le pays que voici,
depuis le Torrent d'Égypte
jusqu'au Grand Fleuve, l'Euphrate.”
— Parole du Seigneur.
Ps 104 (105), 1-2. 3-4. 6-7. 8-9
Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom,
annoncez parmi les peuples ses hauts faits ;
chantez et jouez pour lui,
redites sans fin ses merveilles.
Glorifiez-vous de son nom très saint :
joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !
Cherchez le Seigneur et sa puissance,
recherchez sans trêve sa face.
Vous, la race d’Abraham son serviteur,
les fils de Jacob, qu’il a choisis,
le Seigneur, c’est lui notre Dieu :
ses jugements font loi pour l’univers.
Il s’est toujours souvenu de son alliance,
parole édictée pour mille générations :
promesse faite à Abraham,
garantie par serment à Isaac.
Alléluia. Alléluia.
Demeurez en moi, comme moi en vous, dit le Seigneur ;
celui qui demeure en moi porte beaucoup de fruit.
Alléluia.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 7, 15-20)
En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
“Méfiez-vous des faux prophètes
qui viennent à vous déguisés en brebis,
alors qu’au-dedans ce sont des loups voraces.
C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez.
Va-t-on cueillir du raisin sur des épines,
ou des figues sur des chardons ?
C’est ainsi que tout arbre bon donne de beaux fruits,
et que l’arbre qui pourrit donne des fruits mauvais.
Un arbre bon ne peut pas donner des fruits mauvais,
ni un arbre qui pourrit donner de beaux fruits.
Tout arbre qui ne donne pas de beaux fruits
est coupé et jeté au feu.
Donc, c’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez.”
— Acclamons la Parole de Dieu.
“Que votre amour sois sans hypocrisie. Fuyez le mal en horreur, attachez-vous fortement au bien” (Rm 12,9). Message de la Conférence Épiscopale de Madagascar, aux fidèles chrétiens catholiques, aux responsables et dirigeants de la nation, aux jeunes Malgaches sans distinction, à tous nos compatriotes, et à toutes les personnes de bonne volonté.
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Le Père Innocent Bizimana, Provincial des Salésiens de Don Bosco de Madagascar et de l'Île Maurice, nous présente, au nom de toute la Famille Salésienne de la Province, les vœux de bonheur en cette Solennité de la Nativité du Seigneur.
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Le court métrage "Zatti, notre frère" (Argentina, 2020) se concentre sur l’un des épisodes les plus difficiles de sa vie. Nous sommes à Viedma, en 1941: à 60 ans, Zatti est contraint de quitter l’hôpital qu’il a fréquenté pendant des décennies. Sa foi et sa force sont mises à l’épreuve.
Lire la suite...© 2026 Radio Don Bosco