Première lecture

Livre du prophète Isaïe (Is 55, 10-11)

La pluie fait germer la terre.

Ainsi parle le Seigneur :

“La pluie et la neige qui descendent des cieux
n’y retournent pas sans avoir abreuvé la terre,
sans l’avoir fécondée et l’avoir fait germer,
donnant la semence au semeur
et le pain à celui qui doit manger ;
ainsi ma parole, qui sort de ma bouche,
ne me reviendra pas sans résultat,
sans avoir fait ce qui me plaît,
sans avoir accompli sa mission.”

— Parole du Seigneur.

Psaume

Ps 64 (65), 10abcd. 10e-11. 12-13. 14

Tu visites la terre et tu l’abreuves, Seigneur, tu bénis les semailles.

Tu visites la terre et tu l’abreuves,
tu la combles de richesses ;
les ruisseaux de Dieu regorgent d’eau,
tu prépares les moissons.

Ainsi, tu prépares la terre,
tu arroses les sillons ;
tu aplanis le sol, tu le détrempes sous les pluies,
tu bénis les semailles.

Tu couronnes une année de bienfaits,
sur ton passage, ruisselle l’abondance.
Au désert, les pâturages ruissellent,
les collines débordent d’allégresse.

Les herbages se parent de troupeaux
et les plaines se couvrent de blé.
Tout exulte et chante !

Deuxième lecture

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains (Rm 8, 18-23)

La création attend avec impatience la révélation des fils de Dieu.

Frères,
j’estime qu’il n’y a pas de commune mesure
entre les souffrances du temps présent
et la gloire qui va être révélée pour nous.
En effet la création attend avec impatience
la révélation des fils de Dieu.
Car la création a été soumise au pouvoir du néant,
non pas de son plein gré,
mais à cause de celui qui l’a livrée à ce pouvoir.
Pourtant, elle a gardé l’espérance
d’être, elle aussi, libérée de l’esclavage de la dégradation,
pour connaître la liberté
de la gloire donnée aux enfants de Dieu.
Nous le savons bien,
la création tout entière gémit,
elle passe par les douleurs d’un enfantement
qui dure encore.
Et elle n’est pas seule.
Nous aussi, en nous-mêmes, nous gémissons ;
nous avons commencé à recevoir l’Esprit Saint,
mais nous attendons notre adoption
et la rédemption de notre corps.

— Parole du Seigneur.

Évangile

Alléluia. Alléluia.

La semence est la parole de Dieu ; le semeur est le Christ ;
celui qui le trouve demeure pour toujours.

Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 13, 1-23)

Le semeur sortit pour semer.

Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison,
et il était assis au bord de la mer.
Auprès de lui se rassemblèrent des foules si grandes
qu’il monta dans une barque où il s’assit ;
toute la foule se tenait sur le rivage.
Il leur dit beaucoup de choses en paraboles :

“Voici que le semeur sortit pour semer.
Comme il semait,
des grains sont tombés au bord du chemin,
et les oiseaux sont venus tout manger.
D’autres sont tombés sur le sol pierreux,
où ils n’avaient pas beaucoup de terre ;
ils ont levé aussitôt,
parce que la terre était peu profonde.
Le soleil s’étant levé, ils ont brûlé
et, faute de racines, ils ont séché.
D’autres sont tombés dans les ronces ;
les ronces ont poussé et les ont étouffés.
D’autres sont tombés dans la bonne terre,
et ils ont donné du fruit
à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un.
Celui qui a des oreilles,
qu’il entende !”

Les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent :

“Pourquoi leur parles-tu en paraboles ?”

Il leur répondit :

“À vous il est donné de connaître
les mystères du royaume des Cieux,
mais ce n’est pas donné à ceux-là.
À celui qui a, on donnera,
et il sera dans l’abondance ;
à celui qui n’a pas,
on enlèvera même ce qu’il a.
Si je leur parle en paraboles,
c’est parce qu’ils regardent sans regarder,
et qu’ils écoutent sans écouter ni comprendre.
‘Ainsi s’accomplit pour eux la prophétie d’Isaïe :
Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas.
Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas.
Le cœur de ce peuple s’est alourdi :
ils sont devenus durs d’oreille,
ils se sont bouché les yeux,
de peur que leurs yeux ne voient,
que leurs oreilles n’entendent,
que leur cœur ne comprenne,
qu’ils ne se convertissent,
– et moi, je les guérirai.’
Mais vous, heureux vos yeux puisqu’ils voient,
et vos oreilles puisqu’elles entendent !
Amen, je vous le dis :
beaucoup de prophètes et de justes
ont désiré voir ce que vous voyez,
et ne l’ont pas vu,
entendre ce que vous entendez,
et ne l’ont pas entendu.

Vous donc, écoutez ce que veut dire la parabole du semeur.
Quand quelqu’un entend la parole du Royaume sans la comprendre,
le Mauvais survient
et s’empare de ce qui est semé dans son cœur :
celui-là, c’est le terrain ensemencé au bord du chemin.
Celui qui a reçu la semence sur un sol pierreux,
c’est celui qui entend la Parole
et la reçoit aussitôt avec joie ;
mais il n’a pas de racines en lui,
il est l’homme d’un moment :
quand vient la détresse ou la persécution à cause de la Parole,
il trébuche aussitôt.
Celui qui a reçu la semence dans les ronces,
c’est celui qui entend la Parole ;
mais le souci du monde et la séduction de la richesse
étouffent la Parole, qui ne donne pas de fruit.
Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre,
c’est celui qui entend la Parole et la comprend :
il porte du fruit
à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un.”

— Acclamons la Parole de Dieu.

Évangile

Alléluia. Alléluia.

La semence est la parole de Dieu ; le semeur est le Christ ;
celui qui le trouve demeure pour toujours.

Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 13, 1-9)

Le semeur sortit pour semer.

Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison,
et il était assis au bord de la mer.
Auprès de lui se rassemblèrent des foules si grandes
qu’il monta dans une barque où il s’assit ;
toute la foule se tenait sur le rivage.
Il leur dit beaucoup de choses en paraboles :

“Voici que le semeur sortit pour semer.
Comme il semait,
des grains sont tombés au bord du chemin,
et les oiseaux sont venus tout manger.
D’autres sont tombés sur le sol pierreux,
où ils n’avaient pas beaucoup de terre ;
ils ont levé aussitôt,
parce que la terre était peu profonde.
Le soleil s’étant levé, ils ont brûlé
et, faute de racines, ils ont séché.
D’autres sont tombés dans les ronces ;
les ronces ont poussé et les ont étouffés.
D’autres sont tombés dans la bonne terre,
et ils ont donné du fruit
à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un.
Celui qui a des oreilles,
qu’il entende !”

— Acclamons la Parole de Dieu.

Première lecture

Livre de la Genèse (Gn 49, 29-33 ; 50, 15-26a)

Dieu vous visitera et vous fera remonter de ce pays.

En ces jours-là,
Jacob donna cet ordre à ses fils :

“Je vais être réuni aux miens.
Enterrez-moi auprès de mes pères,
dans la caverne qui est dans le champ d’Éphrone le Hittite,
dans la caverne du champ de Macpéla, en face de Mambré,
au pays de Canaan,
le champ qu’Abraham a acheté à Éphrone le Hittite
comme propriété funéraire.
C’est là que furent enterrés Abraham et son épouse Sara ;
c’est là que furent enterrés Isaac et son épouse Rébecca ;
c’est là que j’ai enterré Léa.
C’est le champ qui fut acheté aux Hittites,
avec la caverne qui s’y trouve.”

Lorsque Jacob eut achevé de donner ses instructions à ses fils,
il s’allongea sur son lit,
il expira et fut réuni aux siens.

Voyant que leur père était mort, les frères de Joseph se dirent :

“Si jamais Joseph nous prenait en haine,
s’il allait nous rendre tout le mal que nous lui avons fait…”

Ils firent dire à Joseph :

“Avant de mourir, ton père a exprimé cette volonté :
‘Vous demanderez ceci à Joseph :
De grâce, pardonne à tes frères leur crime et leur péché.
Oui, ils t’ont fait du mal,
mais toi, maintenant, pardonne donc le crime
des serviteurs du Dieu de ton père !’

En entendant ce message, Joseph pleura.
Puis ses frères vinrent eux-mêmes
se jeter à ses pieds et lui dire :

“Voici que nous sommes tes esclaves.”

Mais Joseph leur répondit :

“Soyez sans crainte ! Vais-je prendre la place de Dieu ?
Vous aviez voulu me faire du mal,
Dieu a voulu le changer en bien,
afin d’accomplir ce qui se réalise aujourd’hui :
préserver la vie d’un peuple nombreux.
Soyez donc sans crainte :
moi, je prendrai soin de vous
et de vos jeunes enfants.”

Il les réconforta par des paroles qui leur allaient au cœur.

Joseph demeura en Égypte avec la famille de son père,
et il vécut cent dix ans.
Il vit les petits-enfants de son fils Éphraïm ;
quant aux enfants de Makir, fils de Manassé son autre fils,
il les reçut sur ses genoux à leur naissance.
Joseph dit à ses frères :

“Je vais mourir.
Dieu vous visitera
et vous fera remonter de ce pays
dans le pays qu’il a fait serment de donner
à Abraham, Isaac et Jacob.”

Joseph fit prêter serment aux fils d’Israël, en disant :

“Quand Dieu vous visitera,
vous ferez monter d’ici mes ossements.”

Et Joseph mourut à cent dix ans.

— Parole du Seigneur.

Psaume

Ps 104 (105), 1-2. 3-4. 6-7

Cherchez Dieu, vous les humbles, et votre cœur vivra.

Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom,
annoncez parmi les peuples ses hauts faits ;
chantez et jouez pour lui,
redites sans fin ses merveilles.

Glorifiez-vous de son nom très saint :
joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !
Cherchez le Seigneur et sa puissance,
recherchez sans trêve sa face.

Vous, la race d’Abraham son serviteur,
les fils de Jacob, qu’il a choisis,
le Seigneur, c’est lui notre Dieu :
ses jugements font loi pour l’univers.

Évangile

Alléluia. Alléluia.

Si l’on vous insulte pour le nom du Christ, heureux êtes-vous :
l’Esprit de Dieu repose sur vous.

Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 10, 24-33)

Ne craignez pas ceux qui tuent le corps.

En ce temps-là,
Jésus disait à ses Apôtres :

“Le disciple n’est pas au-dessus de son maître,
ni le serviteur au-dessus de son seigneur.
Il suffit que le disciple soit comme son maître,
et le serviteur, comme son seigneur.
Si les gens ont traité de Béelzéboul le maître de maison,
ce sera bien pire pour ceux de sa maison.
Ne craignez donc pas ces gens-là ;
rien n’est voilé qui ne sera dévoilé,
rien n’est caché qui ne sera connu.
Ce que je vous dis dans les ténèbres,
dites-le en pleine lumière ;
ce que vous entendez au creux de l’oreille,
proclamez-le sur les toits.
Ne craignez pas ceux qui tuent le corps
sans pouvoir tuer l’âme ;
craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne
l’âme aussi bien que le corps.
Deux moineaux ne sont-ils pas vendus pour un sou ?
Or, pas un seul ne tombe à terre
sans que votre Père le veuille.
Quant à vous, même les cheveux de votre tête sont tous comptés.
Soyez donc sans crainte :
vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux.
Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes,
moi aussi je me déclarerai pour lui
devant mon Père qui est aux cieux.
Mais celui qui me reniera devant les hommes,
moi aussi je le renierai
devant mon Père qui est aux cieux.”

— Acclamons la Parole de Dieu.

Première lecture

Livre de la Genèse (Gn 46, 1-7. 28-30)

Maintenant que j’ai revu ton visage, je peux mourir.

En ces jours-là,
Israël, c’est-à-dire Jacob, se mit en route pour l’Égypte
avec tout ce qui lui appartenait.
Arrivé à Bershéba,
il offrit des sacrifices au Dieu de son père Isaac,
et Dieu parla à Israël dans une vision nocturne.
Il dit :

“Jacob ! Jacob !”

Il répondit :

“Me voici.”

Dieu reprit :

“Je suis Dieu, le Dieu de ton père.
Ne crains pas de descendre en Égypte,
car là-bas je ferai de toi une grande nation.
Moi, je descendrai avec toi en Égypte.
Moi-même, je t’en ferai aussi remonter,
et Joseph te fermera les yeux de sa propre main.”

Jacob partit de Bershéba.
Ses fils l’installèrent,
avec leurs jeunes enfants et leurs femmes,
sur les chariots que Pharaon avait envoyés pour le transporter.
Ils prirent aussi leurs troupeaux
et les biens qu’ils avaient acquis au pays de Canaan.
Jacob arriva en Égypte avec toute sa descendance.
Ainsi donc, ses fils et ses petits-fils, ses filles et ses petites-filles,
bref toute sa descendance,
il les emmena avec lui en Égypte.
Jacob avait envoyé Juda en avant vers Joseph,
pour préparer son arrivée dans le pays de Goshèn.
Quand ils furent arrivés dans le pays de Goshèn,
Joseph fit atteler son char
et monta à la rencontre de son père Israël.
Dès qu’il le vit, il se jeta à son cou
et pleura longuement dans ses bras.
Israël dit à Joseph :

“Maintenant que j’ai revu ton visage,
je peux mourir,
puisque tu es encore vivant !”

— Parole du Seigneur.

Psaume

Ps 36 (37), 3-4. 18-19. 27-28ab. 39-40

Le salut des justes vient du Seigneur.

Fais confiance au Seigneur, agis bien,
habite la terre et reste fidèle ;
mets ta joie dans le Seigneur :
il comblera les désirs de ton cœur.

Il connaît les jours de l’homme intègre
qui recevra un héritage impérissable.
Pas de honte pour lui aux mauvais jours ;
aux temps de famine, il sera rassasié.

Évite le mal, fais ce qui est bien,
et tu auras une habitation pour toujours,
car le Seigneur aime le bon droit,
il n’abandonne pas ses amis.

Le Seigneur est le salut pour les justes,
leur abri au temps de la détresse.
Le Seigneur les aide et les délivre,
il les délivre de l’impie, il les sauve,
car ils cherchent en lui leur refuge.

Évangile

Alléluia. Alléluia.

Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité,
il vous conduira dans la vérité tout entière
et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit.

Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 10, 16-23)

Ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père.

En ce temps-là,
Jésus disait à ses Apôtres :

“Voici que moi, je vous envoie
comme des brebis au milieu des loups.
Soyez donc prudents comme les serpents,
et candides comme les colombes.
Méfiez-vous des hommes :
ils vous livreront aux tribunaux
et vous flagelleront dans leurs synagogues.
Vous serez conduits devant des gouverneurs et des rois
à cause de moi :
il y aura là un témoignage pour eux et pour les païens.
Quand on vous livrera,
ne vous inquiétez pas de savoir
ce que vous direz ni comment vous le direz :
ce que vous aurez à dire
vous sera donné à cette heure-là.
Car ce n’est pas vous qui parlerez,
c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous.
Le frère livrera son frère à la mort,
et le père, son enfant ;
les enfants se dresseront contre leurs parents
et les feront mettre à mort.
Vous serez détestés de tous à cause de mon nom ;
mais celui qui aura persévéré jusqu’à la fin,
celui-là sera sauvé.
Quand on vous persécutera dans une ville,
fuyez dans une autre.
Amen, je vous le dis :
vous n’aurez pas fini de passer dans toutes les villes d’Israël
quand le Fils de l’homme viendra.”

— Acclamons la Parole de Dieu.

Première lecture

Livre de la Genèse (Gn 44, 18-21. 23b-29 ; 45, 1-5)

C’est pour vous conserver la vie que Dieu m’a envoyé en Égypte.

En ces jours-là,
Juda et ses frères, les fils de Jacob,
avaient été ramenés devant Joseph.
Juda s’approcha de lui et dit :

“De grâce, mon seigneur,
permets que ton serviteur t’adresse une parole
sans que la colère de mon seigneur
s’enflamme contre ton serviteur,
car tu es aussi grand que Pharaon !
Mon seigneur avait demandé à ses serviteurs :
‘Avez-vous encore votre père ou un autre frère ?’
Et nous avons répondu à mon seigneur :
‘Nous avons encore notre vieux père et un petit frère,
l’enfant qu’il a eu dans sa vieillesse ;
celui-ci avait un frère qui est mort,
il reste donc le seul enfant de sa mère,
et notre père l’aime !’
Alors tu as dit à tes serviteurs :
‘Amenez-le-moi : je veux m’occuper de lui.
Si votre plus jeune frère ne revient pas avec vous,
vous ne serez plus admis en ma présence.’
Donc, lorsque nous sommes retournés
auprès de notre père, ton serviteur,
nous lui avons rapporté les paroles de mon seigneur.
Et, lorsque notre père a dit :
‘Repartez pour nous acheter un peu de nourriture’,
nous lui avons répondu :
‘Nous ne pourrons pas repartir
si notre plus jeune frère n’est pas avec nous,
car nous ne pourrons pas être admis
en présence de cet homme
si notre plus jeune frère n’est pas avec nous.’
Alors notre père, ton serviteur, nous a dit :
‘Vous savez bien que ma femme Rachel
ne m’a donné que deux fils.
Le premier a disparu.
Sûrement, une bête féroce l’aura mis en pièces,
et je ne l’ai jamais revu.
Si vous emmenez encore celui-ci loin de moi
et qu’il lui arrive malheur,
vous ferez descendre misérablement
mes cheveux blancs au séjour des morts.’

Joseph ne put se contenir
devant tous les gens de sa suite,
et il s’écria :

“Faites sortir tout le monde.”

Quand il n’y eut plus personne auprès de lui,
il se fit reconnaître de ses frères.
Il pleura si fort que les Égyptiens l’entendirent,
et même la maison de Pharaon.
Il dit à ses frères :

“Je suis Joseph ! Est-ce que mon père vit encore ?”

Mais ses frères étaient incapables de lui répondre,
tant ils étaient bouleversés de se trouver en face de lui.
Alors Joseph dit à ses frères :

“Approchez-vous de moi”.

Ils s’approchèrent, et il leur dit :

“Je suis Joseph, votre frère, que vous avez vendu
pour qu’il soit emmené en Égypte.
Mais maintenant ne vous affligez pas,
et ne soyez pas tourmentés de m’avoir vendu,
car c’est pour vous conserver la vie
que Dieu m’a envoyé ici avant vous.”

— Parole du Seigneur.

Psaume

Ps 104 (105), 16-17. 18-19. 20-21

Souvenez-vous des merveilles que le Seigneur a faites.

Dieu appela sur le pays la famine,
le privant de toute ressource.
Mais devant eux il envoya un homme,
Joseph, qui fut vendu comme esclave.

On lui met aux pieds des entraves,
on lui passe des fers au cou ;
il souffrait pour la parole du Seigneur,
jusqu’au jour où s’accomplit sa prédiction.

Le roi ordonne qu’il soit relâché,
le maître des peuples, qu’il soit libéré.
Il fait de lui le chef de sa maison,
le maître de tous ses biens.

Évangile

Alléluia. Alléluia.

Le règne de Dieu est tout proche.
Convertissez-vous et croyez à l’Évangile.

Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 10, 7-15)

Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement.

En ce temps-là,
Jésus disait à ses Apôtres :

“Sur votre route, proclamez
que le royaume des Cieux est tout proche.
Guérissez les malades, ressuscitez les morts,
purifiez les lépreux, expulsez les démons.
Vous avez reçu gratuitement :
donnez gratuitement.
Ne vous procurez ni or ni argent, ni monnaie de cuivre
à mettre dans vos ceintures,
ni sac pour la route,
ni tunique de rechange,
ni sandales, ni bâton.
L’ouvrier, en effet, mérite sa nourriture.
Dans chaque ville ou village où vous entrerez,
informez-vous pour savoir qui est digne de vous accueillir,
et restez là jusqu’à votre départ.
En entrant dans la maison,
saluez ceux qui l’habitent.
Si cette maison en est digne,
que votre paix vienne sur elle.
Si elle n’en est pas digne,
que votre paix retourne vers vous.
Si l’on ne vous accueille pas
et si l’on n’écoute pas vos paroles,
sortez de cette maison ou de cette ville,
et secouez la poussière de vos pieds.
Amen, je vous le dis :
au jour du Jugement,
le pays de Sodome et de Gomorrhe
sera traité moins sévèrement que cette ville.”

— Acclamons la Parole de Dieu.

Première lecture

Livre de la Genèse (Gn 41, 55-57 ; 42, 5-7a. 17-24a)

Nous sommes coupables envers Joseph notre frère. C’est pourquoi nous sommes dans une telle détresse.

En ces jours-là,
tout le pays d’Égypte souffrit de la faim,
et le peuple, à grands cris, réclama du pain à Pharaon.
Mais Pharaon dit à tous les Égyptiens :

“Allez trouver Joseph, et faites ce qu’il vous dira.”

La famine s’étendait à tout le pays.
Alors Joseph ouvrit toutes les réserves
et vendit du blé aux Égyptiens,
tandis que la famine s’aggravait encore dans le pays.
De partout on vint en Égypte
pour acheter du blé à Joseph,
car la famine s’aggravait partout.
Les fils d’Israël, c’est-à-dire de Jacob,
parmi beaucoup d’autres gens,
vinrent donc pour acheter du blé,
car la famine sévissait au pays de Canaan.
C’était Joseph qui organisait la vente du blé
pour tout le peuple du pays,
car il avait pleins pouvoirs dans le pays.

En arrivant, les frères de Joseph
se prosternèrent devant lui, face contre terre.
Dès qu’il les vit, il les reconnut,
mais il se comporta comme un étranger à leur égard
et il leur parla avec dureté.
Il les retint au poste de garde pendant trois jours.
Le troisième jour, il leur dit :

“Faites ce que je vais vous dire,
et vous resterez en vie,
car je crains Dieu.
Si vous êtes de bonne foi,
que l’un d’entre vous reste prisonnier au poste de garde.
Vous autres, partez en emportant ce qu’il faut de blé
pour éviter la famine à votre clan.
Puis vous m’amènerez votre plus jeune frère :
ainsi vos paroles seront vérifiées,
et vous ne serez pas mis à mort.”

Ils acceptèrent,
et ils se disaient l’un à l’autre :

“Hélas ! nous sommes coupables envers Joseph notre frère :
nous avons vu dans quelle détresse il se trouvait
quand il nous suppliait,
et nous ne l’avons pas écouté.
C’est pourquoi nous sommes maintenant
dans une telle détresse.”

Roubène, alors, prit la parole :

“Je vous l’avais bien dit :
‘Ne commettez pas ce crime contre notre jeune frère !’
Mais vous ne m’avez pas écouté,
et maintenant il faut répondre de son sang.”

Comme il y avait un interprète,
ils ne se rendaient pas compte que Joseph les comprenait.
Alors Joseph se retira pour pleurer.

— Parole du Seigneur.

Psaume

Ps 32 (33), 2-3, 10-11, 18-19

Que ton amour, Seigneur, soit sur nous, comme notre espoir est en toi !

Rendez grâce au Seigneur sur la cithare,
jouez pour lui sur la harpe à dix cordes.
Chantez-lui le cantique nouveau,
de tout votre art soutenez l’ovation.

Le Seigneur a déjoué les plans des nations,
anéanti les projets des peuples.
Le plan du Seigneur demeure pour toujours,
les projets de son cœur subsistent d’âge en âge.

Dieu veille sur ceux qui le craignent,
qui mettent leur espoir en son amour,
pour les délivrer de la mort,
les garder en vie aux jours de famine.

Évangile

Alléluia. Alléluia.

Le règne de Dieu est tout proche.
Convertissez-vous et croyez à l’Évangile.

Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 10, 1-7)

Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël.

En ce temps-là,
Jésus appela ses douze disciples
et leur donna le pouvoir d’expulser les esprits impurs
et de guérir toute maladie et toute infirmité.
Voici les noms des douze Apôtres :
le premier, Simon, nommé Pierre ;
André son frère ;
Jacques, fils de Zébédée, et Jean son frère ;
Philippe et Barthélemy ;
Thomas et Matthieu le publicain ;
Jacques, fils d’Alphée, et Thaddée ;
Simon le Zélote
et Judas l’Iscariote, celui-là même qui le livra.
Ces douze, Jésus les envoya en mission
avec les instructions suivantes :

“Ne prenez pas le chemin qui mène vers les nations païennes
et n’entrez dans aucune ville des Samaritains.
Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël.
Sur votre route, proclamez
que le royaume des Cieux est tout proche.”

— Acclamons la Parole de Dieu.

Première lecture

Livre de la Genèse (Gn 32, 23-32)

Ton nom sera Israël parce que tu as lutté avec Dieu, et tu l’as emporté.

Cette nuit-là, Jacob se leva,
il prit ses deux femmes, ses deux servantes, ses onze enfants,
et passa le gué du Yabboq.
Il leur fit passer le torrent
et fit aussi passer ce qui lui appartenait.
Jacob resta seul.
Or, quelqu’un lutta avec lui jusqu’au lever de l’aurore.
L’homme, voyant qu’il ne pouvait rien contre lui,
le frappa au creux de la hanche,
et la hanche de Jacob se démit pendant ce combat.
L’homme dit :

“Lâche-moi, car l’aurore s’est levée.”

Jacob répondit :

“Je ne te lâcherai que si tu me bénis.”

L’homme demanda :

“Quel est ton nom ?”

Il répondit :

“Jacob.”

Il reprit :

“Ton nom ne sera plus Jacob, mais Israël
(c’est-à-dire : Dieu lutte),
parce que tu as lutté avec Dieu
et avec des hommes,
et tu l’as emporté.”

Jacob demanda :

“Fais-moi connaître ton nom, je t’en prie.”

Mais il répondit :

“Pourquoi me demandes-tu mon nom ?”

Et là il le bénit.
Jacob appela ce lieu Penouël
(c’est-à-dire : Face de Dieu),
car, disait-il,

“j’ai vu Dieu face à face,
et j’ai eu la vie sauve.”

Au lever du soleil, il passa le torrent à Penouël.
Il resta boiteux de la hanche.

— Parole du Seigneur.

Psaume

Ps 16 (17), 1. 2-3ab. 6-7. 8. 15

Seigneur, par ta justice, je verrai ta face.

Seigneur, écoute la justice !
Entends ma plainte,
accueille ma prière,
mes lèvres ne mentent pas.

De ta face, me viendra la sentence :
tes yeux verront où est le droit.
Tu sondes mon cœur, tu me visites la nuit,
tu m’éprouves, sans rien trouver.

Je t’appelle, toi, le Dieu qui répond :
écoute-moi, entends ce que je dis.
Montre les merveilles de ta grâce,
toi qui libères de l’agresseur
ceux qui se réfugient sous ta droite.

Garde-moi comme la prunelle de l’œil ;
à l’ombre de tes ailes, cache-moi.
Et moi, par ta justice, je verrai ta face :
au réveil, je me rassasierai de ton visage.

Évangile

Alléluia. Alléluia.

Moi, je suis le bon Pasteur, dit le Seigneur ;
je connais mes brebis et mes brebis me connaissent.

Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 9, 32-38)

La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux.

En ce temps-là,
voici qu’on présenta à Jésus
un possédé qui était sourd-muet.
Lorsque le démon eut été expulsé,
le sourd-muet se mit à parler.
Les foules furent dans l’admiration, et elles disaient :

“Jamais rien de pareil ne s’est vu en Israël !”

Mais les pharisiens disaient :

“C’est par le chef des démons
qu’il expulse les démons.”


Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages,
enseignant dans leurs synagogues,
proclamant l’Évangile du Royaume
et guérissant toute maladie et toute infirmité.
Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles
parce qu’elles étaient désemparées et abattues
comme des brebis sans berger.
Il dit alors à ses disciples :

“La moisson est abondante,
mais les ouvriers sont peu nombreux.
Priez donc le maître de la moisson
d’envoyer des ouvriers pour sa moisson.”

— Acclamons la Parole de Dieu.

Première lecture

Livre de la Genèse (Gn 28, 10-22a)

Il eut un songe : une échelle était dressée, et des anges de Dieu montaient et descendaient.

En ces jours-là,
Jacob partit de Bershéba et se dirigea vers Harane.
Il atteignit le lieu où il allait passer la nuit
car le soleil s’était couché.
Il y prit une pierre pour la mettre sous sa tête,
et dormit en ce lieu.
Il eut un songe :
voici qu’une échelle était dressée sur la terre,
son sommet touchait le ciel,
et des anges de Dieu montaient et descendaient.
Le Seigneur se tenait près de lui. Il dit :

“Je suis le Seigneur,
le Dieu d’Abraham ton père,
le Dieu d’Isaac.
La terre sur laquelle tu es couché,
je te la donne, à toi et à tes descendants.
Tes descendants seront nombreux
comme la poussière du sol,
vous vous répandrez à l’orient et à l’occident,
au nord et au midi ;
en toi et en ta descendance
seront bénies toutes les familles de la terre.
Voici que je suis avec toi ;
je te garderai partout où tu iras,
et je te ramènerai sur cette terre ;
car je ne t’abandonnerai pas
avant d’avoir accompli ce que je t’ai dit.”

Jacob sortit de son sommeil et déclara :

“En vérité, le Seigneur est en ce lieu !
Et moi, je ne le savais pas.”

Il fut saisi de crainte et il dit :

“Que ce lieu est redoutable !
C’est vraiment la maison de Dieu,
la porte du ciel !”

Jacob se leva de bon matin,
il prit la pierre qu’il avait mise sous sa tête,
il la dressa pour en faire une stèle,
et sur le sommet il versa de l’huile.
Jacob donna le nom de Béthel (c’est-à-dire : Maison de Dieu)
à ce lieu qui auparavant s’appelait Louz.
Alors Jacob prononça ce vœu :

“Si Dieu est avec moi,
s’il me garde sur le chemin où je marche,
s’il me donne du pain pour manger
et des vêtements pour me couvrir,
et si je reviens sain et sauf à la maison de mon père,
le Seigneur sera mon Dieu.
Cette pierre dont j’ai fait une stèle
sera la maison de Dieu.”

— Parole du Seigneur.

Psaume

Ps 90 (91), 1-2. 3a. 4. 14-15ab

Mon Dieu, dont je suis sûr !

Quand je me tiens sous l’abri du Très-Haut
et repose à l’ombre du Puissant,
je dis au Seigneur : “Mon refuge,
mon rempart, mon Dieu, dont je suis sûr !”

C’est lui qui te sauve des filets du chasseur
il te couvre et te protège.
Tu trouves sous son aile un refuge :
sa fidélité est une armure, un bouclier.

“Puisqu’il s’attache à moi, je le délivre ;
je le défends, car il connaît mon nom.
Il m’appelle, et moi, je lui réponds ;
je suis avec lui dans son épreuve.”

Évangile

Alléluia. Alléluia.

Notre Sauveur, le Christ Jésus, a détruit la mort ;
il a fait resplendir la vie par l’Évangile.

Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 9, 18-26)

Ma fille est morte à l’instant ; mais viens, et elle vivra.

En ce temps-là,
tandis que Jésus parlait aux disciples de Jean le Baptiste,
voilà qu’un notable s’approcha.
Il se prosternait devant lui en disant :

“Ma fille est morte à l’instant ;
mais viens lui imposer la main,
et elle vivra.”

Jésus se leva et le suivit, ainsi que ses disciples.

Et voici qu’une femme
souffrant d’hémorragies depuis douze ans
s’approcha par derrière
et toucha la frange de son vêtement.
Car elle se disait en elle-même :

“Si je parviens seulement à toucher son vêtement,
je serai sauvée.”

Jésus se retourna et, la voyant, lui dit :

“Confiance, ma fille !
Ta foi t’a sauvée.”

Et, à l’heure même, la femme fut sauvée.

Jésus, arrivé à la maison du notable,
vit les joueurs de flûte
et la foule qui s’agitait bruyamment.
Il dit alors :

“Retirez-vous.
La jeune fille n’est pas morte : elle dort.”

Mais on se moquait de lui.
Quand la foule fut mise dehors,
il entra, lui saisit la main,
et la jeune fille se leva.
Et la nouvelle se répandit dans toute la région.

— Acclamons la Parole de Dieu.

Première lecture

Livre du prophète Zacharie (Za 9, 9-10)

Voici ton roi qui vient à toi : il est pauvre.

Ainsi parle le Seigneur :

“Exulte de toutes tes forces, fille de Sion !
Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem !
Voici ton roi qui vient à toi :
il est juste et victorieux,
pauvre et monté sur un âne,
un ânon, le petit d’une ânesse.

Ce roi fera disparaître d’Éphraïm les chars de guerre,
et de Jérusalem les chevaux de combat ;
il brisera l’arc de guerre,
et il proclamera la paix aux nations.
Sa domination s’étendra d’une mer à l’autre,
et de l’Euphrate à l’autre bout du pays.”

— Parole du Seigneur.

Psaume

Ps 144 (145), 1-2. 8-9. 10-11. 13cd-14

Mon Dieu, mon Roi, je bénirai ton nom toujours et à jamais !

Je t’exalterai, mon Dieu, mon Roi ;
je bénirai ton nom toujours et à jamais !
Chaque jour je te bénirai,
je louerai ton nom toujours et à jamais.

Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d’amour.
La bonté du Seigneur est pour tous,
sa tendresse, pour toutes ses œuvres.

Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce
et que tes fidèles te bénissent !
Ils diront la gloire de ton règne,
ils parleront de tes exploits.

Le Seigneur est vrai en tout ce qu’il dit,
fidèle en tout ce qu’il fait.
Le Seigneur soutient tous ceux qui tombent,
il redresse tous les accablés.

Deuxième lecture

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains (Rm 8, 9. 11-13)

Si, par l’Esprit, vous tuez les agissements de l’homme pécheur, vous vivrez.

Frères,
vous, vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair,
mais sous celle de l’Esprit,
puisque l’Esprit de Dieu habite en vous.
Celui qui n’a pas l’Esprit du Christ
ne lui appartient pas.
Mais si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts
habite en vous,
celui qui a ressuscité Jésus, le Christ, d’entre les morts
donnera aussi la vie à vos corps mortels
par son Esprit qui habite en vous.
Ainsi donc, frères, nous avons une dette,
mais elle n’est pas envers la chair
pour devoir vivre selon la chair.
Car si vous vivez selon la chair,
vous allez mourir ;
mais si, par l’Esprit,
vous tuez les agissements de l’homme pécheur,
vous vivrez.

— Parole du Seigneur.

Évangile

Alléluia. Alléluia.

Tu es béni, Père, Seigneur du ciel et de la terre,
tu as révélé aux tout-petits les mystères du Royaume !

Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 11, 25-30)

Je suis doux et humble de cœur.

En ce temps-là,
Jésus prit la parole et dit :

“Père, Seigneur du ciel et de la terre,
je proclame ta louange :
ce que tu as caché aux sages et aux savants,
tu l’as révélé aux tout-petits.
Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance.
Tout m’a été remis par mon Père ;
personne ne connaît le Fils, sinon le Père,
et personne ne connaît le Père, sinon le Fils,
et celui à qui le Fils veut le révéler.

Venez à moi,
vous tous qui peinez sous le poids du fardeau,
et moi, je vous procurerai le repos.
Prenez sur vous mon joug,
devenez mes disciples,
car je suis doux et humble de cœur,
et vous trouverez le repos pour votre âme.
Oui, mon joug est facile à porter,
et mon fardeau, léger.”

— Acclamons la Parole de Dieu.

Première lecture

Livre de la Genèse (Gn 27, 1-5. 15-29)

Jacob a volé mon droit d’aînesse et ma bénédiction, déclare Ésaü.

Isaac était devenu vieux,
ses yeux avaient faibli et il n’y voyait plus.
Il appela Ésaü, son fils aîné :

“Mon fils !”

Celui-ci répondit :

“Me voici.”

Isaac reprit :

“Tu vois : je suis devenu vieux,
mais je ne sais pas le jour de ma mort.
Prends donc maintenant tes armes, ton carquois et ton arc,
sors dans la campagne et tue-moi du gibier.
Prépare-moi un bon plat comme je les aime
et apporte-le-moi pour que je mange,
et que je te bénisse avant de mourir.”

Pendant qu’Isaac parlait ainsi à son fils Ésaü,
Rébecca écoutait.
Ésaü alla donc dans la campagne chasser du gibier pour son père.

Rébecca prit les meilleurs habits d’Ésaü, son fils aîné,
ceux qu’elle gardait à la maison ;
elle en revêtit Jacob, son fils cadet.
Puis, avec des peaux de chevreau,
elle lui couvrit les mains et la partie lisse du cou.
Elle remit ensuite entre ses mains
le plat et le pain qu’elle avait préparés.
Jacob entra chez son père et dit :

“Mon père !”
Celui-ci répondit :

“Me voici. Qui es-tu, mon fils ?”

Jacob dit à son père :

“Je suis Ésaü, ton premier-né ;
j’ai fait ce que tu m’as dit.
Viens donc t’asseoir,
mange de mon gibier ;
alors, tu pourras me bénir.”

Isaac lui dit :

“Comme tu as trouvé vite, mon fils !”

Jacob répondit :

“C’est que le Seigneur, ton Dieu,
a favorisé ma chasse.”

Isaac lui dit :

“Approche donc, mon fils, que je te palpe,
pour savoir si tu es bien mon fils Ésaü !”

Jacob s’approcha de son père Isaac.
Celui-ci le palpa et dit :

“La voix est la voix de Jacob,
mais les mains sont les mains d’Ésaü.”

Il ne reconnut pas Jacob
car ses mains étaient velues comme celles de son frère Ésaü,
et il le bénit.
Il dit encore :

“C’est bien toi mon fils Ésaü ?”

Jacob répondit :

“C’est bien moi.”

Isaac reprit :

“Apporte-moi le gibier, mon fils,
j’en mangerai,
et alors je pourrai te bénir.”

Jacob le servit, et il mangea.
Jacob lui présenta du vin, et il but.
Son père Isaac dit alors :

“Approche-toi et embrasse-moi, mon fils.”

Comme Jacob s’approchait et l’embrassait,
Isaac respira l’odeur de ses vêtements,
et il le bénit en disant :

“Voici que l’odeur de mon fils
est comme l’odeur d’un champ que le Seigneur a béni.
Que Dieu te donne la rosée du ciel et une terre fertile,
froment et vin nouveau en abondance !
Que des peuples te servent,
que des nations se prosternent devant toi.
Sois un chef pour tes frères,
que les fils de ta mère se prosternent devant toi.
Maudit soit celui qui te maudira,
béni soit celui qui te bénira !”

— Parole du Seigneur.

Psaume

Ps 134 (135), 1-2. 3-4. 5-6

Louez la bonté du Seigneur, célébrez la douceur de son nom.

Louez le nom du Seigneur,
louez-le, serviteurs du Seigneur
qui veillez dans la maison du Seigneur,
dans les parvis de la maison de notre Dieu.

Louez la bonté du Seigneur,
célébrez la douceur de son nom.
C’est Jacob que le Seigneur a choisi,
Israël dont il a fait son bien.

Je le sais, le Seigneur est grand :
notre Maître est plus grand que tous les dieux.
Tout ce que veut le Seigneur, il le fait
au ciel et sur la terre, dans les mers
et jusqu’au fond des abîmes.

Évangile

Alléluia. Alléluia.

Mes brebis écoutent ma voix, dit le Seigneur ;
moi, je les connais, et elles me suivent.

Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 9, 14-17)

Les invités de la noce pourraient-ils donc être en deuil pendant le temps où l’Époux est avec eux ?

En ce temps-là,
les disciples de Jean le Baptiste s’approchèrent de Jésus
en disant :

“Pourquoi, alors que nous et les pharisiens, nous jeûnons,
tes disciples ne jeûnent-ils pas ?”

Jésus leur répondit :

“Les invités de la noce, pourraient-ils donc être en deuil
pendant le temps où l’Époux est avec eux ?
Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ;
alors ils jeûneront.
Et personne ne pose une pièce d’étoffe neuve
sur un vieux vêtement,
car le morceau ajouté tire sur le vêtement,
et la déchirure s’agrandit.
Et on ne met pas du vin nouveau dans de vieilles outres ;
autrement, les outres éclatent,
le vin se répand,
et les outres sont perdues.
Mais on met le vin nouveau dans des outres neuves,
et le tout se conserve.”

— Acclamons la Parole de Dieu.

Première lecture

Livre de la Genèse (Gn 23, 1-4. 19 ; 24, 1-8. 62-67)

Isaac aima Rébecca et se consola de la mort de sa mère.

Sara vécut cent vingt-sept ans.
Elle mourut à Kiriath-Arba, c’est-à-dire à Hébron,
dans le pays de Canaan.
Abraham s’y rendit pour le deuil et les lamentations.
Puis il laissa le corps
pour aller parler aux Hittites qui habitaient le pays :

“Je ne suis qu’un immigré, un hôte, parmi vous ;
accordez-moi d’acquérir chez vous une propriété funéraire
où je pourrai enterrer cette morte.”

Abraham ensevelit sa femme Sara
dans la caverne du champ de Macpéla,
qui est en face de Mambré,
c’est-à-dire à Hébron, dans le pays de Canaan.
Abraham était vieux, avancé en âge,
et le Seigneur l’avait béni en toute chose.
Abraham dit au plus ancien serviteur de sa maison,
l’intendant de tous ses biens :

“Je te fais prêter serment par le Seigneur,
Dieu du ciel et Dieu de la terre :
tu ne prendras pas pour mon fils
une épouse parmi les filles des Cananéens
au milieu desquels j’habite.
Mais tu iras dans mon pays, dans ma parenté,
chercher une épouse pour mon fils Isaac.”

Le serviteur lui demanda :

“Et si cette femme ne consent pas à me suivre
pour venir ici ?
Devrai-je alors ramener ton fils
dans le pays d’où tu es sorti ?”

Abraham lui répondit :

“Garde-toi d’y ramener mon fils !
Le Seigneur, le Dieu du ciel,
lui qui m’a pris de la maison de mon père
et du pays de ma parenté,
m’a déclaré avec serment :
‘À ta descendance je donnerai le pays que voici.’
C’est lui qui enverra son ange devant toi,
et tu prendras là-bas une épouse pour mon fils.
Si cette femme ne consent pas à te suivre,
tu seras dégagé du serment que je t’impose.
Mais, en tout cas, tu n’y ramèneras pas mon fils.”

Un jour, Isaac s’en revenait du puits de Lahaï-Roï.
Il habitait alors le Néguev.
Il était sorti à la tombée du jour,
pour se promener dans la campagne,
lorsque, levant les yeux, il vit arriver des chameaux.
Rébecca, levant les yeux elle aussi, vit Isaac.
Elle sauta à bas de son chameau
et dit au serviteur :

“Quel est cet homme
qui vient dans la campagne à notre rencontre ?”

Le serviteur répondit :

“C’est mon maître.”

Alors elle prit son voile et s’en couvrit.
Le serviteur raconta à Isaac tout ce qu’il avait fait.
Isaac introduisit Rébecca dans la tente de sa mère Sara ;
il l’épousa, elle devint sa femme, et il l’aima.
Et Isaac se consola de la mort de sa mère.

— Parole du Seigneur.

Psaume

Ps 105 (106), 1-2. 3-4ab. 4c-5

Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !

Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
Éternel est son amour !
Qui dira les hauts faits du Seigneur,
qui célébrera ses louanges ?

Heureux qui pratique la justice,
qui observe le droit en tout temps !
Souviens- toi de moi, Seigneur,
dans ta bienveillance pour ton peuple.

Toi qui le sauves, visite-moi :
que je voie le bonheur de tes élus ;
que j’aie part à la joie de ton peuple,
à la fierté de ton héritage.

Évangile

Alléluia. Alléluia.

Venez à moi, vous tous qui peinez
sous le poids du fardeau, dit le Seigneur,
et moi, je vous procurerai le repos.

Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 9, 9-13)

Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin. Je veux la miséricorde, non le sacrifice.

En ce temps-là,
Jésus vit, en passant, un homme, du nom de Matthieu,
assis à son bureau de collecteur d’impôt.
Il lui dit :

“Suis-moi.”

L’homme se leva et le suivit.

Comme Jésus était à table à la maison,
voici que beaucoup de publicains
(c’est-à-dire des collecteurs d’impôts)
et beaucoup de pécheurs
vinrent prendre place avec lui et ses disciples.
Voyant cela, les pharisiens disaient à ses disciples :

“Pourquoi votre maître mange-t-il
avec les publicains et les pécheurs ?”

Jésus, qui avait entendu, déclara :

“Ce ne sont pas les gens bien portants
qui ont besoin du médecin,
mais les malades.
Allez apprendre ce que signifie :
Je veux la miséricorde, non le sacrifice.
En effet, je ne suis pas venu appeler des justes,
mais des pécheurs.”

— Acclamons la Parole de Dieu.

Première lecture

Livre de la Genèse (Gn 22, 1-19)

Le sacrifice de notre patriarche Abraham.

En ces jours-là,
Dieu mit Abraham à l’épreuve.
Il lui dit :

“Abraham !”

Celui-ci répondit :

“Me voici !”

Dieu dit :

“Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac,
va au pays de Moriah,
et là tu l’offriras en holocauste
sur la montagne que je t’indiquerai.”

Abraham se leva de bon matin,
sella son âne,
et prit avec lui deux de ses serviteurs et son fils Isaac.
Il fendit le bois pour l’holocauste,
et se mit en route vers l’endroit que Dieu lui avait indiqué.
Le troisième jour, Abraham, levant les yeux,
vit l’endroit de loin.
Abraham dit à ses serviteurs :

“Restez ici avec l’âne.
Moi et le garçon, nous irons jusque là- bas pour adorer,
puis nous reviendrons vers vous.”

Abraham prit le bois pour l’holocauste
et le chargea sur son fils Isaac ;
il prit le feu et le couteau,
et tous deux s’en allèrent ensemble.
Isaac dit à son père Abraham :

“Mon père !
– Eh bien, mon fils ?”

Isaac reprit :

“Voilà le feu et le bois,
mais où est l’agneau pour l’holocauste ?”

Abraham répondit :

“Dieu saura bien trouver
l’agneau pour l’holocauste, mon fils.”

Et ils s’en allaient tous les deux ensemble.

Ils arrivèrent à l’endroit que Dieu avait indiqué.
Abraham y bâtit l’autel et disposa le bois ;
puis il lia son fils Isaac
et le mit sur l’autel, par-dessus le bois.
Abraham étendit la main
et saisit le couteau pour immoler son fils.
Mais l’ange du Seigneur l’appela du haut du ciel et dit :

“Abraham ! Abraham !”

Il répondit :

“Me voici !”

L’ange lui dit :

“Ne porte pas la main sur le garçon !
Ne lui fais aucun mal !
Je sais maintenant que tu crains Dieu :
tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique.”

Abraham leva les yeux et vit un bélier
retenu par les cornes dans un buisson.
Il alla prendre le bélier
et l’offrit en holocauste à la place de son fils.
Abraham donna à ce lieu le nom de “Le-Seigneur-voit”.
On l’appelle aujourd’hui : “Sur-le-mont-le-Seigneur-est-vu.”

Du ciel, l’ange du Seigneur appela une seconde fois Abraham.
Il déclara :

“Je le jure par moi-même, oracle du Seigneur :
parce que tu as fait cela,
parce que tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique,
je te comblerai de bénédictions,
je rendrai ta descendance aussi nombreuse
que les étoiles du ciel
et que le sable au bord de la mer,
et ta descendance occupera les places fortes de ses ennemis.
Puisque tu as écouté ma voix,
toutes les nations de la terre
s’adresseront l’une à l’autre la bénédiction
par le nom de ta descendance.”

Alors Abraham retourna auprès de ses serviteurs
et ensemble ils se mirent en route pour Bershéba ;
et Abraham y habita.

— Parole du Seigneur.

Psaume

Ps 114 (116a), 1-2. 3-4. 5-6. 8-9

Je marcherai en présence du Seigneur sur la terre des vivants.

J’aime le Seigneur :
il entend le cri de ma prière ;
il incline vers moi son oreille :
toute ma vie, je l’invoquerai.

J’étais pris dans les filets de la mort,
retenu dans les liens de l’abîme,
j’éprouvais la tristesse et l’angoisse ;
j’ai invoqué le nom du Seigneur :
“Seigneur, je t’en prie, délivre-moi !”

Le Seigneur est justice et pitié,
notre Dieu est tendresse.
Le Seigneur défend les petits :
j’étais faible, il m’a sauvé.

Il a sauvé mon âme de la mort,
gardé mes yeux des larmes
et mes pieds du faux pas.
Je marcherai en présence du Seigneur
sur la terre des vivants.

Évangile

Alléluia. Alléluia.

Dans le Christ, Dieu réconciliait le monde avec lui :
il a mis dans notre bouche la parole de la réconciliation.

Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 9, 1-8)

Les foules rendirent gloire à Dieu qui a donné un tel pouvoir aux hommes.

En ce temps-là,
Jésus monta en barque, refit la traversée,
et alla dans sa ville de Capharnaüm.
Et voici qu’on lui présenta un paralysé,
couché sur une civière.
Voyant leur foi,
Jésus dit au paralysé :

“Confiance, mon enfant,
tes péchés sont pardonnés.”

Et voici que certains parmi les scribes se disaient :

“Celui-là blasphème.”

Mais Jésus, connaissant leurs pensées, demanda :

“Pourquoi avez-vous des pensées mauvaises ?
En effet, qu’est-ce qui est le plus facile ?
Dire : ‘Tes péchés sont pardonnés’,
ou bien dire : ‘Lève-toi et marche’ ?
Eh bien ! pour que vous sachiez que le Fils de l’homme
a le pouvoir, sur la terre, de pardonner les péchés…
– Jésus s’adressa alors au paralysé –
lève-toi, prends ta civière,
et rentre dans ta maison.”

Il se leva et rentra dans sa maison.
Voyant cela, les foules furent saisies de crainte,
et rendirent gloire à Dieu
qui a donné un tel pouvoir aux hommes.

— Acclamons la Parole de Dieu.

Première lecture

Livre de la Genèse (Gn 21, 5. 8-20)

Le fils de cette servante ne doit pas partager l’héritage de mon fils Isaac.

Abraham avait cent ans quand naquit son fils Isaac.
L’enfant grandit, et il fut sevré.
Abraham donna un grand festin le jour où Isaac fut sevré.
Or, Sara regardait s’amuser Ismaël,
ce fils qu’Abraham avait eu d’Agar l’Égyptienne.
Elle dit à Abraham :

“Chasse cette servante et son fils ;
car le fils de cette servante
ne doit pas partager l’héritage de mon fils Isaac.”

Cette parole attrista beaucoup Abraham,
à cause de son fils Ismaël,
mais Dieu lui dit :

“Ne sois pas triste à cause du garçon et de ta servante ;
écoute tout ce que Sara te dira,
car c’est par Isaac qu’une descendance portera ton nom ;
mais je ferai aussi une nation du fils de la servante,
car lui aussi est de ta descendance.”

Abraham se leva de bon matin, il prit du pain et une outre d’eau,
il les posa sur l’épaule d’Agar,
il lui remit l’enfant,
puis il la renvoya.
Elle partit et alla errer dans le désert de Bershéba.
Quand l’eau de l’outre fut épuisée,
elle laissa l’enfant sous un buisson,
et alla s’asseoir non loin de là,
à la distance d’une portée de flèche.
Elle se disait :

“Je ne veux pas voir mourir l’enfant !”

Elle s’assit non loin de là.
Elle éleva la voix et pleura.
Dieu entendit la voix du petit garçon ;
et du ciel, l’ange de Dieu appela Agar :

“Qu’as-tu, Agar ?
Sois sans crainte, car Dieu a entendu la voix du petit garçon,
sous le buisson où il était.
Debout ! Prends le garçon et tiens-le par la main,
car je ferai de lui une grande nation.”

Alors, Dieu ouvrit les yeux d’Agar,
et elle aperçut un puits.
Elle alla remplir l’outre et fit boire le garçon.
Dieu fut avec lui,
il grandit et habita au désert, et il devint un tireur à l’arc.

— Parole du Seigneur.

Psaume

Ps 33 (34), 7-8. 10-11. 12-13

Un pauvre crie ; le Seigneur entend.

Un pauvre crie ; le Seigneur entend :
il le sauve de toutes ses angoisses.
L’ange du Seigneur campe alentour
pour libérer ceux qui le craignent.

Saints du Seigneur, adorez-le :
rien ne manque à ceux qui le craignent.
Des riches ont tout perdu, ils ont faim ;
qui cherche le Seigneur ne manquera d’aucun bien.

Venez, mes fils, écoutez-moi,
que je vous enseigne la crainte du Seigneur.
Qui donc aime la vie
et désire les jours où il verra le bonheur ?

Évangile

Alléluia. Alléluia.

Le Père a voulu nous engendrer, par sa parole de vérité,
pour faire de nous comme les prémices de ses créatures.

Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 8, 28-34)

Es-tu venu pour nous tourmenter avant le moment fixé ?

En ce temps-là,
comme Jésus arrivait sur l’autre rive,
dans le pays des Gadaréniens,
deux possédés sortirent d’entre les tombes à sa rencontre ;
ils étaient si agressifs
que personne ne pouvait passer par ce chemin.
Et voilà qu’ils se mirent à crier :

“Que nous veux-tu, Fils de Dieu ?
Es- tu venu pour nous tourmenter avant le moment fixé ?”

Or, il y avait au loin un grand troupeau de porcs
qui cherchait sa nourriture.
Les démons suppliaient Jésus :

“Si tu nous expulses,
envoie-nous dans le troupeau de porcs.”

Il leur répondit :

“Allez.”

Ils sortirent et ils s’en allèrent dans les porcs ;
et voilà que, du haut de la falaise,
tout le troupeau se précipita dans la mer,
et les porcs moururent dans les flots.
Les gardiens prirent la fuite
et s’en allèrent dans la ville annoncer tout cela,
et en particulier ce qui était arrivé aux possédés.
Et voilà que toute la ville sortit à la rencontre de Jésus ;
et lorsqu’ils le virent, les gens le supplièrent
de partir de leur territoire.

— Acclamons la Parole de Dieu.

Pour une véritable et authentique transformation

“Que votre amour sois sans hypocrisie. Fuyez le mal en horreur, attachez-vous fortement au bien” (Rm 12,9). Message de la Conférence Épiscopale de Madagascar, aux fidèles chrétiens catholiques, aux responsables et dirigeants de la nation, aux jeunes Malgaches sans distinction, à tous nos compatriotes, et à toutes les personnes de bonne volonté.

Lire la suite...

Noël est vraiment jour de grâce, si...

Le Père Innocent Bizimana, Provincial des Salésiens de Don Bosco de Madagascar et de l'Île Maurice, nous présente, au nom de toute la Famille Salésienne de la Province, les vœux de bonheur en cette Solennité de la Nativité du Seigneur.

Lire la suite...

Zatti, notre frère

Le court métrage "Zatti, notre frère" (Argentina, 2020) se concentre sur l’un des épisodes les plus difficiles de sa vie. Nous sommes à Viedma, en 1941: à 60 ans, Zatti est contraint de quitter l’hôpital qu’il a fréquenté pendant des décennies. Sa foi et sa force sont mises à l’épreuve.

Lire la suite...