Livre du prophète Isaïe (Is 22, 19-23)
Parole du Seigneur adressé à Shebna le gouverneur :
“Je vais te chasser de ton poste,
t’expulser de ta place.
Et, ce jour-là, j’appellerai mon serviteur,
Éliakim, fils d’Helcias.
Je le revêtirai de ta tunique,
je le ceindrai de ton écharpe,
je lui remettrai tes pouvoirs :
il sera un père pour les habitants de Jérusalem
et pour la maison de Juda.
Je mettrai sur son épaule la clef de la maison de David :
s’il ouvre, personne ne fermera ;
s’il ferme, personne n’ouvrira.
Je le planterai comme une cheville
dans un endroit solide ;
il sera un trône de gloire
pour la maison de son père.”
— Parole du Seigneur.
Ps 137 (138), 1-2a. 2bc-3. 6. 8bc
De tout mon cœur, Seigneur, je te rends grâce :
tu as entendu les paroles de ma bouche.
Je te chante en présence des anges,
vers ton temple sacré, je me prosterne.
Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité,
car tu élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole.
Le jour où tu répondis à mon appel,
tu fis grandir en mon âme la force.
Si haut que soit le Seigneur, il voit le plus humble ;
de loin, il reconnaît l’orgueilleux.
Seigneur, éternel est ton amour :
n’arrête pas l’œuvre de tes mains.
Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains (Rm 11, 33-36)
Quelle profondeur dans la richesse,
la sagesse et la connaissance de Dieu !
Ses décisions sont insondables,
ses chemins sont impénétrables !
Qui a connu la pensée du Seigneur ?
Qui a été son conseiller ?
Qui lui a donné en premier,
et mériterait de recevoir en retour ?
Car tout est de lui,
et par lui, et pour lui.
À lui la gloire pour l’éternité !
Amen.
— Parole du Seigneur.
Alléluia. Alléluia.
Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle.
Alléluia.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 16, 13-20)
En ce temps-là,
Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe,
demandait à ses disciples :
“Au dire des gens,
qui est le Fils de l’homme ?”
Ils répondirent :
“Pour les uns, Jean le Baptiste ;
pour d’autres, Élie ;
pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes.”
Jésus leur demanda :
“Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ?”
Alors Simon-Pierre prit la parole et dit :
“Tu es le Christ,
le Fils du Dieu vivant !”
Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit :
“Heureux es-tu, Simon fils de Yonas :
ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela,
mais mon Père qui est aux cieux.
Et moi, je te le déclare :
Tu es Pierre,
et sur cette pierre je bâtirai mon Église ;
et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle.
Je te donnerai les clés du royaume des Cieux :
tout ce que tu auras lié sur la terre
sera lié dans les cieux,
et tout ce que tu auras délié sur la terre
sera délié dans les cieux.”
Alors, il ordonna aux disciples
de ne dire à personne que c’était lui le Christ.
— Acclamons la Parole de Dieu.
Livre de Ruth (Rt 2, 1-3. 8-11 ; 4, 13-17)
Noémi avait un parent du côté de son mari Élimélek ;
c’était un riche propriétaire du même clan ;
il s’appelait Booz.
Ruth la Moabite dit à Noémi :
“Laisse-moi aller glaner dans les champs,
derrière celui aux yeux de qui je trouverai grâce.”
Elle lui répondit :
“Va, ma fille.”
Ruth partit donc glaner dans les champs
derrière les moissonneurs.
Elle se trouva par bonheur dans la parcelle d’un champ
appartenant à Booz, du clan d’Élimélek.
Booz dit à Ruth :
“Tu m’entends bien, n’est-ce pas, ma fille ?
Ne va pas glaner dans un autre champ.
Ne t’éloigne pas de celui-ci,
mais attache-toi aux pas de mes servantes.
Regarde dans quel champ on moissonne, et suis-les.
N’ai-je pas interdit aux serviteurs de te molester ?
Si tu as soif, va boire aux cruches
ce que les serviteurs auront puisé.”
Alors Ruth se prosterna face contre terre et lui dit :
“Pourquoi ai-je trouvé grâce à tes yeux,
pourquoi t’intéresser à moi, moi qui suis une étrangère ?”
Booz lui répondit :
“On m’a dit et répété
tout ce que tu as fait pour ta belle-mère
après la mort de ton mari,
comment tu as quitté ton père, ta mère
et le pays de ta parenté,
pour te rendre chez un peuple
que tu n’avais jamais connu de ta vie.”
Booz prit Ruth comme épouse,
elle devint sa femme et il s’unit à elle.
Le Seigneur lui accorda de concevoir,
et elle enfanta un fils.
Les femmes de Bethléem dirent à Noémi :
“Béni soit le Seigneur
qui aujourd’hui ne t’a pas laissée
sans quelqu’un pour te racheter !
Que son nom soit célébré en Israël !
Cet enfant te fera revivre,
il sera l’appui de ta vieillesse :
il est né de ta belle-fille qui t’aime,
et qui vaut mieux pour toi que sept fils.”
Noémi prit l’enfant, le mit sur son sein,
et se chargea de l’élever.
Les voisines lui donnèrent son nom.
Elles disaient :
“Il est né un fils à Noémi.”
Et elles le nommèrent Obed.
Ce fut le père de Jessé, qui fut le père de David.
— Parole du Seigneur.
Ps 127 (128), 1-2. 3. 4-5
Heureux qui craint le Seigneur
et marche selon ses voies !
Tu te nourriras du travail de tes mains :
Heureux es-tu ! À toi, le bonheur !
Ta femme sera dans ta maison
comme une vigne généreuse,
et tes fils, autour de la table,
comme des plants d’olivier.
Voilà comment sera béni
l’homme qui craint le Seigneur.
De Sion, que le Seigneur te bénisse !
Tu verras le bonheur de Jérusalem tous les jours de ta vie.
Alléluia. Alléluia.
Vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux ; vous n’avez qu’un seul maître, le Christ.
Alléluia.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 23, 1-12)
En ce temps-là,
Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples,
et il déclara :
“Les scribes et les pharisiens enseignent
dans la chaire de Moïse.
Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire,
faites-le et observez-le.
Mais n’agissez pas d’après leurs actes,
car ils disent et ne font pas.
Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter,
et ils en chargent les épaules des gens ;
mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt.
Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens :
ils élargissent leurs phylactères
et rallongent leurs franges ;
ils aiment les places d’honneur dans les dîners,
les sièges d’honneur dans les synagogues
et les salutations sur les places publiques ;
ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi.
Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi,
car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner,
et vous êtes tous frères.
Ne donnez à personne sur terre le nom de père,
car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux.
Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres,
car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ.
Le plus grand parmi vous sera votre serviteur.Qui s’élèvera sera abaissé,
qui s’abaissera sera élevé.”
— Acclamons la Parole de Dieu.
Livre de Ruth (Rt 1, 1. 3-6. 14b-16. 22)
À l’époque où gouvernaient les Juges,
il y eut une famine dans le pays.
Un homme de Bethléem de Juda
émigra avec sa femme et ses deux fils
pour s’établir dans la région appelée Champs-de-Moab.
Élimélek, le mari de Noémi, mourut,
et Noémi resta seule avec ses deux fils.
Ceux-ci épousèrent deux Moabites ;
l’une s’appelait Orpa (c’est-à-dire : Volte-face)
et l’autre, Ruth (c’est-à-dire : Compagne).
Ils demeurèrent là une dizaine d’années.
Mahlone et Kilyone moururent à leur tour,
et Noémi resta privée de ses deux fils et de son mari.
Alors, avec ses belles-filles,
elle se prépara à quitter les Champs-de-Moab
et à retourner chez elle,
car elle avait appris que le Seigneur avait visité son peuple
et lui donnait du pain.
En cours de route, Orpa embrassa sa belle-mère et la quitta,
mais Ruth restait attachée à ses pas.
Noémi lui dit :
“Tu vois, ta belle-sœur est retournée
vers son peuple et vers ses dieux.
Retourne, toi aussi, comme ta belle-sœur.”
Ruth lui répondit :
“Ne me force pas à t’abandonner et à m’éloigner de toi,
car où tu iras, j’irai ;
où tu t’arrêteras, je m’arrêterai ;
ton peuple sera mon peuple,
et ton Dieu sera mon Dieu.”
Noémi revint donc des Champs-de-Moab
avec sa belle-fille, Ruth la Moabite.
Elles arrivèrent à Bethléem au début de la moisson de l’orge.
— Parole du Seigneur.
Ps 145 (146), 5-6ab. 6c-7. 8-9a. 9bc-10
Heureux qui s’appuie sur le Dieu de Jacob,
qui met son espoir dans le Seigneur son Dieu,
lui qui a fait le ciel et la terre
et la mer et tout ce qu’ils renferment !
Il garde à jamais sa fidélité,
il fait justice aux opprimés ;
aux affamés, il donne le pain ;
le Seigneur délie les enchaînés.
Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles,
le Seigneur redresse les accablés,
le Seigneur aime les justes,
le Seigneur protège l’étranger.
Il soutient la veuve et l’orphelin,
il égare les pas du méchant.
D’âge en âge, le Seigneur régnera :
ton Dieu, ô Sion, pour toujours !
Alléluia. Alléluia.
Fais-moi connaître ta route, mon Dieu ; dirige-moi par ta vérité.
Alléluia.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 22, 34-40)
En ce temps-là,
Les pharisiens,
apprenant que Jésus avait fermé la bouche aux sadducéens,
se réunirent,
et l’un d’entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus
pour le mettre à l’épreuve :
“Maître, dans la Loi,
quel est le grand commandement ?”
Jésus lui répondit :
“Tu aimeras le Seigneur ton Dieu
de tout ton cœur,
de toute ton âme et de tout ton esprit.
Voilà le grand, le premier commandement.
Et le second lui est semblable :
Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
De ces deux commandements dépend toute la Loi,
ainsi que les Prophètes.”
— Acclamons la Parole de Dieu.
Livre des Juges (Jg 11, 29-39a)
En ces jours-là,
Jephté était un vaillant guerrier.
L’esprit du Seigneur s’empara de lui,
et il traversa les pays de Galaad et Manassé,
et Mispa de Galaad.
De là il passa la frontière des fils d’Ammone.
Jephté fit alors ce vœu au Seigneur :
“Si tu livres les fils d’Ammone entre mes mains,
la première personne qui sortira de ma maison
pour venir à ma rencontre quand je reviendrai victorieux
appartiendra au Seigneur,
et je l’offrirai en sacrifice d’holocauste.”
Jephté passa chez les fils d’Ammone pour les attaquer,
et le Seigneur les livra entre ses mains.
Il les battit depuis Aroër jusqu’à proximité de Minnith
et jusqu’à Abel-Keramim,
soit le territoire de vingt villes.
Ce fut une très grande défaite,
et les fils d’Ammone durent se soumettre aux fils d’Israël.
Lorsque Jephté revint à Mispa,
comme il arrivait à sa maison,
voici que sa fille sortit à sa rencontre
en dansant au son des tambourins.
C’était son unique enfant ;
en dehors d’elle, il n’avait ni fils ni fille.
Dès qu’il l’aperçut, il déchira ses vêtements et s’écria :
“Hélas, ma fille, tu m’accables !
C’est toi qui fais mon malheur !
J’ai parlé trop vite devant le Seigneur,
et je ne peux pas reprendre ma parole.”
Elle lui répondit :
“Mon père, tu as parlé trop vite devant le Seigneur,
traite-moi donc selon ta parole,
puisque maintenant le Seigneur t’a vengé
de tes ennemis, les fils d’Ammone.”
Et elle ajouta :
“Je ne te demande qu’une chose :
laisse-moi un répit de deux mois.
J’irai dans les montagnes
pour pleurer ma virginité avec mes amies.”
Il lui dit :
“Va !”
Et il la laissa partir pour deux mois.
Elle s’en alla donc, avec ses amies, dans la montagne,
et pleura sa virginité.
Les deux mois écoulés, elle revint vers son père,
et il accomplit à son égard le vœu qu’il avait prononcé.
— Parole du Seigneur.
Ps 39 (40), 5. 7-8a. 8b-9. 10
Heureux est l’homme
qui met sa foi dans le Seigneur
et ne va pas du côté des violents,
dans le parti des traîtres.
Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice,
tu as ouvert mes oreilles ;
tu ne demandais ni holocauste ni victime,
alors j’ai dit : “Voici, je viens.
“Dans le livre, est écrit pour moi
ce que tu veux que je fasse.
Mon Dieu, voilà ce que j’aime :
ta loi me tient aux entrailles.”
J’annonce la justice
dans la grande assemblée ;
vois, je ne retiens pas mes lèvres,
Seigneur, tu le sais.
Alléluia. Alléluia.
Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur, mais écoutez la voix du Seigneur.
Alléluia.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 22, 1-14)
En ce temps-là,
Jésus se mit de nouveau à parler
aux grands prêtres et aux anciens du peuple,
et il leur dit en paraboles :
“Le royaume des Cieux est comparable
à un roi qui célébra les noces de son fils.
Il envoya ses serviteurs appeler à la noce les invités,
mais ceux-ci ne voulaient pas venir.
Il envoya encore d’autres serviteurs dire aux invités :
‘Voilà : j’ai préparé mon banquet,
mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ;
tout est prêt : venez à la noce.’
Mais ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent,
l’un à son champ, l’autre à son commerce ;
les autres empoignèrent les serviteurs,
les maltraitèrent et les tuèrent.
Le roi se mit en colère,
il envoya ses troupes,
fit périr les meurtriers
et incendia leur ville.
Alors il dit à ses serviteurs :
‘Le repas de noce est prêt,
mais les invités n’en étaient pas dignes.
Allez donc aux croisées des chemins :
tous ceux que vous trouverez,
invitez-les à la noce.’
Les serviteurs allèrent sur les chemins,
rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent,
les mauvais comme les bons,
et la salle de noce fut remplie de convives.Le roi entra pour examiner les convives,
et là il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce.
Il lui dit :
‘Mon ami, comment es-tu entré ici,
sans avoir le vêtement de noce ?’
L’autre garda le silence.
Alors le roi dit aux serviteurs :
‘Jetez-le, pieds et poings liés,
dans les ténèbres du dehors ;
là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.’Car beaucoup sont appelés,
mais peu sont élus.”
— Acclamons la Parole de Dieu.
Livre des Juges (Jg 9, 6-15)
En ces jours-là,
tous les notables de Sichem et ceux de la maison du Terre-Plein
se réunirent et vinrent proclamer roi Abimélek,
près du chêne de la Pierre-Dressée qui est à Sichem.
On l’annonça à Yotam.
Celui-ci vint se poster sur le sommet du mont Garizim
et il cria de toutes ses forces :
“Écoutez-moi, notables de Sichem,
et Dieu vous écoutera !
Un jour, les arbres se mirent en campagne
pour se donner un roi et le consacrer par l’onction.
Ils dirent à l’olivier :‘Sois notre roi !’
L’olivier leur répondit :
‘Faudra-t-il que je renonce à mon huile,
qui sert à honorer Dieu et les hommes,
pour aller me balancer au-dessus des autres arbres ?’Alors les arbres dirent au figuier :
‘Viens, toi, sois notre roi !’
Le figuier leur répondit :
‘Faudra-t-il que je renonce
à la douceur et à la saveur de mes fruits,
pour aller me balancer au-dessus des autres arbres ?’Les arbres dirent alors à la vigne :
‘Viens, toi, sois notre roi !’
La vigne leur répondit :
‘Faudra-t-il que je renonce à mon vin,
qui réjouit Dieu et les hommes,
pour aller me balancer au-dessus des autres arbres ?’Alors tous les arbres dirent au buisson d’épines :
‘Viens, toi, sois notre roi !’
Et le buisson d’épines répondit aux arbres :
‘Si c’est de bonne foi
que vous me consacrez par l’onction
pour être votre roi,
venez vous abriter sous mon ombre ;
sinon, qu’un feu sorte du buisson d’épines
et dévore jusqu’aux cèdres du Liban !’”
— Parole du Seigneur
Ps 20 (21), 2-3. 4-5. 6-7
Seigneur, le roi se réjouit de ta force ;
quelle allégresse lui donne ta victoire !
Tu as répondu au désir de son cœur,
tu n’as pas rejeté le souhait de ses lèvres.
Tu lui destines bénédictions et bienfaits,
tu mets sur sa tête une couronne d’or.
La vie qu’il t’a demandée, tu la lui donnes,
de longs jours, des années sans fin.
Par ta victoire, grandit son éclat :
tu le revêts de splendeur et de gloire.
Tu mets en lui ta bénédiction pour toujours :
ta présence l’emplit de joie !
Alléluia. Alléluia.
Elle est vivante, la parole de Dieu ; elle juge des intentions et des pensées du cœur.
Alléluia.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 20, 1-16)
En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples cette parabole :
“Le royaume des Cieux est comparable
au maître d’un domaine qui sortit dès le matin
afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne.
Il se mit d’accord avec eux
sur le salaire de la journée : un denier,
c’est-à-dire une pièce d’argent,
et il les envoya à sa vigne.
Sorti vers neuf heures,
il en vit d’autres qui étaient là, sur la place, sans rien faire.
Et à ceux-là, il dit :‘Allez à ma vigne, vous aussi,
et je vous donnerai ce qui est juste.’Ils y allèrent.
Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures,
et fit de même.
Vers cinq heures, il sortit encore,
en trouva d’autres qui étaient là et leur dit :‘Pourquoi êtes-vous restés là,
toute la journée, sans rien faire ?’Ils lui répondirent :
‘Parce que personne ne nous a embauchés.’
Il leur dit :
‘Allez à ma vigne, vous aussi.’
Le soir venu,
le maître de la vigne dit à son intendant :‘Appelle les ouvriers et distribue le salaire,
en commençant par les derniers
pour finir par les premiers.’Ceux qui avaient commencé à cinq heures s’avancèrent
et reçurent chacun une pièce d’un denier.
Quand vint le tour des premiers,
ils pensaient recevoir davantage,
mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d’un denier.
En la recevant,
ils récriminaient contre le maître du domaine :‘Ceux-là, les derniers venus, n’ont fait qu’une heure,
et tu les traites à l’égal de nous,
qui avons enduré le poids du jour et de la chaleur !’Mais le maître répondit à l’un d’entre eux :
‘Mon ami, je ne suis pas injuste envers toi.
N’as-tu pas été d’accord avec moi pour un denier ?
Prends ce qui te revient, et va-t’en.
Je veux donner au dernier venu autant qu’à toi :
n’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mes biens ?
Ou alors ton regard est-il mauvais
parce que moi, je suis bon ?’C’est ainsi que les derniers seront premiers,
et les premiers seront derniers.”
— Acclamons la Parole de Dieu.
Livre des Juges (Jg 6, 11-24a)
En ces jours-là,
l’ange du Seigneur vint s’asseoir sous le térébinthe d’Ofra,
qui appartenait à Joas, de la famille d’Abièzer.
Gédéon, son fils, battait le blé dans le pressoir,
pour le soustraire au pillage des Madianites.
L’ange du Seigneur lui apparut et lui dit :
“Le Seigneur est avec toi, vaillant guerrier !”
Gédéon lui répondit :
“Pardon, mon Seigneur ! Si le Seigneur est avec nous,
pourquoi tout ceci nous est-il arrivé ?
Que sont devenus tous ces prodiges
que nous ont racontés nos pères ?
Ils nous disaient :
‘Est-ce que le Seigneur
ne nous a pas fait monter d’Égypte ?’
Mais aujourd’hui le Seigneur nous a abandonnés,
en nous livrant au pouvoir de Madiane…”
Alors le Seigneur regarda Gédéon et lui dit :
“Avec la force qui est en toi,
va sauver Israël du pouvoir de Madiane.
N’est-ce pas moi qui t’envoie ?”
Gédéon reprit :
“Pardon, mon Seigneur ! Comment sauverais-je Israël ?
Mon clan est le plus faible dans la tribu de Manassé,
et moi je suis le plus petit dans la maison de mon père !”
Le Seigneur lui répondit :
“Je serai avec toi,
et tu battras les Madianites
comme s’ils n’étaient qu’un seul homme.”
Gédéon lui dit :
“Si j’ai trouvé grâce à tes yeux,
donne-moi un signe que c’est bien toi qui me parles.
Ne t’éloigne pas d’ici
avant que je revienne vers toi.
Je vais chercher mon offrande
et je la placerai devant toi.”
Le Seigneur répondit :
“Je resterai jusqu’à ton retour.”
Gédéon s’en alla, il prépara un chevreau,
et avec une mesure de farine il fit des pains sans levain.
Il mit la viande dans une corbeille, et le jus dans un pot,
puis il apporta tout cela sous le térébinthe et le lui présenta.
L’ange de Dieu lui dit :
“Prends la viande et les pains sans levain,
pose-les sur ce rocher et répands le jus.”
Gédéon obéit.
Alors l’ange du Seigneur
étendit le bâton qu’il tenait à la main,
et il toucha la viande et les pains sans levain.
Le feu jaillit de la roche,
consuma la viande et les pains sans levain,
et l’ange du Seigneur disparut.
Alors Gédéon comprit que c’était l’ange du Seigneur,
et il dit :
“Malheur à moi, Seigneur mon Dieu !
Pourquoi donc ai-je vu l’ange du Seigneur face à face ?”
Le Seigneur lui répondit :
“Que la paix soit avec toi !
Sois sans crainte ; tu ne mourras pas.”
À cet endroit, Gédéon bâtit un autel au Seigneur
sous le vocable de Seigneur-de-la-paix.
— Parole du Seigneur.
Ps 84 (85), 9. 11-12. 13-14
J’écoute : que dira le Seigneur Dieu ?
Ce qu’il dit, c’est la paix
pour son peuple et ses fidèles ;
qu’ils ne reviennent jamais à leur folie !
Amour et vérité se rencontrent,
justice et paix s’embrassent ;
la vérité germera de la terre
et du ciel se penchera la justice.
Le Seigneur donnera ses bienfaits,
et notre terre donnera son fruit.
La justice marchera devant lui,
et ses pas traceront le chemin.
Alléluia. Alléluia.
Jésus-Christ s’est fait pauvre, lui qui était riche, pour que vous deveniez riches par sa pauvreté.
Alléluia.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 19, 23-30)
En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
“Amen, je vous le dis :
un riche entrera difficilement dans le royaume des Cieux.
Je vous le répète :
il est plus facile à un chameau
de passer par un trou d’aiguille
qu’à un riche d’entrer dans le royaume des Cieux.”
Entendant ces paroles,
les disciples furent profondément déconcertés,
et ils disaient :
“Qui donc peut être sauvé ?”
Jésus posa sur eux son regard et dit :
“Pour les hommes, c’est impossible,
mais pour Dieu tout est possible.”
Alors Pierre prit la parole et dit à Jésus :
“Voici que nous avons tout quitté pour te suivre :
quelle sera donc notre part ?”
Jésus leur déclara :
“Amen, je vous le dis :
lors du renouvellement du monde,
lorsque le Fils de l’homme siégera sur son trône de gloire,
vous qui m’avez suivi,
vous siégerez vous aussi sur douze trônes
pour juger les douze tribus d’Israël.
Et celui qui aura quitté, à cause de mon nom,
des maisons, des frères, des sœurs,
un père, une mère, des enfants,
ou une terre,
recevra le centuple,
et il aura en héritage la vie éternelle.
Beaucoup de premiers seront derniers,
beaucoup de derniers seront premiers.”
— Acclamons la Parole de Dieu.
Livre des Juges (Jg 2, 11-19)
En ces jours-là,
les fils d’Israël firent ce qui est mal aux yeux du Seigneur,
et ils servirent les Baals.
Ils abandonnèrent le Seigneur, le Dieu de leurs pères,
qui les avait fait sortir du pays d’Égypte,
et ils suivirent d’autres dieux
parmi ceux des peuples d’alentour.
Ils se prosternèrent devant eux,
et ils irritèrent le Seigneur.
Ils abandonnèrent le Seigneur
pour servir Baal et Astarté.
Alors la colère du Seigneur s’enflamma contre Israël.
Il les livra aux mains des pillards,
les abandonna aux ennemis qui les entouraient,
et ils furent incapables de leur résister.
Dans toutes leurs expéditions,
la main du Seigneur était contre eux, pour leur malheur,
comme il le leur avait dit,
comme il en avait fait serment.
Ils furent dans une très grande détresse.
Alors le Seigneur suscita des juges
pour les sauver de la main des pillards.
Mais ils n’obéissaient pas non plus à leurs juges.
Ils se prostituèrent en suivant d’autres dieux,
ils se prosternèrent devant eux.
Ils ne tardèrent pas à se détourner
du chemin où leurs pères avaient marché
en obéissant aux commandements du Seigneur ;
ils n’agirent pas comme eux.
Lorsque le Seigneur suscitait pour eux un juge,
le Seigneur était avec le juge,
et il les sauvait de la main de leurs ennemis
aussi longtemps que le juge était en vie ;
car le Seigneur se laissait émouvoir
quand ils gémissaient
sous la violence de leurs oppresseurs.
Mais quand le juge était mort, ils recommençaient
et poussaient la corruption plus loin que leurs pères :
ils suivaient d’autres dieux,
les servaient et se prosternaient devant eux ;
ils ne renonçaient en rien à leurs pratiques
ni à leur conduite obstinée.
— Parole du Seigneur.
Ps 105 (106), 6. 35. 36-37. 39-40. 43ab. 44
Avec nos pères, nous avons péché,
nous avons failli et renié.
Ils vont se mêler aux païens,
ils apprennent leur manière d’agir.
Alors ils servent leurs idoles,
et pour eux c’était un piège :
ils offrent leurs fils et leurs filles
en sacrifice aux démons.
De telles pratiques les souillent ;
ils se prostituent par de telles actions.
Et le Seigneur prend feu contre son peuple :
ses héritiers lui font horreur.
Tant de fois délivrés par Dieu,
ils s’obstinent dans leur idée,
Et lui regarde leur détresse
quand il entend leurs cris.
Alléluia. Alléluia.
Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux !
Alléluia.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 19, 16-22)
En ce temps-là,
voici que quelqu’un s’approcha de Jésus et lui dit :
“Maître, que dois-je faire de bon
pour avoir la vie éternelle ?”
Jésus lui dit :
“Pourquoi m’interroges-tu sur ce qui est bon ?
Celui qui est bon, c’est Dieu, et lui seul !
Si tu veux entrer dans la vie,
observe les commandements.”
Il lui dit :
“Lesquels ?”
Jésus reprit :
“Tu ne commettras pas de meurtre.
Tu ne commettras pas d’adultère.
Tu ne commettras pas de vol.
Tu ne porteras pas de faux témoignage.
Honore ton père et ta mère.
Et aussi :
Tu aimeras ton prochain comme toi-même.”
Le jeune homme lui dit :
“Tout cela, je l’ai observé :
que me manque-t-il encore ?”
Jésus lui répondit :
“Si tu veux être parfait,
va, vends ce que tu possèdes,
donne-le aux pauvres,
et tu auras un trésor dans les cieux.
Puis viens, suis-moi.”
À ces mots, le jeune homme s’en alla tout triste,
car il avait de grands biens.
— Acclamons la Parole de Dieu.
Livre du prophète Isaïe (Is 56, 1. 6-7)
Ainsi parle le Seigneur :
Observez le droit,
pratiquez la justice,
car mon salut approche, il vient,
et ma justice va se révéler.
Les étrangers qui se sont attachés au Seigneur
pour l’honorer, pour aimer son nom,
pour devenir ses serviteurs,
tous ceux qui observent le sabbat sans le profaner
et tiennent ferme à mon alliance,
je les conduirai à ma montagne sainte,
je les comblerai de joie dans ma maison de prière,
leurs holocaustes et leurs sacrifices
seront agréés sur mon autel,
car ma maison s’appellera
“Maison de prière pour tous les peuples.”
— Parole du Seigneur.
Ps 66 (67), 2-3. 5. 7-8
Que Dieu nous prenne en grâce et nous bénisse,
que ton visage s’illumine pour nous ;
et ton chemin sera connu sur la terre,
ton salut, parmi toutes les nations.
Que les nations chantent leur joie,
car tu gouvernes le monde avec justice ;
tu gouvernes les peuples avec droiture,
sur la terre, tu conduis les nations.
La terre a donné son fruit ;
Dieu, notre Dieu, nous bénit.
Que Dieu nous bénisse,
et que la terre tout entière l’adore !
Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains (Rm 11, 13-15. 29-32)
Frères,
je vous le dis à vous, qui venez des nations païennes :
dans la mesure où je suis moi-même apôtre des nations,
j’honore mon ministère,
mais dans l’espoir de rendre jaloux mes frères selon la chair,
et d’en sauver quelques-uns.
Si en effet le monde a été réconcilié avec Dieu
quand ils ont été mis à l’écart,
qu’arrivera-t-il quand ils seront réintégrés ?
Ce sera la vie pour ceux qui étaient morts !
Les dons gratuits de Dieu et son appel sont sans repentance.
Jadis, en effet, vous avez refusé de croire en Dieu,
et maintenant, par suite de leur refus de croire,
vous avez obtenu miséricorde ;
de même, maintenant, ce sont eux qui ont refusé de croire,
par suite de la miséricorde que vous avez obtenue,
mais c’est pour qu’ils obtiennent miséricorde, eux aussi.
Dieu, en effet, a enfermé tous les hommes dans le refus de croire
pour faire à tous miséricorde.
— Parole du Seigneur.
Alléluia. Alléluia.
Jésus proclamait l’Évangile du Royaume, et guérissait toute maladie dans le peuple.
Alléluia.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 15, 21-28)
En ce temps-là,
partant de Génésareth,
Jésus se retira dans la région de Tyr et de Sidon.
Voici qu’une Cananéenne, venue de ces territoires, disait en criant :
“Prends pitié de moi, Seigneur, fils de David !
Ma fille est tourmentée par un démon.”
Mais il ne lui répondit pas un mot.
Les disciples s’approchèrent pour lui demander :
“Renvoie-la,
car elle nous poursuit de ses cris !”
Jésus répondit :
“Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël.”
Mais elle vint se prosterner devant lui en disant :
“Seigneur, viens à mon secours !”
Il répondit :
“Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants
et de le jeter aux petits chiens.”
Elle reprit :
“Oui, Seigneur ;
mais justement, les petits chiens mangent les miettes
qui tombent de la table de leurs maîtres.”
Jésus répondit :
“Femme, grande est ta foi,
que tout se passe pour toi comme tu le veux !”
Et, à l’heure même, sa fille fut guérie.
— Acclamons la Parole de Dieu.
Livre de Josué (Jos 24, 14-29)
En ces jours-là,
Josué avait réuni toutes les tribus d’Israël,
et il leur disait :
“Maintenant craignez le Seigneur ;
servez-le dans l’intégrité et la fidélité.
Écartez les dieux que vos pères ont servis
au-delà de l’Euphrate et en Égypte ;
servez le Seigneur.
S’il ne vous plaît pas de servir le Seigneur,
choisissez aujourd’hui qui vous voulez servir :
les dieux que vos pères servaient au-delà de l’Euphrate,
ou les dieux des Amorites dont vous habitez le pays.
Moi et les miens, nous voulons servir le Seigneur.”
Le peuple répondit :
“Plutôt mourir que d’abandonner le Seigneur
pour servir d’autres dieux !
C’est le Seigneur notre Dieu
qui nous a fait monter, nous et nos pères,
du pays d’Égypte, cette maison d’esclavage ;
c’est lui qui, sous nos yeux, a accompli tous ces signes
et nous a protégés tout le long du chemin que nous avons parcouru,
chez tous les peuples au milieu desquels nous sommes passés.
Et même le Seigneur a chassé devant nous tous ces peuples,
ainsi que les Amorites qui habitaient le pays.
Nous aussi, nous voulons servir le Seigneur,
car c’est lui notre Dieu.”
Alors Josué dit au peuple :
“Vous ne pouvez pas servir le Seigneur,
car il est un Dieu saint,
il est un Dieu jaloux,
qui ne pardonnera ni vos révoltes ni vos péchés.
Si vous abandonnez le Seigneur
pour servir les dieux étrangers,
il se retournera contre vous,
il vous fera du mal, il vous anéantira,
lui qui vous a fait tant de bien.”
Le peuple répondit à Josué :
“Mais si ! Nous voulons servir le Seigneur.”
Alors Josué dit au peuple :
“Vous en êtes les témoins contre vous-mêmes :
c’est vous qui avez choisi de servir le Seigneur.”
Ils répondirent :
“Nous en sommes témoins.”
Josué reprit :
“Alors, enlevez les dieux étrangers
qui sont au milieu de vous,
et tournez votre cœur vers le Seigneur,
le Dieu d’Israël.”
Le peuple répondit à Josué :
“C’est le Seigneur notre Dieu que nous voulons servir,
c’est à sa voix que nous voulons obéir.”
En ce jour-là, Josué conclut une Alliance pour le peuple.
C’est dans la ville de Sichem qu’il lui donna un statut et un droit.
Josué inscrivit tout cela dans le livre de la loi de Dieu.
Il prit une grande pierre et la dressa
sous le chêne qui était dans le sanctuaire du Seigneur.
Il dit à tout le peuple :
“Voici une pierre qui servira de témoin contre nous,
car elle a entendu toutes les paroles
que le Seigneur nous a dites ;
elle servira de témoin contre vous,
pour vous empêcher de renier votre Dieu.”
Puis Josué renvoya le peuple,
chacun dans la part de territoire qui était son héritage.
Après ces événements, Josué, fils de Noun, serviteur du Seigneur,
mourut à l’âge de cent dix ans.
— Parole du Seigneur.
Ps 15 (16), 1-2a. 5. 7-8. 11
Garde-moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge.
J’ai dit au Seigneur : “Tu es mon Dieu !
Seigneur, mon partage et ma coupe :
de toi dépend mon sort.”
Je bénis le Seigneur qui me conseille :
même la nuit mon cœur m’avertit.
Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ;
il est à ma droite : je suis inébranlable.
Tu m’apprends le chemin de la vie :
devant ta face, débordement de joie !
À ta droite, éternité de délices !
Alléluia. Alléluia.
Tu es béni, Père, Seigneur du ciel et de la terre, tu as révélé aux tout-petits les mystères du Royaume.
Alléluia.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 19, 13-15)
En ce temps-là,
on présenta des enfants à Jésus
pour qu’il leur impose les mains en priant.
Mais les disciples les écartèrent vivement.
Jésus leur dit :
“Laissez les enfants,
ne les empêchez pas de venir à moi,
car le royaume des Cieux est à ceux qui leur ressemblent.”
Il leur imposa les mains,
puis il partit de là.
— Acclamons la Parole de Dieu.
Livre de Josué (Jos 24, 1-13)
En ces jours-là,
Josué réunit toutes les tribus d’Israël à Sichem ;
puis il appela les anciens d’Israël,
avec les chefs, les juges et les scribes ;
ils se présentèrent devant Dieu.
Josué dit alors à tout le peuple :
“Ainsi parle le Seigneur, le Dieu d’Israël :
Vos ancêtres habitaient au-delà de l’Euphrate depuis toujours,
jusqu’à Tèrah, père d’Abraham et de Nahor,
et ils servaient d’autres dieux.
Alors j’ai pris votre père Abraham au-delà de l’Euphrate,
et je lui ai fait traverser toute la terre de Canaan ;
j’ai multiplié sa descendance, et je lui ai donné Isaac.
À Isaac, j’ai donné Jacob et Ésaü.
À Ésaü, j’ai donné en possession la montagne de Séïr.
Jacob et ses fils sont descendus en Égypte.J’ai envoyé ensuite Moïse et Aaron,
et j’ai frappé l’Égypte
par tout ce que j’ai accompli au milieu d’elle.
Ensuite, je vous en ai fait sortir.
Donc, j’ai fait sortir vos pères de l’Égypte,
et vous êtes arrivés à la mer ;
les Égyptiens poursuivaient vos pères
avec des chars et des guerriers
jusqu’à la mer des Roseaux.
Vos pères crièrent alors vers le Seigneur,
qui étendit un brouillard épais entre vous et les Égyptiens,
et fit revenir sur eux la mer, qui les recouvrit.
Vous avez vu de vos propres yeux ce que j’ai fait en Égypte,
puis vous avez séjourné longtemps dans le désert.Je vous ai introduits ensuite dans le pays des Amorites
qui habitaient au-delà du Jourdain.
Ils vous ont fait la guerre,
et je les ai livrés entre vos mains :
vous avez pris possession de leur pays,
car je les ai anéantis devant vous.
Puis Balaq, fils de Cippor, roi de Moab,
se leva pour faire la guerre à Israël,
et il envoya chercher Balaam, fils de Béor,
pour vous maudire.
Mais je n’ai pas voulu écouter Balaam :
il a même dû vous bénir,
et je vous ai sauvés de la main de Balaq.Ensuite, vous avez passé le Jourdain pour atteindre Jéricho ;
les chefs de Jéricho vous ont fait la guerre,
ainsi que de nombreux peuples,
mais je les ai livrés entre vos mains.
J’ai envoyé devant vous des frelons,
qui ont chassé les deux rois amorites ;
ce ne fut ni par ton épée ni par ton arc.
Je vous ai donné une terre qui ne vous a coûté aucune peine,
des villes dans lesquelles vous vous êtes installés
sans les avoir bâties,
des vignes et des oliveraies dont vous profitez aujourd’hui
sans les avoir plantées.”
— Parole du Seigneur.
Ps 135 (136), 1-3. 16-18. 21-22. 24
Rendez grâce au Seigneur : il est bon,
Rendez grâce au Dieu des dieux,
Rendez grâce au Seigneur des seigneurs,
Lui qui mena son peuple au désert,
qui frappa des princes fameux,
et fit périr des rois redoutables,
Pour donner leur pays en héritage,
en héritage à Israël, son serviteur,
il nous tira de la main des oppresseurs.
Alléluia. Alléluia.
Accueillez la parole de Dieu : pour ce qu’elle est réellement : non pas une parole d’hommes, mais la parole de Dieu.
Alléluia.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 19, 3-12)
En ce temps-là,
des pharisiens s’approchèrent de Jésus pour le mettre à l’épreuve ;
ils lui demandèrent :
“Est-il permis à un homme de renvoyer sa femme
pour n’importe quel motif ?”
Il répondit :
“N’avez-vous pas lu ceci ?
Dès le commencement, le Créateur les fit homme et femme ?
et dit :
‘À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère,
il s’attachera à sa femme,
et tous deux deviendront une seule chair.’
Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair.
Donc, ce que Dieu a uni,
que l’homme ne le sépare pas !”
Les pharisiens lui répliquent :
“Pourquoi donc Moïse a-t-il prescrit
la remise d’un acte de divorce avant la répudiation ?”
Jésus leur répond :
“C’est en raison de la dureté de votre cœur
que Moïse vous a permis de renvoyer vos femmes.
Mais au commencement, il n’en était pas ainsi.
Or je vous le dis :
si quelqu’un renvoie sa femme
– sauf en cas d’union illégitime –
et qu’il en épouse une autre,
il est adultère.”
Ses disciples lui disent :
“Si telle est la situation de l’homme
par rapport à sa femme,
mieux vaut ne pas se marier.”
Il leur répondit :
“Tous ne comprennent pas cette parole,
mais seulement ceux à qui cela est donné.
Il y a des gens qui ne se marient pas
car, de naissance, ils en sont incapables ;
il y en a qui ne peuvent pas se marier
car ils ont été mutilés par les hommes ;
il y en a qui ont choisi de ne pas se marier
à cause du royaume des Cieux.
Celui qui peut comprendre, qu’il comprenne !”
— Acclamons la Parole de Dieu.
Livre de Josué (Jos 3, 7-10a. 11. 13-17)
En ces jours-là,
le Seigneur dit à Josué :
“Aujourd’hui,
je vais commencer à te grandir devant tout Israël,
pour qu’il sache que je suis avec toi
comme j’ai été avec Moïse.
Toi, tu donneras cet ordre
aux prêtres qui portent l’arche d’Alliance :
‘Lorsque vous serez arrivés au bord du Jourdain,
vous vous arrêterez dans le lit du fleuve.’”
Josué dit ensuite aux fils d’Israël :
“Approchez, écoutez les paroles du Seigneur votre Dieu.
À ceci, vous reconnaîtrez que le Dieu vivant est au milieu de vous,
et qu’il vous mettra en possession du pays des Cananéens,
voici que l’arche de l’Alliance du Seigneur de toute la terre
va passer le Jourdain devant vous.
Aussitôt que les prêtres
qui portent l’arche du Seigneur de toute la terre
auront posé la plante de leurs pieds
dans les eaux du Jourdain,
les eaux qui sont en amont seront coupées,
et elles s’arrêteront en formant une seule masse.”
Quand le peuple leva le camp pour passer le Jourdain,
les prêtres portaient l’arche d’Alliance en tête du peuple.
Or, le Jourdain coule à pleins bords
pendant toute la saison des moissons.
Dès que les prêtres qui portaient l’arche
furent arrivés au Jourdain, et que leurs pieds touchèrent l’eau,
les eaux s’arrêtèrent en amont
et se dressèrent comme une seule masse
sur une grande distance,
à partir d’Adame, ville voisine de Sartane ;
et en aval, les eaux achevèrent de s’écouler
vers la mer de la Araba, la mer Morte.
Le peuple traversa à la hauteur de Jéricho.
Les prêtres qui portaient l’arche de l’Alliance du Seigneur
restèrent immobiles, sur la terre sèche, au milieu du Jourdain.
Alors tout Israël traversa à pied sec,
jusqu’à ce que toute la nation eût fini de passer le Jourdain.
— Parole du Seigneur.
Ps 113a (114), 1-2. 3-4. 5-6
Quand Israël sortit d’Égypte,
et Jacob, de chez un peuple étranger,
Juda fut pour Dieu un sanctuaire,
Israël devint son domaine.
La mer voit et s’enfuit,
le Jourdain retourne en arrière.
Comme des béliers, bondissent les montagnes,
et les collines, comme des agneaux.
Qu’as-tu, mer, à t’enfuir,
Jourdain, à retourner en arrière ?
Montagnes, pourquoi bondir comme des béliers,
collines, comme des agneaux ?
Alléluia. Alléluia.
Pour ton serviteur, que ton visage s’illumine : apprends-moi tes commandements.
Alléluia.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 18, 21 — 19, 1)
En ce temps-là,
Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander :
“Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi,
combien de fois dois-je lui pardonner ?
Jusqu’à sept fois ?”
Jésus lui répondit :
“Je ne te dis pas jusqu’à sept fois,
mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois.
Ainsi, le royaume des Cieux est comparable
à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
Il commençait,
quand on lui amena quelqu’un
qui lui devait dix mille talents
(c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent).
Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser,
le maître ordonna de le vendre,
avec sa femme, ses enfants et tous ses biens,
en remboursement de sa dette.
Alors, tombant à ses pieds,
le serviteur demeurait prosterné et disait :
‘Prends patience envers moi,
et je te rembourserai tout.’
Saisi de compassion, le maître de ce serviteur
le laissa partir et lui remit sa dette.Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons
qui lui devait cent pièces d’argent.
Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant :
‘Rembourse ta dette !’
Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait :
‘Prends patience envers moi,
et je te rembourserai.’
Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison
jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait.
Ses compagnons, voyant cela,
furent profondément attristés
et allèrent raconter à leur maître
tout ce qui s’était passé.
Alors celui-ci le fit appeler et lui dit :
‘Serviteur mauvais !
je t’avais remis toute cette dette
parce que tu m’avais supplié.
Ne devais-tu pas, à ton tour,
avoir pitié de ton compagnon,
comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?’
Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux
jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait.C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera,
si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur.”
Lorsque Jésus eut terminé ce discours,
il s’éloigna de la Galilée
et se rendit dans le territoire de la Judée,
au-delà du Jourdain.
— Acclamons la Parole de Dieu.
Livre du Deutéronome (Dt 34, 1-12)
En ces jours-là,
Moïse monta des steppes de Moab au mont Nébo,
sur un sommet qui est en face de Jéricho.
Le Seigneur lui fit voir tout le pays :
Galaad jusqu’à Dane,
tout Nephtali, le pays d’Éphraïm et de Manassé,
tout le pays de Juda jusqu’à la Méditerranée,
le Néguev, la région du Jourdain,
la vallée de Jéricho ville des Palmiers, jusqu’à Soar.
Le Seigneur lui dit :
“Ce pays que tu vois,
j’ai juré à Abraham, à Isaac et à Jacob
de le donner à leur descendance.
Je te le fais voir, mais tu n’y entreras pas.”
Moïse, le serviteur du Seigneur,
mourut là, au pays de Moab,
selon la parole du Seigneur.
On l’enterra dans la vallée qui est en face de Beth-Péor,
au pays de Moab.
Mais aujourd’hui encore,
personne ne sait où se trouve son tombeau.
Moïse avait cent vingt ans quand il mourut ;
sa vue n’avait pas baissé, sa vitalité n’avait pas diminué.
Les fils d’Israël pleurèrent Moïse dans les steppes de Moab,
pendant trente jours.
C’est alors que s’achevèrent les jours du deuil de Moïse.
Josué, fils de Noun, était rempli de l’esprit de sagesse,
parce que Moïse lui avait imposé les mains.
Les fils d’Israël lui obéirent,
ils firent ce que le Seigneur avait prescrit à Moïse.
Il ne s’est plus levé en Israël un prophète comme Moïse,
lui que le Seigneur rencontrait face à face.
Que de signes et de prodiges
le Seigneur l’avait envoyé accomplir en Égypte,
devant Pharaon, tous ses serviteurs et tout son pays !
Avec quelle main puissante, quel pouvoir redoutable,
Moïse avait agi aux yeux de tout Israël !
— Parole du Seigneur.
Ps 65 (66), 1-3a. 5. 8. 16-17
Acclamez Dieu, toute la terre ;
fêtez la gloire de son nom,
glorifiez-le en célébrant sa louange.
Dites à Dieu : “Que tes actions sont redoutables !”
Venez et voyez les hauts faits de Dieu,
ses exploits redoutables pour les fils des hommes.
Peuples, bénissez notre Dieu !
Faites retentir sa louange.
Venez, écoutez, vous tous qui craignez Dieu :
je vous dirai ce qu’il a fait pour mon âme ;
quand je poussai vers lui mon cri,
ma bouche faisait déjà son éloge.
Alléluia. Alléluia.
Dans le Christ, Dieu réconciliait le monde avec lui : il a mis dans notre bouche la parole de la réconciliation.
Alléluia.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 18, 15-20)
En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
“Si ton frère a commis un péché contre toi,
va lui faire des reproches seul à seul.
S’il t’écoute, tu as gagné ton frère.
S’il ne t’écoute pas,
prends en plus avec toi une ou deux personnes
afin que toute l’affaire soit réglée
sur la parole de deux ou trois témoins.
S’il refuse de les écouter,
dis-le à l’assemblée de l’Église ;
s’il refuse encore d’écouter l’Église,
considère-le comme un païen et un publicain.
Amen, je vous le dis :
tout ce que vous aurez lié sur la terre
sera lié dans le ciel,
et tout ce que vous aurez délié sur la terre
sera délié dans le ciel.Et pareillement, amen, je vous le dis,
si deux d’entre vous sur la terre
se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit,
ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux.
En effet, quand deux ou trois sont réunis en mon nom,
je suis là, au milieu d’eux.”
— Acclamons la Parole de Dieu.
“Que votre amour sois sans hypocrisie. Fuyez le mal en horreur, attachez-vous fortement au bien” (Rm 12,9). Message de la Conférence Épiscopale de Madagascar, aux fidèles chrétiens catholiques, aux responsables et dirigeants de la nation, aux jeunes Malgaches sans distinction, à tous nos compatriotes, et à toutes les personnes de bonne volonté.
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Le court métrage "Zatti, notre frère" (Argentina, 2020) se concentre sur l’un des épisodes les plus difficiles de sa vie. Nous sommes à Viedma, en 1941: à 60 ans, Zatti est contraint de quitter l’hôpital qu’il a fréquenté pendant des décennies. Sa foi et sa force sont mises à l’épreuve.
Lire la suite...© 2026 Radio Don Bosco