Deuxième livre de Samuel (2 S 18, 9-10. 14b. 24-25a. 30 — 19, 4)
En ces jours-là, dans sa fuite,
Absalom se retrouva par hasard en face des serviteurs de David.
Il montait un mulet,
et le mulet s’engagea sous la ramure d’un grand térébinthe.
La tête d’Absalom se prit dans les branches,
et il resta entre ciel et terre,
tandis que le mulet qui était sous lui continuait d’avancer.
Quelqu’un l’aperçut et avertit Joab :
“Je viens de voir Absalom suspendu dans un térébinthe.”
Joab se saisit de trois épieux
qu’il planta dans le cœur d’Absalom,
David était assis à l’intérieur de la double porte de la ville.
Un guetteur allait et venait sur la terrasse de la porte,
au-dessus du rempart ;
comme il regardait au loin,
il aperçut un homme seul qui courait.
Le guetteur cria pour avertir le roi,
et le roi dit :
“S’il est seul,
c’est qu’il a une bonne nouvelle à nous annoncer.”
Le roi lui dit :
“Écarte-toi et tiens-toi là.”
Il s’écarta et attendit.
Alors arriva l’Éthiopien, qui déclara :
“Bonne nouvelle pour mon seigneur le roi !
Le Seigneur t’a rendu justice aujourd’hui,
en t’arrachant aux mains
de tous ceux qui se dressaient contre toi.”
Le roi demanda :
“Le jeune Absalom est-il en bonne santé ?”
Et l’Éthiopien répondit :
“Qu’ils aient le sort de ce jeune homme,
les ennemis de mon seigneur le roi,
et tous ceux qui se sont dressés contre toi pour le mal !”
Alors le roi fut bouleversé,
il monta dans la salle au-dessus de la porte,
et il se mit à pleurer.
Tout en marchant, il disait :
“Mon fils Absalom ! mon fils !
mon fils Absalom !
Pourquoi ne suis-je pas mort à ta place ?
Absalom, mon fils ! mon fils !”
On alla prévenir Joab :
“Voici que le roi pleure : il est en deuil d’Absalom.”
La victoire, ce jour-là, se changea en deuil pour toute l’armée,
car elle apprit ce jour-là
que le roi était dans l’affliction à cause de son fils.
Et ce jour-là, l’armée rentra dans la ville à la dérobée,
comme se dérobe une armée qui s’est couverte de honte
en fuyant durant la bataille.
— Parole du Seigneur.
Ps 85, 1-2. 3-4. 5-6
Écoute, Seigneur, réponds-moi,
car je suis pauvre et malheureux.
Veille sur moi qui suis fidèle, ô mon Dieu,
sauve ton serviteur qui s’appuie sur toi.
Prends pitié de moi, Seigneur,
toi que j’appelle chaque jour.
Seigneur, réjouis ton serviteur :
vers toi, j’élève mon âme !
Toi qui es bon et qui pardonnes,
plein d’amour pour tous ceux qui t’appellent,
écoute ma prière, Seigneur,
entends ma voix qui te supplie.
Alléluia. Alléluia.
Le Christ a pris nos souffrances, il a porté nos maladies.
Alléluia.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc (Mc 5, 21-43)
En ce temps-là,
Jésus regagna en barque l’autre rive,
et une grande foule s’assembla autour de lui.
Il était au bord de la mer.
Arrive un des chefs de synagogue, nommé Jaïre.
Voyant Jésus, il tombe à ses pieds
et le supplie instamment :
“Ma fille, encore si jeune, est à la dernière extrémité.
Viens lui imposer les mains
pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive.”
Jésus partit avec lui,
et la foule qui le suivait
était si nombreuse qu’elle l’écrasait.
Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans…
— elle avait beaucoup souffert
du traitement de nombreux médecins,
et elle avait dépensé tous ses biens
sans avoir la moindre amélioration ;
au contraire, son état avait plutôt empiré —…
cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus,
vint par derrière dans la foule et toucha son vêtement.
Elle se disait en effet :
“Si je parviens à toucher seulement son vêtement,
je serai sauvée.”
À l’instant, l’hémorragie s’arrêta,
et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal.
Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui.
Il se retourna dans la foule, et il demandait :
“Qui a touché mes vêtements ?”
Ses disciples lui répondirent :
“Tu vois bien la foule qui t’écrase,
et tu demandes : Qui m’a touché ?”
Mais lui regardait tout autour
pour voir celle qui avait fait cela.
Alors la femme, saisie de crainte et toute tremblante,
sachant ce qui lui était arrivé,
vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité.
Jésus lui dit alors :
“Ma fille, ta foi t’a sauvée.
Va en paix et sois guérie de ton mal.”
Comme il parlait encore,
des gens arrivent de la maison de Jaïre, le chef de synagogue,
pour dire à celui-ci :
“Ta fille vient de mourir.
À quoi bon déranger encore le Maître ?”
Jésus, surprenant ces mots,
dit au chef de synagogue :
“Ne crains pas, crois seulement.”
Il ne laissa personne l’accompagner,
sauf Pierre, Jacques, et Jean, le frère de Jacques.
Ils arrivent à la maison du chef de synagogue.
Jésus voit l’agitation,
et des gens qui pleurent et poussent de grands cris.
Il entre et leur dit :
“Pourquoi cette agitation et ces pleurs ?
L’enfant n’est pas morte : elle dort.”
Mais on se moquait de lui.
Alors il met tout le monde dehors,
prend avec lui le père et la mère de l’enfant,
et ceux qui étaient avec lui ;
puis il pénètre là où reposait l’enfant.
Il saisit la main de l’enfant, et lui dit :
“Talitha koum”,
ce qui signifie :
“Jeune fille, je te le dis, lève-toi !”
Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher
— elle avait en effet douze ans.
Ils furent frappés d’une grande stupeur.
Et Jésus leur ordonna fermement
de ne le faire savoir à personne ;
puis il leur dit de la faire manger.
— Acclamons la Parole de Dieu.
Deuxième livre de Samuel (2 S 15, 13-14. 30 ; 16, 5-13a)
En ces jours-là,
un messager vint annoncer à David :
“Le cœur des hommes d’Israël
a pris parti pour Absalom.”
Alors David dit à tous ses serviteurs,
qui étaient avec lui à Jérusalem :
“Debout, fuyons !
Autrement nous n’échapperons pas à Absalom.
Vite, partez !
Sans quoi, il nous gagnera de vitesse,
il nous précipitera dans le malheur
et passera la ville au fil de l’épée.”
David montait par la montée des Oliviers ;
il montait en pleurant,
la tête voilée ; il marchait pieds nus.
Tous ceux qui l’accompagnaient avaient la tête voilée ;
et ils montaient en pleurant.
Comme le roi David atteignait Bahourim,
il en sortit un homme du même clan que la maison de Saül.
Il s’appelait Shiméï, fils de Guéra.
Tout en sortant, il proférait des malédictions.
Il lançait des pierres à David
et à tous les serviteurs du roi,
tandis que la foule et les guerriers
entouraient le roi à droite et à gauche.
Shiméï maudissait le roi en lui criant :
“Va-t’en, va-t’en, homme de sang, vaurien !
Le Seigneur a fait retomber sur toi
tout le sang de la maison de Saül
dont tu as usurpé la royauté ;
c’est pourquoi le Seigneur a remis la royauté
entre les mains de ton fils Absalom.
Et te voilà dans le malheur,
car tu es un homme de sang.”
Abishaï, fils de Cerouya, dit au roi :
“Comment ce chien crevé
peut-il maudire mon seigneur le roi ?
Laisse-moi passer, que je lui tranche la tête.”
Mais le roi répondit :
“Que me voulez-vous, fils de Cerouya ?
S’il maudit, c’est peut-être parce que le Seigneur
lui a ordonné de maudire David.
Alors, qui donc pourrait le lui reprocher ?”
David dit à Abishaï et à tous ses serviteurs :
“Même celui qui est mon propre fils
s’attaque à ma vie :
à plus forte raison ce descendant de Benjamin !
Laissez-le maudire, si le Seigneur le lui a ordonné.
Peut-être que le Seigneur considérera ma misère
et me rendra le bonheur
au lieu de sa malédiction d’aujourd’hui.”
David et ses hommes continuèrent leur chemin.
– Parole du Seigneur.
Ps 3, 2-3. 4-5. 6-7
Seigneur, qu’ils sont nombreux mes adversaires,
nombreux à se lever contre moi,
nombreux à déclarer à mon sujet :
“Pour lui, pas de salut auprès de Dieu !”
Mais toi, Seigneur, mon bouclier,
ma gloire, tu tiens haute ma tête.
À pleine voix je crie vers le Seigneur ;
il me répond de sa montagne sainte.
Et moi, je me couche et je dors ;
je m’éveille : le Seigneur est mon soutien.
Je ne crains pas ce peuple nombreux
qui me cerne et s’avance contre moi.
Alléluia. Alléluia.
Un grand prophète s’est levé parmi nous, et Dieu a visité son peuple.
Alléluia.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc (Mc 5, 1-20)
En ce temps-là,
Jésus et ses disciples
arrivèrent sur l’autre rive,
de l’autre côté de la mer de Galilée,
dans le pays des Géraséniens.
Comme Jésus sortait de la barque,
aussitôt un homme possédé d’un esprit impur
s’avança depuis les tombes à sa rencontre ;
il habitait dans les tombeaux
et personne ne pouvait plus l’attacher,
même avec une chaîne ;
en effet on l’avait souvent attaché
avec des fers aux pieds et des chaînes,
mais il avait rompu les chaînes, brisé les fers,
et personne ne pouvait le maîtriser.
Sans arrêt, nuit et jour,
il était parmi les tombeaux et sur les collines,
à crier, et à se blesser avec des pierres.
Voyant Jésus de loin,
il accourut, se prosterna devant lui
et cria d’une voix forte :
“Que me veux-tu, Jésus, Fils du Dieu Très-Haut ?
Je t’adjure par Dieu,
ne me tourmente pas !”
Jésus lui disait en effet :
“Esprit impur, sors de cet homme !”
Et il lui demandait :
“Quel est ton nom ?”
L’homme lui dit :
“Mon nom est Légion,
car nous sommes beaucoup.”
Et ils suppliaient Jésus avec insistance
de ne pas les chasser en dehors du pays.
Or, il y avait là, du côté de la colline, un grand troupeau de porcs
qui cherchait sa nourriture.
Alors, les esprits impurs supplièrent Jésus :
“Envoie-nous vers ces porcs,
et nous entrerons en eux.”
Il le leur permit.
Ils sortirent alors de l’homme et entrèrent dans les porcs.
Du haut de la falaise, le troupeau se précipita dans la mer :
il y avait environ deux mille porcs,
et ils se noyaient dans la mer.
Ceux qui les gardaient prirent la fuite,
ils annoncèrent la nouvelle dans la ville et dans la campagne,
et les gens vinrent voir ce qui s’était passé.
Ils arrivent auprès de Jésus, ils voient le possédé
assis, habillé, et revenu à la raison,
lui qui avait eu la légion de démons,
et ils furent saisis de crainte.
Ceux qui avaient vu tout cela leur racontèrent l’histoire du possédé
et ce qui était arrivé aux porcs.
Alors ils se mirent à supplier Jésus
de quitter leur territoire.
Comme Jésus remontait dans la barque,
le possédé le suppliait de pouvoir être avec lui.
Il n’y consentit pas,
mais il lui dit :
“Rentre à la maison, auprès des tiens,
annonce-leur tout ce que le Seigneur
a fait pour toi dans sa miséricorde.”
Alors l’homme s’en alla,
il se mit à proclamer dans la région de la Décapole
ce que Jésus avait fait pour lui,
et tout le monde était dans l’admiration.
– Acclamons la Parole de Dieu.
Livre du Deutéronome (Dt 18, 15-20)
Moïse disait au peuple :
“Au milieu de vous, parmi vos frères,
le Seigneur votre Dieu
fera se lever un prophète comme moi,
et vous l’écouterez.
C’est bien ce que vous avez demandé au Seigneur votre Dieu,
au mont Horeb, le jour de l’assemblée, quand vous disiez :‘Je ne veux plus entendre la voix du Seigneur mon Dieu,
je ne veux plus voir cette grande flamme,
je ne veux pas mourir !’Et le Seigneur me dit alors :
‘Ils ont bien fait de dire cela.
Je ferai se lever au milieu de leurs frères
un prophète comme toi ;
je mettrai dans sa bouche mes paroles,
et il leur dira tout ce que je lui prescrirai.
Si quelqu’un n’écoute pas les paroles
que ce prophète prononcera en mon nom,
moi-même je lui en demanderai compte.Mais un prophète qui aurait la présomption de dire en mon nom
une parole que je ne lui aurais pas prescrite,
ou qui parlerait au nom d’autres dieux,
ce prophète-là mourra.’”
– Parole du Seigneur.
Ps 94 (95), 1-2. 6-7abc. 7d-9
Venez, crions de joie pour le Seigneur,
acclamons notre Rocher, notre salut !
Allons jusqu’à lui en rendant grâce,
par nos hymnes de fête acclamons-le !
Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,
adorons le Seigneur qui nous a faits.
Oui, il est notre Dieu ;
nous sommes le peuple qu’il conduit
le troupeau guidé par sa main.
Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ?
“Ne fermez pas votre cœur comme au désert,
comme au jour de tentation et de défi,
où vos pères m’ont tenté et provoqué,
et pourtant ils avaient vu mon exploit.”
Première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens (1 Co 7, 32-35)
Frères,
j’aimerais vous voir libres de tout souci.
Celui qui n’est pas marié a le souci des affaires du Seigneur,
il cherche comment plaire au Seigneur.
Celui qui est marié a le souci des affaires de ce monde,
il cherche comment plaire à sa femme,
et il se trouve divisé.
La femme sans mari,
ou celle qui reste vierge,
a le souci des affaires du Seigneur,
afin d’être sanctifiée dans son corps et son esprit.
Celle qui est mariée a le souci des affaires de ce monde,
elle cherche comment plaire à son mari.
C’est dans votre intérêt que je dis cela ;
ce n’est pas pour vous tendre un piège,
mais pour vous proposer ce qui est bien,
afin que vous soyez attachés au Seigneur sans partage.
– Parole du Seigneur.
Alléluia. Alléluia.
Le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans le pays et l’ombre de la mort, une lumière s’est levée.
Alléluia.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc (Mc 1, 21-28)
Jésus et ses disciples entrèrent à Capharnaüm.
Aussitôt, le jour du sabbat,
il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait.
On était frappé par son enseignement,
car il enseignait en homme qui a autorité,
et non pas comme les scribes.
Or, il y avait dans leur synagogue
un homme tourmenté par un esprit impur,
qui se mit à crier :
“Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ?
Es-tu venu pour nous perdre ?
Je sais qui tu es :
tu es le Saint de Dieu.”
Jésus l’interpella vivement :
“Tais-toi ! Sors de cet homme.”
L’esprit impur le fit entrer en convulsions,
puis, poussant un grand cri, sortit de lui.
Ils furent tous frappés de stupeur
et se demandaient entre eux :
“Qu’est-ce que cela veut dire ?
Voilà un enseignement nouveau, donné avec autorité !
Il commande même aux esprits impurs,
et ils lui obéissent.”
Sa renommée se répandit aussitôt partout,
dans toute la région de la Galilée.
– Acclamons la Parole de Dieu.
Avons-nous déjà fait un choix veritable pour qu'il y ait développement et décence de vie ? Le choix part de chaque individu, en d'autres termes, chaque citoyen — dans son état actuel et là où il est actif — a le devoir de prendre en main le développement de la nation.
Deuxième livre de Samuel (2 S 12, 1-7a. 10-17)
En ces jours-là,
le Seigneur envoya vers David le prophète Nathan
qui alla le trouver et lui dit :
“Dans une même ville, il y avait deux hommes ;
l’un était riche, l’autre était pauvre.
Le riche avait des moutons et des bœufs
en très grand nombre.
Le pauvre n’avait rien qu’une brebis,
une toute petite, qu’il avait achetée.
Il la nourrissait, et elle grandissait
chez lui au milieu de ses fils ;
elle mangeait de son pain, buvait de sa coupe,
elle dormait dans ses bras : elle était comme sa fille.
Un voyageur arriva chez l’homme riche.
Pour préparer le repas de son hôte,
celui-ci épargna ses moutons et ses bœufs.
Il alla prendre la brebis du pauvre,
et la prépara pour l’homme qui était arrivé chez lui.”
Alors, David s’enflamma d’une grande colère contre cet homme,
et dit à Nathan :
“Par le Seigneur vivant,
l’homme qui a fait cela mérite la mort !
Et il remboursera la brebis au quadruple,
pour avoir commis une telle action
et n’avoir pas épargné le pauvre.”
Alors Nathan dit à David :
“Cet homme, c’est toi !
Ainsi parle le Seigneur Dieu d’Israël :
Désormais, l’épée ne s’écartera plus jamais de ta maison,
parce que tu m’as méprisé
et que tu as pris la femme d’Ourias le Hittite
pour qu’elle devienne ta femme.
Ainsi parle le Seigneur :
De ta propre maison,
je ferai surgir contre toi le malheur.
Je t’enlèverai tes femmes sous tes yeux
et je les donnerai à l’un de tes proches,
qui les prendra sous les yeux du soleil.
Toi, tu as agi en cachette,
mais moi, j’agirai à la face de tout Israël,
et à la face du soleil !”
David dit à Nathan :
“J’ai péché contre le Seigneur !”
Nathan lui répondit :
“Le Seigneur a passé sur ton péché,
tu ne mourras pas.
Cependant, parce que tu as bafoué le Seigneur,
le fils que tu viens d’avoir mourra.”
Et Nathan retourna chez lui.
Le Seigneur frappa l’enfant
que la femme d’Ourias avait donné à David,
et il tomba gravement malade.
David implora Dieu pour le petit enfant :
il jeûna strictement,
et, quand il rentrait chez lui,
il passait la nuit couché par terre.
Les anciens de sa maison
insistaient auprès de lui pour qu’il se relève,
mais il refusa, et ne prit avec eux aucune nourriture.
— Parole du Seigneur.
Ps 50 (51), 12-13. 14-15. 16-17
Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,
renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Ne me chasse pas loin de ta face,
ne me reprends pas ton esprit saint.
Rends-moi la joie d’être sauvé ;
que l’esprit généreux me soutienne.
Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins ;
vers toi, reviendront les égarés.
Libère-moi du sang versé, Dieu, mon Dieu sauveur,
et ma langue acclamera ta justice.
Seigneur, ouvre mes lèvres,
et ma bouche annoncera ta louange.
Alléluia. Alléluia.
Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que ceux qui croient en lui aient la vie éternelle.
Alléluia.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc (Mc 4, 35-41)
Ce jour-là, le soir venu, Jésus dit à ses disciples :
“Passons sur l’autre rive.”
Quittant la foule, ils emmenèrent Jésus, comme il était,
dans la barque,
et d’autres barques l’accompagnaient.
Survient une violente tempête.
Les vagues se jetaient sur la barque,
si bien que déjà elle se remplissait.
Lui dormait sur le coussin à l’arrière.
Les disciples le réveillent et lui disent :
“Maître, nous sommes perdus ;
cela ne te fait rien ?”
Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer :
“Silence, tais-toi !”
Le vent tomba,
et il se fit un grand calme.
Jésus leur dit :
“Pourquoi êtes-vous si craintifs ?
N’avez-vous pas encore la foi ?”
Saisis d’une grande crainte,
ils se disaient entre eux :
“Qui est-il donc, celui-ci,
pour que même le vent et la mer lui obéissent ?”
— Acclamons la Parole de Dieu.
Deuxième livre de Samuel (2 S 11, 1-4a. 5-10a. 13-17)
Au retour du printemps,
à l’époque où les rois se mettent en campagne,
David envoya Joab en expédition,
avec ses officiers et toute l’armée d’Israël ;
ils massacrèrent les fils d’Ammone
et mirent le siège devant Rabba.
David était resté à Jérusalem.
Un soir, il se leva de sa couche
pour se promener sur la terrasse du palais.
De là, il aperçut une femme en train de se baigner.
Cette femme était très belle.
David fit demander qui elle était,
et on lui répondit :
“Mais c’est Bethsabée, fille d’Éliam,
la femme d’Ourias le Hittite !”
Alors David envoya des gens la chercher.
Elle vint chez lui ; il coucha avec elle.
La femme devint enceinte,
et elle fit savoir à David :
“Je suis enceinte !”
Alors David expédia ce message à Joab :
“Envoie-moi Ourias le Hittite.”
Et Joab l’envoya à David.
Lorsque Ourias fut arrivé auprès de lui,
David lui demanda comment allaient Joab,
et l’armée, et la guerre.
Puis il lui dit :
“Descends chez toi, prends du repos.”
Ourias sortit du palais,
et l’on portait derrière lui une portion de la table du roi.
Mais Ourias se coucha à l’entrée du palais
avec les serviteurs de son maître ;
il ne descendit pas chez lui.
On annonça à David :
“Ourias n’est pas descendu chez lui.”
Le lendemain, David l’invita à manger et à boire à sa table,
et il l’enivra.
Le soir, Ourias sortit et alla se coucher à nouveau
avec les serviteurs de son maître ;
mais il ne descendit pas chez lui.
Le matin suivant, David écrivit une lettre pour Joab,
et la fit porter par Ourias.
Il disait dans cette lettre :
“Mettez Ourias en première ligne,
au plus fort de la mêlée,
puis repliez-vous derrière lui ;
qu’il soit frappé et qu’il meure !”
Joab, qui assiégeait la ville, plaça Ourias à un endroit
où il savait que les ennemis étaient en force.
Les assiégés firent une sortie contre Joab.
Il y eut des tués dans l’armée, parmi les serviteurs de David,
et Ourias le Hittite mourut aussi.
— Parole du Seigneur.
Ps 50 (51), 3-4. 5-6ab. 6cd-7. 10-11
Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave-moi tout entier de ma faute,
purifie-moi de mon offense.
Oui, je connais mon péché,
ma faute est toujours devant moi.
Contre toi, et toi seul, j’ai péché,
ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait.
Ainsi, tu peux parler et montrer ta justice,
être juge et montrer ta victoire.
Moi, je suis né dans la faute,
j’étais pécheur dès le sein de ma mère.
Fais que j’entende les chants et la fête :
ils danseront, les os que tu broyais.
Détourne ta face de mes fautes,
enlève tous mes péchés.
Alléluia. Alléluia.
Tu es béni, Père, Seigneur du ciel et de la terre, tu as révélé aux tout-petits les mystères du Royaume !
Alléluia.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc (Mc 4, 26-34)
En ce temps-là,
Jésus disait aux foules :
“Il en est du règne de Dieu
comme d’un homme
qui jette en terre la semence :
nuit et jour,
qu’il dorme ou qu’il se lève,
la semence germe et grandit,
il ne sait comment.
D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe,
puis l’épi, enfin du blé plein l’épi.
Et dès que le blé est mûr,
il y met la faucille,
puisque le temps de la moisson est arrivé.”
Il disait encore :
“À quoi allons-nous comparer le règne de Dieu ?
Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ?
Il est comme une graine de moutarde :
quand on la sème en terre,
elle est la plus petite de toutes les semences.
Mais quand on l’a semée,
elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ;
et elle étend de longues branches,
si bien que les oiseaux du ciel
peuvent faire leur nid à son ombre.”
Par de nombreuses paraboles semblables,
Jésus leur annonçait la Parole,
dans la mesure où ils étaient capables de l’entendre.
Il ne leur disait rien sans parabole,
mais il expliquait tout à ses disciples en particulier.
— Acclamons la Parole de Dieu.
Deuxième livre de Samuel (2 S 7, 18-19. 24-29)
Lorsque le prophète Nathan eut transmis à David
les promesses de Dieu,
le roi David vint s’asseoir en présence du Seigneur.
Il dit :
“Qui suis-je donc, Seigneur,
et qu’est-ce que ma maison,
pour que tu m’aies conduit jusqu’ici ?
Mais cela ne te paraît pas encore suffisant, Seigneur,
et tu adresses une parole à la maison de ton serviteur
pour un avenir lointain.Est-ce là, Seigneur Dieu, la destinée de l'homme ?
Pour toi, tu as établi à jamais ton peuple Israël,
et toi, Seigneur, tu es devenu son Dieu.
Maintenant donc, Seigneur Dieu,
la parole que tu as dite au sujet de ton serviteur et de sa maison,
tiens-la pour toujours, et agis selon ce que tu as dit.
Que ton nom soit exalté pour toujours !
Que l’on dise :‘Le Seigneur de l’univers est le Dieu d’Israël’,
et la maison de ton serviteur David sera stable en ta présence.
Oui, c’est toi, Seigneur de l’univers, Dieu d’Israël,
qui as fait cette révélation à ton serviteur :‘Je te bâtirai une maison.’
C’est pourquoi ton serviteur ose t’adresser cette prière :
Seigneur, c’est toi qui es Dieu,
tes paroles sont vérité,
et tu as fait cette magnifique promesse à ton serviteur.
Daigne bénir la maison de ton serviteur,
afin qu’elle soit pour toujours en ta présence.
Car toi, Seigneur Dieu, tu as parlé,
et par ta bénédiction
la maison de ton serviteur sera bénie pour toujours.”
— Parole du Seigneur.
Ps 131 (132), 1-2. 3a. 4a. 5. 11. 12. 13-14
Souviens-toi, Seigneur, de David
et de sa grande soumission
quand il fit au Seigneur un serment,
une promesse au Puissant de Jacob :
“Jamais je n’entrerai sous ma tente,
j’interdirai tout sommeil à mes yeux
avant d’avoir trouvé un lieu pour le Seigneur,
une demeure pour le Puissant de Jacob.”
Le Seigneur l’a juré à David,
et jamais il ne reprendra sa parole :
“C’est un homme issu de toi
que je placerai sur ton trône.
Si tes fils gardent mon alliance,
les volontés que je leur fais connaître,
leurs fils, eux aussi, à tout jamais,
siégeront sur le trône dressé pour toi.”
Car le Seigneur a fait choix de Sion ;
elle est le séjour qu’il désire :
“Voilà mon repos à tout jamais,
c’est le séjour que j’avais désiré.”
Alléluia. Alléluia.
Ta parole est la lumière de mes pas, la lampe de ma route.
Alléluia.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc (Mc 4, 21-25)
En ce temps-là,
Jésus disait à la foule :
“Est-ce que la lampe est apportée
pour être mise sous le boisseau ou sous le lit ?
N’est-ce pas pour être mise sur le lampadaire ?
Car rien n’est caché,
sinon pour être manifesté ;
rien n’a été gardé secret,
sinon pour venir à la clarté.
Si quelqu’un a des oreilles pour entendre,
qu’il entende !”
Il leur disait encore :
“Faites attention à ce que vous entendez !
La mesure que vous utilisez
sera utilisée aussi pour vous,
et il vous sera donné encore plus.
Car celui qui a,
on lui donnera ;
celui qui n’a pas,
on lui enlèvera même ce qu’il a.”
— Acclamons la Parole de Dieu.
Livre des Actes des Apôtres (Ac 22, 3-16)
En ces jours-là,
Paul dit au peuple :
“Je suis Juif,
né à Tarse en Cilicie,
mais élevé ici dans cette ville,
où, à l’école de Gamaliel,
j’ai reçu une éducation strictement conforme à la Loi de nos pères ;
j’avais pour Dieu une ardeur jalouse,
comme vous tous aujourd’hui.
J’ai persécuté à mort ceux qui suivent le Chemin du Seigneur Jésus ;
j’arrêtais hommes et femmes, et les jetais en prison ;
le grand prêtre et tout le collège des anciens
peuvent en témoigner.
Ces derniers m’avaient donné des lettres pour nos frères de Damas
où je me rendais :
je devais ramener à Jérusalem,
ceux de là-bas, enchaînés, pour qu’ils subissent leur châtiment.Donc, comme j’étais en route et que j’approchais de Damas,
soudain vers midi, une grande lumière venant du ciel
m’enveloppa de sa clarté.
Je tombai sur le sol,
et j’entendis une voix me dire :‘ Saul, Saul,
pourquoi me persécuter ?’Et moi je répondis :
‘Qui es-tu, Seigneur ?
– Je suis Jésus le Nazaréen, celui que tu persécutes.’
Ceux qui étaient avec moi virent la lumière,
mais n’entendirent pas la voix de celui qui me parlait.
Alors je dis :‘Que dois-je faire, Seigneur ?’
Le Seigneur me répondit :
‘Relève-toi, va jusqu’à Damas,
et là on te dira tout ce qu’il t’est prescrit de faire.’Comme je n’y voyais plus rien,
à cause de l’éclat de cette lumière,
je me rendis à Damas,
conduit par la main de mes compagnons.
Or, Ananie, un homme religieux selon la Loi,
à qui tous les Juifs résidant là rendaient un bon témoignage,
vint se placer près de moi
et me dit :‘Saul, mon frère,
retrouve la vue.’Et moi, au même instant, je retrouvai la vue,
et je le vis.
Il me dit encore :‘Le Dieu de nos pères t’a destiné à connaître sa volonté,
à voir celui qui est le Juste
et à entendre la voix qui sort de sa bouche.
Car tu seras pour lui, devant tous les hommes,
le témoin de ce que tu as vu et entendu.
Et maintenant, pourquoi tarder ?
Lève-toi et reçois le baptême,
sois lavé de tes péchés en invoquant son nom.’
— Parole du Seigneur.
Livre des Actes des Apôtres (Ac 9, 1-22)
En ces jours-là,
Saul était toujours animé d’une rage meurtrière
contre les disciples du Seigneur.
Il alla trouver le grand prêtre
et lui demanda des lettres pour les synagogues de Damas,
afin que, s’il trouvait des hommes et des femmes
qui suivaient le Chemin du Seigneur,
il les amène enchaînés à Jérusalem.
Comme il était en route et approchait de Damas,
soudain une lumière venant du ciel l’enveloppa de sa clarté.
Il fut précipité à terre ; il entendit une voix qui lui disait :
“Saul, Saul,
pourquoi me persécuter ?”
Il demanda :
“Qui es-tu, Seigneur ?”
La voix répondit :
“Je suis Jésus, celui que tu persécutes.
Relève-toi et entre dans la ville :
on te dira ce que tu dois faire.”
Ses compagnons de route s’étaient arrêtés,
muets de stupeur :
ils entendaient la voix, mais ils ne voyaient personne.
Saul se releva de terre
et, bien qu’il eût les yeux ouverts, il ne voyait rien.
Ils le prirent par la main
pour le faire entrer à Damas.
Pendant trois jours, il fut privé de la vue
et il resta sans manger ni boire.
Or, il y avait à Damas un disciple nommé Ananie.
Dans une vision, le Seigneur lui dit :
“Ananie !”
Il répondit :
“Me voici, Seigneur.”
Le Seigneur reprit :
“Lève-toi, va dans la rue appelée rue Droite, chez Jude :
tu demanderas un homme de Tarse nommé Saul.
Il est en prière,
et il a eu cette vision :
un homme, du nom d’Ananie,
entrait et lui imposait les mains
pour lui rendre la vue.”
Ananie répondit :
“Seigneur, j’ai beaucoup entendu parler de cet homme,
et de tout le mal qu’il a fait subir à tes fidèles à Jérusalem.
Il est ici, après avoir reçu de la part des grands prêtres
le pouvoir d’enchaîner tous ceux qui invoquent ton nom.”
Mais le Seigneur lui dit :
“Va ! car cet homme est l’instrument que j’ai choisi
pour faire parvenir mon nom
auprès des nations, des rois
et des fils d’Israël.
Et moi, je lui montrerai
tout ce qu’il lui faudra souffrir pour mon nom.”
Ananie partit donc
et entra dans la maison.
Il imposa les mains à Saul, en disant :
“Saul, mon frère,
celui qui m’a envoyé, c’est le Seigneur,
c’est Jésus qui t’est apparu
sur le chemin par lequel tu venais.
Ainsi, tu vas retrouver la vue,
et tu seras rempli d’Esprit Saint.”
Aussitôt tombèrent de ses yeux comme des écailles,
et il retrouva la vue.
Il se leva, puis il fut baptisé.
Alors il prit de la nourriture et les forces lui revinrent.
Il passa quelques jours à Damas avec les disciples
et, sans plus attendre, il proclamait Jésus dans les synagogues,
affirmant que celui-ci est le Fils de Dieu.
Tous ceux qui écoutaient étaient stupéfaits
et disaient :
“N’est-ce pas lui qui, à Jérusalem,
s’acharnait contre ceux qui invoquent ce nom-là,
et n’est-il pas venu ici
afin de les ramener enchaînés chez les grands prêtres ?”
Mais Saul, avec une force de plus en plus grande,
réfutait les Juifs qui habitaient Damas,
en démontrant que Jésus est le Christ.
— Parole du Seigneur.
Ps 116 (117), 1. 2
Louez le Seigneur, tous les peuples ;
fêtez-le, tous les pays !
Son amour envers nous s'est montré le plus fort ;
éternelle est la fidélité du Seigneur !
Alléluia. Alléluia.
Tu es béni, Père, Seigneur du ciel et de la terre, tu as révélé aux tout-petits les mystères du Royaume !
Alléluia.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc (Mc 16, 15-18)
En ce temps-là,
Jésus ressuscité dit aux onze Apôtres :
“Allez dans le monde entier.
Proclamez l’Évangile à toute la création.
Celui qui croira et sera baptisé
sera sauvé ;
celui qui refusera de croire
sera condamné.
Voici les signes qui accompagneront
ceux qui deviendront croyants :
en mon nom, ils expulseront les démons ;
ils parleront en langues nouvelles ;
ils prendront des serpents dans leurs mains
et, s’ils boivent un poison mortel,
il ne leur fera pas de mal ;
ils imposeront les mains aux malades,
et les malades s’en trouveront bien.”
— Acclamons la Parole de Dieu.
Deuxième livre de Samuel (2 S 7, 4-17)
Cette nuit-là,
la parole du Seigneur fut adressée à Nathan :
“Va dire à mon serviteur David :
Ainsi parle le Seigneur :
Est-ce toi qui me bâtiras une maison
pour que j’y habite ?
Depuis le jour où j’ai fait monter d’Égypte les fils d’Israël
et jusqu’à ce jour,
je n’ai jamais habité dans une maison ;
j’ai été comme un voyageur,
sous la tente qui était ma demeure.
Pendant tout le temps où j’étais comme un voyageur
parmi tous les fils d’Israël,
ai-je demandé à un seul des juges
que j’avais institués pasteurs de mon peuple Israël :‘Pourquoi ne m’avez-vous pas bâti
une maison de cèdre ?’Tu diras donc à mon serviteur David :
Ainsi parle le Seigneur de l’univers :
C’est moi qui t’ai pris au pâturage,
derrière le troupeau,
pour que tu sois le chef de mon peuple Israël.
J’ai été avec toi partout où tu es allé,
j’ai abattu devant toi tous tes ennemis.
Je t’ai fait un nom aussi grand
que celui des plus grands de la terre.
Je fixerai en ce lieu mon peuple Israël, je l’y planterai,
il s’y établira et ne tremblera plus,
et les méchants ne viendront plus l’humilier,
comme ils l’ont fait autrefois,
depuis le jour où j’ai institué des juges
pour conduire mon peuple Israël.
Oui, je t’ai accordé la tranquillité
en te délivrant de tous tes ennemis.Le Seigneur t’annonce
qu’il te fera lui-même une maison.
Quand tes jours seront accomplis
et que tu reposeras auprès de tes pères,
je te susciterai dans ta descendance un successeur,
qui naîtra de toi,
et je rendrai stable sa royauté.
C’est lui qui bâtira une maison pour mon nom,
et je rendrai stable pour toujours son trône royal.
Moi, je serai pour lui un père ;
et lui sera pour moi un fils.
S’il fait le mal,
je le corrigerai avec le bâton, à la manière humaine,
je le frapperai comme font les hommes.
Mais ma fidélité ne lui sera pas retirée,
comme je l’ai retirée à Saül
que j’ai écarté de devant toi.
Ta maison et ta royauté subsisteront toujours devant moi,
ton trône sera stable pour toujours.”
Toutes ces paroles, toute cette vision,
Nathan les rapporta fidèlement à David.
— Parole du Seigneur.
Ps 88 (89), 4-5. 27-28. 29-30
“Avec mon élu, j’ai fait une alliance,
j’ai juré à David, mon serviteur :
J’établirai ta dynastie pour toujours,
je te bâtis un trône pour la suite des âges.
Il me dira : Tu es mon Père,
mon Dieu, mon roc et mon salut !
Et moi, j’en ferai mon fils aîné,
le plus grand des rois de la terre !
Sans fin je lui garderai mon amour,
mon alliance avec lui sera fidèle ;
je fonderai sa dynastie pour toujours,
son trône aussi durable que les cieux.”
Alléluia. Alléluia.
La semence est la parole de Dieu ; le semeur est le Christ, celui qui le trouve demeure pour toujours.
Alléluia.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc (Mc 4, 1-20)
En ce temps-là,
Jésus se mit de nouveau à enseigner au bord de la mer de Galilée.
Une foule très nombreuse se rassembla auprès de lui,
si bien qu’il monta dans une barque où il s’assit.
Il était sur la mer,
et toute la foule était près de la mer, sur le rivage.
Il leur enseignait beaucoup de choses en paraboles,
et dans son enseignement il leur disait :
“Écoutez ! Voici que le semeur sortit pour semer.
Comme il semait,
du grain est tombé au bord du chemin ;
les oiseaux sont venus et ils ont tout mangé.
Du grain est tombé aussi sur du sol pierreux,
où il n’avait pas beaucoup de terre ;
il a levé aussitôt,
parce que la terre était peu profonde ;
et lorsque le soleil s’est levé, ce grain a brûlé
et, faute de racines, il a séché.
Du grain est tombé aussi dans les ronces,
les ronces ont poussé, l’ont étouffé,
et il n’a pas donné de fruit.
Mais d’autres grains sont tombés dans la bonne terre ;
ils ont donné du fruit
en poussant et en se développant,
et ils ont produit
trente, soixante, cent, pour un.”
Et Jésus disait :
“Celui qui a des oreilles pour entendre,
qu’il entende !”
Quand il resta seul,
ceux qui étaient autour de lui avec les Douze
l’interrogeaient sur les paraboles.
Il leur disait :
“C’est à vous qu’est donné
le mystère du royaume de Dieu ;
mais à ceux qui sont dehors,
tout se présente sous forme de paraboles.
Et ainsi, comme dit le prophète :
Ils auront beau regarder de tous leurs yeux,
ils ne verront pas ;
ils auront beau écouter de toutes leurs oreilles,
ils ne comprendront pas ;
sinon ils se convertiraient
et recevraient le pardon.”
Il leur dit encore :
“Vous ne saisissez pas cette parabole ?
Alors, comment comprendrez-vous toutes les paraboles ?
Le semeur sème la Parole.
Il y a ceux qui sont au bord du chemin
où la Parole est semée :
quand ils l’entendent,
Satan vient aussitôt
et enlève la Parole semée en eux.
Et de même, il y a ceux qui ont reçu la semence
dans les endroits pierreux :
ceux-là, quand ils entendent la Parole,
ils la reçoivent aussitôt avec joie ;
mais ils n’ont pas en eux de racine,
ce sont les gens d’un moment ;
que vienne la détresse ou la persécution à cause de la Parole,
ils trébuchent aussitôt.
Et il y en a d’autres qui ont reçu la semence dans les ronces :
ceux-ci entendent la Parole,
mais les soucis du monde, la séduction de la richesse
et toutes les autres convoitises
les envahissent et étouffent la Parole,
qui ne donne pas de fruit.
Et il y a ceux qui ont reçu la semence dans la bonne terre :
ceux-là entendent la Parole, ils l’accueillent,
et ils portent du fruit :
trente, soixante, cent, pour un.”
— Acclamons la Parole de Dieu.
Deuxième livre de Samuel (2 S 6, 12b-15. 17-19)
En ces jours-là,
David fit monter l’arche de Dieu
de la maison d’Obed-Édom
jusqu’à la Cité de David,
au milieu des cris de joie.
Quand les porteurs de l’Arche eurent avancé de six pas,
il offrit en sacrifice un taureau et un veau gras.
David, vêtu d’un pagne de lin, dansait devant le Seigneur,
en tournoyant de toutes ses forces.
David et tout le peuple d’Israël
firent monter l’arche du Seigneur
parmi les ovations, au son du cor.
Ils amenèrent donc l’arche du Seigneur
et l’installèrent à sa place, au milieu de la tente
que David avait dressée pour elle.
Puis il offrit devant le Seigneur
des holocaustes et des sacrifices de paix.
Quand David eut achevé d’offrir les holocaustes
et les sacrifices de paix,
il bénit le peuple au nom du Seigneur des armées.
Il fit une distribution à tout le peuple,
à la foule entière des Israélites, hommes et femmes :
pour chacun une galette de pain, un morceau de rôti
et un gâteau de raisins.
Ensuite tout le monde s’en retourna chacun chez soi.
— Parole du Seigneur.
Ps 23 (24), 7. 8. 9. 10
Portes, levez vos frontons !
élevez-vous, portes éternelles :
qu’il entre, le roi de gloire !
Qui est ce roi de gloire ?
C’est le Seigneur, le fort, le vaillant,
le Seigneur, le vaillant des combats.
Portes, levez vos frontons !
levez-les, portes éternelles :
qu’il entre, le roi de gloire !
Qui donc est ce roi de gloire ?
C’est le Seigneur, Dieu de l’univers ;
c’est lui, le roi de gloire.
Alléluia. Alléluia.
Tu es béni, Père, Seigneur du ciel et de la terre, tu as révélé aux tout-petits les mystères du Royaume !
Alléluia.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (Mc 3, 31-35)
En ce temps-là,
comme Jésus était dans une maison,
arrivent sa mère et ses frères.
Restant au-dehors,
ils le font appeler.
Une foule était assise autour de lui ;
et on lui dit :
“Voici que ta mère et tes frères sont là dehors :
ils te cherchent.”
Mais il leur répond :
“Qui est ma mère ? qui sont mes frères ?”
Et parcourant du regard
ceux qui étaient assis en cercle autour de lui,
il dit :
“Voici ma mère et mes frères.
Celui qui fait la volonté de Dieu,
celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère.”
— Acclamons la Parole de Dieu.
Troisième dimanche simple année B : Un visage laid ne peut pas être changé, mais un mauvais caractère peut être changé ; Le Royaume de Dieu est proche, croyez en l’Évangile. Le Saint-Père a consacré le troisième dimanche de janvier au dimanche de la Parole de Dieu, un moment pour se concentrer sur le rôle des Saintes Écritures dans nos vies. L'ignorance de ce qui est dit dans les Saintes Écritures est aussi l'ignorance de Dieu. Jésus a continué à prêcher l'Évangile que Jean avait fait, appelant à la repentance. Les disciples de Jésus, qu'il a appelés à le suivre, ont abandonné leur identité et ont obéi comme le Seigneur leur a enseigné...
Deuxième livre de Samuel (2 S 5, 1-7. 10)
En ces jours-là,
toutes les tribus d’Israël vinrent trouver David à Hébron
et lui dirent :
“Vois ! Nous sommes de tes os et de ta chair.
Dans le passé déjà, quand Saül était notre roi,
c’est toi qui menais Israël en campagne et le ramenais,
et le Seigneur t’a dit :Tu seras le berger d’Israël mon peuple,
tu seras le chef d’Israël.”
Ainsi, tous les anciens d’Israël
vinrent trouver le roi à Hébron.
Le roi David fit alliance avec eux, à Hébron,
devant le Seigneur.
Ils donnèrent l’onction à David
pour le faire roi sur Israël.
Il avait trente ans quand il devint roi,
et il régna quarante ans :
à Hébron il régna sur Juda pendant sept ans et demi ;
et à Jérusalem il régna trente-trois ans,
à la fois sur Israël et sur Juda.
Le roi avec ses hommes marcha sur Jérusalem
contre les habitants de la région, les Jébuséens.
On lui dit :
“Tu n’entreras pas ici :
des aveugles et des boiteux suffiraient à te repousser.”
Autrement dit : David n’entrera pas ici.
Mais David s’empara de la forteresse de Sion
— c’est la Cité de David.
David devint de plus en plus puissant.
Le Seigneur, Dieu des armées, était avec lui.
— Parole du Seigneur.
Ps 88 (89), 20. 21-22. 25-26
Autrefois, tu as parlé à tes amis,
dans une vision tu leur as dit :
“J’ai donné mon appui à un homme d’élite,
j’ai choisi dans ce peuple un jeune homme.
J’ai trouvé David, mon serviteur,
je l’ai sacré avec mon huile sainte ;
et ma main sera pour toujours avec lui,
mon bras fortifiera son courage.
Mon amour et ma fidélité sont avec lui,
mon nom accroît sa vigueur ;
j’étendrai son pouvoir sur la mer
et sa domination jusqu’aux fleuves.”
Alléluia. Alléluia.
Notre Sauveur, le Christ Jésus, a détruit la mort ; il a fait resplendir la vie par l’Évangile.
Alléluia.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc (Mc 3, 22-30)
En ce temps-là,
les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient :
“Ce Jésus est possédé par Béelzéboul ;
c’est par le chef des démons
qu’il expulse les démons.”
Les appelant près de lui,
Jésus leur dit en parabole :
“Comment Satan peut-il expulser Satan ?
Si un royaume est divisé contre lui-même,
ce royaume ne peut pas tenir.
Si les gens d’une même maison se divisent entre eux,
ces gens ne pourront pas tenir.
Si Satan s’est dressé contre lui-même, s’il est divisé,
il ne peut pas tenir ;
c’en est fini de lui.
Mais personne ne peut entrer
dans la maison d’un homme fort et piller ses biens,
s’il ne l’a d’abord ligoté.
Alors seulement il pillera sa maison.
Amen, je vous le dis :
Tout sera pardonné aux enfants des hommes :
leurs péchés et les blasphèmes qu’ils auront proférés.
Mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint,
il n’aura jamais de pardon.
Il est coupable d’un péché pour toujours.”
Jésus parla ainsi parce qu’ils avaient dit :
“Il est possédé par un esprit impur.”
— Acclamons la Parole de Dieu.
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