Première lecture

Premier livre des Rois (1 R 12, 26-32 ; 13, 33-34)

Jéroboam fit fabriquer deux veaux en or.

En ces jours-là,
devenu roi des dix tribus d’Israël,
Jéroboam se dit :

“Maintenant, le royaume risque fort
de se rallier de nouveau à la maison de David.
Si le peuple continue de monter à Jérusalem
pour offrir des sacrifices dans la maison du Seigneur,
le cœur de ce peuple reviendra vers son souverain,
Roboam, roi de Juda,
et l’on me tuera.”

Après avoir tenu conseil,
Jéroboam fit fabriquer deux veaux en or,
et il déclara au peuple :

“Voilà trop longtemps que vous montez à Jérusalem !
Israël, voici tes dieux,
qui t’ont fait monter du pays d’Égypte.”

Il plaça l’un des deux veaux à Béthel, l’autre à Dane,
et ce fut un grand péché.

Le peuple conduisit en procession celui qui allait à Dane.
Jéroboam y établit un temple à la manière des lieux sacrés.
Il institua des prêtres pris n’importe où,
et qui n’étaient pas des descendants de Lévi.
Jéroboam célébra la fête le quinzième jour du huitième mois,
fête pareille à celle que l’on célébrait en Juda,
et il monta à l’autel.
Il fit de même à Béthel
en offrant des sacrifices aux veaux qu’il avait fabriqués ;
il établit à Béthel les prêtres des lieux sacrés
qu’il avait institués.
Jéroboam persévéra dans sa mauvaise conduite ;
il continua d’instituer n’importe qui
comme prêtres des lieux sacrés :
il donnait l’investiture à tous ceux qui le désiraient,
pour en faire des prêtres des lieux sacrés.
Tout cela fit tomber dans le péché la maison de Jéroboam,
entraîna sa ruine
et provoqua sa disparition de la surface de la terre.

— Parole du Seigneur.

Psaume

Ps 105 (106), 6-7ab. 19-20. 21-22

Souviens-toi de nous, Seigneur, dans ta bienveillance pour ton peuple.

Avec nos pères, nous avons péché,
nous avons failli et renié.
En Égypte, nos pères ont méconnu tes miracles,
oublié l’abondance de tes grâces.

À l’Horeb ils fabriquent un veau,
ils adorent un objet en métal :
ils échangeaient ce qui était leur gloire
pour l’image d’un taureau, d’un ruminant.

Ils oublient le Dieu qui les sauve,
qui a fait des prodiges en Égypte,
des miracles au pays de Cham,
des actions terrifiantes sur la mer Rouge.

Évangile

Alléluia. Alléluia.

L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.

Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc (Mc 8, 1-10)

Les gens mangèrent et furent rassasiés.

En ces jours-là,
comme il y avait de nouveau une grande foule,
et que les gens n’avaient rien à manger,
Jésus appelle à lui ses disciples et leur dit :

“J’ai de la compassion pour cette foule,
car depuis trois jours déjà ils restent auprès de moi,
et n’ont rien à manger.
Si je les renvoie chez eux à jeun,
ils vont défaillir en chemin,
et certains d’entre eux sont venus de loin.”

Ses disciples lui répondirent :

“Où donc pourra-t-on trouver du pain
pour les rassasier ici, dans le désert ?”

Il leur demanda :

“Combien de pains avez-vous ?”

Ils lui dirent :

“Sept.”

Alors il ordonna à la foule de s’asseoir par terre.
Puis, prenant les sept pains
et rendant grâce,
il les rompit,
et il les donnait à ses disciples
pour que ceux-ci les distribuent ;
et ils les distribuèrent à la foule.
Ils avaient aussi quelques petits poissons,
que Jésus bénit et fit aussi distribuer.
Les gens mangèrent et furent rassasiés.
On ramassa les morceaux qui restaient :
cela faisait sept corbeilles.
Or, ils étaient environ quatre mille.
Puis Jésus les renvoya.
Aussitôt, montant dans la barque avec ses disciples,
il alla dans la région de Dalmanoutha.

— Acclamons la Parole de Dieu.

Première lecture

Premier livre des Rois (1 R 11, 29-32 ; 12, 19)

Israël rejeta la maison de David.

Salomon avait fait de Jéroboam un inspecteur des corvées.
Un jour que Jéroboam était sorti de Jérusalem,
il fut arrêté en chemin par le prophète Ahias de Silo ;
celui-ci portait un manteau neuf,
et tous deux étaient seuls dans la campagne.
Ahias prit le manteau neuf qu’il portait
et le déchira en douze morceaux.
Puis il dit à Jéroboam :

“Prends pour toi dix morceaux,
car ainsi parle le Seigneur, Dieu d’Israël :
Voici que je vais déchirer le royaume
en l’arrachant à Salomon,
et je te donnerai dix tribus.
Il lui restera une tribu,
à cause de mon serviteur David, et de Jérusalem,
la ville que je me suis choisie
parmi toutes les tribus d’Israël.”

Les dix tribus d’Israël rejetèrent la maison de David,
et cette situation dure encore aujourd’hui où ceci est écrit.

— Parole du Seigneur.

Psaume

Ps 80 (81), 10-11ab. 12-13. 14-15

C’est moi, le Seigneur ton Dieu : écoute, je t’adjure, ô mon peuple.

“Tu n’auras pas chez toi d’autres dieux,
tu ne serviras aucun dieu étranger.
C’est moi, le Seigneur ton Dieu,
qui t’ai fait monter de la terre d’Égypte !

“Mais mon peuple n’a pas écouté ma voix,
Israël n’a pas voulu de moi.
Je l’ai livré à son cœur endurci :
qu’il aille et suive ses vues !

“Ah ! Si mon peuple m’écoutait,
Israël, s’il allait sur mes chemins !
Aussitôt j’humilierais ses ennemis,
contre ses oppresseurs je tournerais ma main.”

Évangile

Alléluia. Alléluia.

Seigneur, ouvre notre cœur pour nous rendre attentifs aux paroles de ton Fils.

Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc (Mc 7, 31-37)

Il fait entendre les sourds et parler les muets.

En ce temps-là,
Jésus quitta le territoire de Tyr ;
passant par Sidon, il prit la direction de la mer de Galilée
et alla en plein territoire de la Décapole.
Des gens lui amènent un sourd
qui avait aussi de la difficulté à parler,
et supplient Jésus de poser la main sur lui.
Jésus l’emmena à l’écart, loin de la foule,
lui mit les doigts dans les oreilles,
et, avec sa salive, lui toucha la langue.
Puis, les yeux levés au ciel,
il soupira et lui dit :

“Effata !”, c’est-à-dire : “Ouvre-toi !”

Ses oreilles s’ouvrirent ;
sa langue se délia,
et il parlait correctement.
Alors Jésus leur ordonna
de n’en rien dire à personne ;
mais plus il leur donnait cet ordre,
plus ceux-ci le proclamaient.
Extrêmement frappés, ils disaient :

“Il a bien fait toutes choses :
il fait entendre les sourds et parler les muets.”

— Acclamons la Parole de Dieu.

Première lecture

Premier livre des Rois (1 R 11, 4-13)

Puisque tu n’as pas gardé mon alliance, je vais t’enlever le royaume. Mais je laisserai une tribu à ton fils, à cause de David.

Salomon vieillissait ;
ses femmes le détournèrent vers d’autres dieux,
et son cœur n’était plus tout entier au Seigneur,
comme l’avait été celui de son père David.
Salomon prit part au culte d’Astarté, la déesse des Sidoniens,
et à celui de Milcom, l’horrible idole des Ammonites.
Il fit ce qui est mal aux yeux du Seigneur,
et il ne lui obéit pas aussi parfaitement que son père David.
Il construisit alors, sur la montagne à l’est de Jérusalem,
un lieu sacré pour Camosh, l’horrible idole de Moab,
et un autre pour Milcom, l’horrible idole des Ammonites.
Il en fit d’autres pour permettre à toutes ses femmes étrangères
de brûler de l’encens et d’offrir des sacrifices à leurs dieux.
Le Seigneur s’irrita contre Salomon
parce qu’il s’était détourné du Seigneur Dieu d’Israël.
Pourtant, celui-ci lui était apparu deux fois,
et lui avait défendu de suivre d’autres dieux ;
mais Salomon avait désobéi.
Le Seigneur lui déclara :

“Puisque tu t’es conduit de cette manière,
puisque tu n’as pas gardé mon alliance
ni observé mes décrets,
je vais t’enlever le royaume
et le donner à l’un de tes serviteurs.
Seulement, à cause de ton père David,
je ne ferai pas cela durant ta vie ;
c’est de la main de ton fils
que j’enlèverai le royaume.
Et encore, je ne lui enlèverai pas tout,
je laisserai une tribu à ton fils,
à cause de mon serviteur David
et de Jérusalem, la ville que j’ai choisie.”

— Parole du Seigneur.

Psaume

Ps 105 (106), 3-4ab. 6. 35. 36-37. 39-40

Souviens-toi de nous, Seigneur, dans ta bienveillance pour ton peuple.

Heureux qui pratique la justice,
qui observe le droit en tout temps !
Souviens-toi de moi, Seigneur,
dans ta bienveillance pour ton peuple.

Avec nos pères, nous avons péché,
nous avons failli et renié.
Ils vont se mêler aux païens,
ils apprennent leur manière d’agir.

Alors ils servent leurs idoles,
et pour eux c’est un piège :
ils offrent leurs fils et leurs filles
en sacrifice aux démons.

De telles pratiques les souillent ;
ils se prostituent par de telles actions.
Et le Seigneur prend feu contre son peuple :
ses héritiers lui font horreur.

Évangile

Alléluia. Alléluia.

Accueillez dans la douceur la Parole semée en nous : c’est elle qui peut vous sauver.

Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc (Mc 7, 24-30)

Les petits chiens, sous la table, mangent bien les miettes des petits enfants !

En ce temps-là,
Jésus partit et se rendit dans le territoire de Tyr.
Il était entré dans une maison,
et il ne voulait pas qu’on le sache,
mais il ne put rester inaperçu :
une femme entendit aussitôt parler de lui ;
elle avait une petite fille possédée par un esprit impur ;
elle vint se jeter à ses pieds.
Cette femme était païenne, syro-phénicienne de naissance,
et elle lui demandait d’expulser le démon hors de sa fille.
Il lui disait :

“Laisse d’abord les enfants se rassasier,
car il n’est pas bien de prendre le pain des enfants
et de le jeter aux petits chiens.”

Mais elle lui répliqua :

“Seigneur, les petits chiens, sous la table,
mangent bien les miettes des petits enfants !”

Alors il lui dit :

“À cause de cette parole, va :
le démon est sorti de ta fille.”

Elle rentra à la maison,
et elle trouva l’enfant étendue sur le lit :
le démon était sorti d’elle.

— Acclamons la Parole de Dieu.

Cinquième dimanche ordinaire "B" : La souffrance a une raison plus élevée. Derrière ce qui dépasse la compréhension humaine, c’est sur Dieu que l’on peut s’appuyer, comme Job l’a expérimenté. Les gens qui ne comprennent pas le sens de la vie se remettent en question, le danger et la souffrance, dans ce monde est une manière de chercher Dieu. Les gens doivent lutter et rejeter la déception et se tourner vers Dieu car Il protège les pauvres et les vulnérables. La maison de Pierre, où se trouvait le Christ, représente l'Église, tandis que l'Église humaine est les disciples de Jésus ; L'Évangile lu aujourd'hui reflète le service humain rendu à l'Église. Nous avons tous un rôle à servir dans l'Église... 

Première lecture

Premier livre des Rois (1 R 10, 1-10)

La reine de Saba vit toute la sagesse de Salomon.

En ces jours-là,
la reine de Saba avait entendu parler
de la renommée de Salomon,
qui faisait honneur au nom du Seigneur.
Elle vint donc pour le mettre à l’épreuve
en lui proposant des énigmes.
Elle arriva à Jérusalem avec une escorte imposante :
des chameaux chargés d’aromates
et d’une énorme quantité d’or et de pierres précieuses.
Quand elle fut parvenue auprès de Salomon,
elle lui exposa les questions qu’elle avait préparées,
mais Salomon trouva réponse à tout
et ne fut arrêté par aucune difficulté.
Lorsque la reine de Saba vit toute la sagesse de Salomon,
le palais qu’il avait construit,
les plats servis à sa table, le logement de ses officiers,
la tenue du service et l’habillement des serviteurs,
ses sommeliers,
les holocaustes qu’il offrait à la maison du Seigneur,
elle en eut le souffle coupé, et elle dit au roi :

“Ce que j’ai entendu dire dans mon pays
sur toi et sur ta sagesse,
c’était donc vrai !
Je ne voulais pas croire ce qu’on disait,
avant de venir et de voir de mes yeux ;
mais voilà qu’on ne m’en avait pas appris la moitié !
Tu surpasses en sagesse et en magnificence
la renommée qui était venue jusqu’à moi.
Heureux tes gens,
heureux tes serviteurs que voici,
eux qui se tiennent continuellement devant toi
et qui entendent ta sagesse !
Béni soit le Seigneur ton Dieu,
qui t’a montré sa bienveillance
en te plaçant sur le trône d’Israël.
Parce que le Seigneur aime Israël pour toujours,
il t’a établi roi pour exercer le droit et la justice.”

Elle fit présent au roi de cent vingt lingots d’or,
d’une grande quantité d’aromates et de pierres précieuses ;
il n’est plus jamais venu une quantité d’aromates
pareille à celle que la reine de Saba
avait donnée au roi Salomon.

— Parole du Seigneur.

Psaume

Ps 36 (37), 5-6. 30-31. 39-40ac

Les lèvres du juste redisent la sagesse.

Dirige ton chemin vers le Seigneur,
fais-lui confiance, et lui, il agira.
Il fera lever comme le jour ta justice,
et ton droit comme le plein midi.

Les lèvres du juste redisent la sagesse
et sa bouche énonce le droit.
La loi de son Dieu est dans son cœur ;
il va, sans craindre les faux pas.

Le Seigneur est le salut pour les justes,
leur abri au temps de la détresse.
Le Seigneur les aide et les délivre,
car ils cherchent en lui leur refuge.

Évangile

Alléluia. Alléluia.

Ta parole, Seigneur, est vérité ; dans cette vérité, sanctifie-nous.

Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc (Mc 7, 14-23)

Ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur.

En ce temps-là,
appelant de nouveau la foule, Jésus lui disait :

“Écoutez-moi tous, et comprenez bien.
Rien de ce qui est extérieur à l’homme
et qui entre en lui
ne peut le rendre impur.
Mais ce qui sort de l’homme,
voilà ce qui rend l’homme impur.”

Quand il eut quitté la foule pour rentrer à la maison,
ses disciples l’interrogeaient sur cette parabole.
Alors il leur dit :

“Êtes-vous donc sans intelligence, vous aussi ?
Ne comprenez-vous pas
que tout ce qui entre dans l’homme, en venant du dehors,
ne peut pas le rendre impur,
parce que cela n’entre pas dans son cœur,
mais dans son ventre, pour être éliminé ?”

C’est ainsi que Jésus déclarait purs tous les aliments.

Il leur dit encore :

“Ce qui sort de l’homme,
c’est cela qui le rend impur.
Car c’est du dedans, du cœur de l’homme,
que sortent les pensées perverses :
inconduites, vols, meurtres,
adultères, cupidités, méchancetés,
fraude, débauche, envie,
diffamation, orgueil et démesure.
Tout ce mal vient du dedans,
et rend l’homme impur.”

— Acclamons la Parole de Dieu.

Première lecture

Premier livre des Rois (1 R 8, 22-23. 27-30)

Tu as dit : “C’est ici que sera mon nom.” Écoute donc la supplication de ton peuple Israël.

En ces jours-là,
lors de la consécration du Temple,
Salomon se plaça devant l’autel du Seigneur,
en face de toute l’assemblée d’Israël ;
il étendit les mains vers le ciel
et fit cette prière :

“Seigneur, Dieu d’Israël,
il n’y a pas de Dieu comme toi,
ni là-haut dans les cieux,
ni sur la terre ici-bas ;
car tu gardes ton Alliance et ta fidélité envers tes serviteurs,
quand ils marchent devant toi de tout leur cœur.
Est-ce que, vraiment, Dieu habiterait sur la terre ?
Les cieux et les hauteurs des cieux ne peuvent te contenir :
encore moins cette Maison que j’ai bâtie !
Sois attentif à la prière et à la supplication de ton serviteur.
Écoute, Seigneur mon Dieu, la prière et le cri
qu’il lance aujourd’hui vers toi.
Que tes yeux soient ouverts nuit et jour sur cette Maison,
sur ce lieu dont tu as dit :

‘C’est ici que sera mon nom.’

Écoute donc la prière que ton serviteur fera en ce lieu.
Écoute la supplication de ton serviteur et de ton peuple Israël,
lorsqu’ils prieront en ce lieu.
Toi, dans les cieux où tu habites,
écoute et pardonne.”

– Parole du Seigneur.

Psaume

Ps 83 (84), 3. 4. 5. 10. 11abcd

De quel amour sont aimées tes demeures, Seigneur, Dieu de l’univers !

Mon âme s’épuise à désirer
les parvis du Seigneur ;
mon cœur et ma chair sont un cri
vers le Dieu vivant !

L’oiseau lui-même s’est trouvé une maison,
et l’hirondelle, un nid pour abriter sa couvée :
tes autels, Seigneur de l’univers,
mon Roi et mon Dieu !

Heureux les habitants de ta maison :
ils pourront te chanter encore !
Dieu, vois notre bouclier,
regarde le visage de ton messie.

Oui, un jour dans tes parvis
en vaut plus que mille.
J’ai choisi de me tenir sur le seuil,
dans la maison de mon Dieu.

Évangile

Alléluia. Alléluia.

Incline mon cœur vers tes exigences ; fais-moi la grâce de ta loi, Seigneur.

Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc (Mc 7, 1-13)

Vous laissez de côté le commandement de Dieu, pour vous attacher à la tradition des hommes.

En ce temps-là,
les pharisiens et quelques scribes, venus de Jérusalem,
se réunissent auprès de Jésus,
et voient quelques-uns de ses disciples prendre leur repas
avec des mains impures, c’est-à-dire non lavées.
– Les pharisiens en effet, comme tous les Juifs,
se lavent toujours soigneusement les mains avant de manger,
par attachement à la tradition des anciens ;
et au retour du marché,
ils ne mangent pas avant de s’être aspergés d’eau,
et ils sont attachés encore par tradition
à beaucoup d’autres pratiques :
lavage de coupes, de carafes et de plats.
Alors les pharisiens et les scribes demandèrent à Jésus :

“Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens ?
Ils prennent leurs repas avec des mains impures.”

Jésus leur répondit :

“Isaïe a bien prophétisé à votre sujet, hypocrites,
ainsi qu’il est écrit :

‘Ce peuple m’honore des lèvres,
mais son cœur est loin de moi.
C’est en vain qu’ils me rendent un culte ;
les doctrines qu’ils enseignent ne sont que des préceptes humains.’

Vous aussi, vous laissez de côté le commandement de Dieu,
pour vous attacher à la tradition des hommes.”

Il leur disait encore :

“Vous rejetez bel et bien le commandement de Dieu
pour établir votre tradition.
En effet, Moïse a dit :

‘Honore ton père et ta mère.’

Et encore :

‘Celui qui maudit son père ou sa mère sera mis à mort.’

Mais vous, vous dites :
Supposons qu’un homme déclare
à son père ou à sa mère :

‘Les ressources qui m’auraient permis de t’aider
sont korbane, c’est-à-dire don réservé à Dieu’,

alors vous ne l’autorisez plus à faire quoi que ce soit
pour son père ou sa mère ;
vous annulez ainsi la parole de Dieu
par la tradition que vous transmettez.
Et vous faites beaucoup de choses du même genre.”

– Acclamons la Parole de Dieu.

Première lecture

Premier livre des Rois (1 R 8, 1-7. 9-13)

Les prêtres transportèrent l’Arche dans le Saint des Saints, et la nuée remplit la maison du Seigneur.

En ces jours-là,
Salomon rassembla auprès de lui à Jérusalem
les anciens d’Israël et tous les chefs des tribus,
les chefs de famille des fils d’Israël,
pour aller chercher l’arche de l’Alliance du Seigneur
dans la Cité de David, c’est-à-dire à Sion.
Tous les hommes d’Israël
se rassemblèrent auprès du roi Salomon
au septième mois, durant la fête des Tentes.
Quand tous les anciens d’Israël furent arrivés,
les prêtres se chargèrent de l’Arche.
Ils emportèrent l’arche du Seigneur et la tente de la Rencontre
avec tous les objets sacrés qui s’y trouvaient ;
ce sont les prêtres et les lévites qui les transportèrent.
Le roi Salomon et, avec lui, toute la communauté d’Israël
qu’il avait convoquée auprès de lui devant l’Arche
offrirent en sacrifice des moutons et des bœufs :
il y en avait un si grand nombre
qu’on ne pouvait ni le compter ni l’évaluer.
Puis les prêtres transportèrent l’Arche à sa place,
dans la Chambre sainte que l’on appelle le Saint des Saints,
sous les ailes des kéroubim.
Ceux-ci, en effet, étendaient leurs ailes
au-dessus de l’emplacement de l’Arche :
ils protégeaient l’Arche et ses barres.
Dans l’Arche, il n’y avait rien,
sinon les deux tables de pierre
que Moïse y avait placées au mont Horeb,
quand le Seigneur avait conclu alliance avec les fils d’Israël,
à leur sortie du pays d’Égypte.
Quand les prêtres sortirent du sanctuaire,
la nuée remplit la maison du Seigneur,
et, à cause d’elle,
les prêtres durent interrompre le service divin :
la gloire du Seigneur remplissait la maison du Seigneur !
Alors Salomon s’écria :

“Le Seigneur déclare demeurer dans la nuée obscure.
Et maintenant, je t’ai construit, Seigneur,
une maison somptueuse,
un lieu où tu habiteras éternellement.”

— Parole du Seigneur.

Psaume

Ps 131 (132), 1a. 2b. 4a. 5a. 6-7. 9-10

Monte, Seigneur, vers le lieu de ton repos, toi, et l’arche de ta force !

Souviens-toi, Seigneur, de David,
de sa promesse au Puissant de Jacob :
“J’interdirai tout sommeil à mes yeux
avant d’avoir trouvé un lieu pour le Seigneur.”

Voici qu’on nous l’annonce à Éphrata,
nous l’avons trouvée près de Yagar.
Entrons dans la demeure de Dieu,
prosternons-nous aux pieds de son trône.

Que tes prêtres soient vêtus de justice,
que tes fidèles crient de joie !
Pour l’amour de David, ton serviteur,
ne repousse pas la face de ton messie.

Évangile

Alléluia. Alléluia.

Jésus proclamait l’Évangile du Royaume et guérissait toute infirmité dans le peuple.

Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc (Mc 6, 53-56)

Tous ceux qui touchèrent la frange de son manteau étaient sauvés.

En ce temps-là,
après la traversée,
abordant à Génésareth
Jésus et ses disciples accostèrent.
Ils sortirent de la barque,
et aussitôt les gens reconnurent Jésus :
ils parcoururent toute la région,
et se mirent à apporter les malades sur des brancards
là où l’on apprenait que Jésus se trouvait.
Et dans tous les endroits où il se rendait,
dans les villages, les villes ou les campagnes,
on déposait les infirmes sur les places.
Ils le suppliaient de leur laisser toucher
ne serait-ce que la frange de son manteau.
Et tous ceux qui la touchèrent
étaient sauvés.

— Acclamons la Parole de Dieu.

Première lecture

Livre de Job (Jb 7, 1-4. 6-7)

Je ne compte que des nuits de souffrance.

Job prit la parole et dit :

“Vraiment, la vie de l’homme sur la terre est une corvée,
il fait des journées de manœuvre.
Comme l’esclave qui désire un peu d’ombre,
comme le manœuvre qui attend sa paye,
depuis des mois je n’ai en partage que le néant,
je ne compte que des nuits de souffrance.
À peine couché, je me dis :

‘Quand pourrai-je me lever ?’

Le soir n’en finit pas :
je suis envahi de cauchemars jusqu’à l’aube.
Mes jours sont plus rapides que la navette du tisserand,
ils s’achèvent faute de fil.
Souviens-toi, Seigneur : ma vie n’est qu’un souffle,
mes yeux ne verront plus le bonheur.”

— Parole du Seigneur.

Psaume

Ps 146 (147a), 1. 3. 4-5. 6-7

Bénissons le Seigneur qui guérit nos blessures !

Il est bon de fêter notre Dieu,
il est beau de chanter sa louange :
il guérit les cœurs brisés
et soigne leurs blessures.

Il compte le nombre des étoiles,
il donne à chacune un nom ;
il est grand, il est fort, notre Maître :
nul n’a mesuré son intelligence.

Le Seigneur élève les humbles
et rabaisse jusqu’à terre les impies.
Entonnez pour le Seigneur l’action de grâce,
jouez pour notre Dieu sur la cithare !

Deuxième lecture

Première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens (1 Co 9, 16-19. 22-23)

Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile !

Frères,
annoncer l’Évangile,
ce n’est pas là pour moi un motif de fierté,
c’est une nécessité qui s’impose à moi.
Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile !
Certes, si je le fais de moi-même,
je mérite une récompense.
Mais je ne le fais pas de moi-même,
c’est une mission qui m’est confiée.
Alors quel est mon mérite ?
C’est d’annoncer l’Évangile
sans rechercher aucun avantage matériel,
et sans faire valoir mes droits de prédicateur de l’Évangile.
Oui, libre à l’égard de tous,
je me suis fait l’esclave de tous
afin d’en gagner le plus grand nombre possible.
Avec les faibles, j’ai été faible,
pour gagner les faibles.
Je me suis fait tout à tous
pour en sauver à tout prix quelques-uns.
Et tout cela, je le fais à cause de l’Évangile,
pour y avoir part, moi aussi.

— Parole du Seigneur.

Évangile

Alléluia. Alléluia.

Le Christ a pris nos souffrances, il a porté nos maladies.

Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc (Mc 1, 29-39)

Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies.

En ce temps-là,
aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm,
Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean,
dans la maison de Simon et d’André.
Or, la belle-mère de Simon était au lit,
elle avait de la fièvre.
Aussitôt, on parla à Jésus de la malade.
Jésus s’approcha,
la saisit par la main
et la fit lever.
La fièvre la quitta,
et elle les servait.

Le soir venu, après le coucher du soleil,
on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal
ou possédés par des démons.
La ville entière se pressait à la porte.
Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies,
et il expulsa beaucoup de démons ;
il empêchait les démons de parler,
parce qu’ils savaient, eux, qui il était.

Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube.
Il sortit et se rendit dans un endroit désert,
et là il priait.
Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche.
Ils le trouvent et lui disent :

“Tout le monde te cherche.”

Jésus leur dit :

“Allons ailleurs, dans les villages voisins,
afin que là aussi je proclame l’Évangile ;
car c’est pour cela que je suis sorti.”

Et il parcourut toute la Galilée,
proclamant l’Évangile dans leurs synagogues,
et expulsant les démons.

— Acclamons la Parole de Dieu.

Première lecture

Premier livre des Rois (1 R 3, 4-13)

Donne à ton serviteur un cœur attentif pour qu’il sache gouverner ton peuple.

En ces jours-là,
le roi Salomon se rendit à Gabaon,
qui était alors le lieu sacré le plus important,
pour y offrir un sacrifice ;
il immola sur l’autel un millier de bêtes en holocauste.
À Gabaon, pendant la nuit, le Seigneur lui apparut en songe.
Dieu lui dit :

“Demande ce que je dois te donner.”

Salomon répondit :

“Tu as traité ton serviteur David, mon père,
avec une grande fidélité,
lui qui a marché en ta présence
dans la loyauté, la justice et la droiture de cœur envers toi.
Tu lui as gardé cette grande fidélité,
tu lui as donné un fils qui est assis maintenant sur son trône.
Ainsi donc, Seigneur mon Dieu,
c’est toi qui m’as fait roi, moi, ton serviteur,
à la place de David, mon père ;
or, je suis un tout jeune homme,
ne sachant comment se comporter,
et me voilà au milieu du peuple que tu as élu ;
c’est un peuple nombreux,
si nombreux qu’on ne peut ni l’évaluer ni le compter.
Donne à ton serviteur un cœur attentif
pour qu’il sache gouverner ton peuple
et discerner le bien et le mal ;
sans cela, comment gouverner ton peuple,
qui est si important ?”

Cette demande de Salomon plut au Seigneur,
qui lui dit :

“Puisque c’est cela que tu as demandé,
et non pas de longs jours,
ni la richesse, ni la mort de tes ennemis,
mais puisque tu as demandé le discernement,
l’art d’être attentif et de gouverner,
je fais ce que tu as demandé :
je te donne un cœur intelligent et sage,
tel que personne n’en a eu avant toi
et que personne n’en aura après toi.
De plus, je te donne même ce que tu n’as pas demandé,
la richesse et la gloire,
si bien que pendant toute ta vie
tu n’auras pas d’égal parmi les rois.”

— Parole du Seigneur.

Psaume

Ps 118 (119), 9-10. 11-12. 13-14

Seigneur, apprends-moi tes commandements.

Comment, jeune, garder pur son chemin ?
En observant ta parole.
De tout mon cœur, je te cherche ;
garde-moi de fuir tes volontés.

Dans mon cœur, je conserve tes promesses
pour ne pas faillir envers toi.
Toi, Seigneur, tu es béni :
apprends-moi tes commandements.

Je fais repasser sur mes lèvres
chaque décision de ta bouche.
Je trouve dans la voie de tes exigences
plus de joie que dans toutes les richesses.

Évangile

Alléluia. Alléluia.

Mes brebis écoutent ma voix, dit le Seigneur ; moi, je les connais, et elles me suivent.

Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc (Mc 6, 30-34)

Ils étaient comme des brebis sans berger.

En ce temps-là,
les Apôtres se réunirent auprès de Jésus,
et lui annoncèrent tout ce qu’ils avaient fait et enseigné.
Il leur dit :

“Venez à l’écart dans un endroit désert,
et reposez-vous un peu.”

De fait, ceux qui arrivaient et ceux qui partaient étaient nombreux,
et l’on n’avait même pas le temps de manger.
Alors, ils partirent en barque
pour un endroit désert, à l’écart.
Les gens les virent s’éloigner,
et beaucoup comprirent leur intention.
Alors, à pied, de toutes les villes,
ils coururent là-bas
et arrivèrent avant eux.
En débarquant, Jésus vit une grande foule.
Il fut saisi de compassion envers eux,
parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger.
Alors, il se mit à les enseigner longuement.

— Acclamons la Parole de Dieu.

Première lecture

Livre de Ben Sira le Sage (Si 47, 2-11)

De tout son cœur, David a chanté les psaumes, il a aimé son Créateur.

Dans le sacrifice de communion,
on met à part la graisse des animaux offerts à Dieu ;
ainsi David a été mis à part entre les fils d’Israël.
Il a joué avec les lions comme si c’étaient des chevreaux,
et avec les ours comme avec des agneaux.
N’était-il pas tout jeune quand il a tué le géant
et supprimé la honte de son peuple,
lorsqu’il lança la pierre de sa fronde
et abattit l’arrogance de Goliath ?
Il invoqua le Seigneur Très-Haut
qui a mis dans sa main la vigueur
pour supprimer le puissant guerrier
et pour exalter la force de son peuple.
C’est pourquoi on lui a fait gloire
des dizaines de milliers qu’il a tués :
on l’a célébré en bénissant le Seigneur
quand on lui a donné la glorieuse couronne royale.
En effet, il a détruit les ennemis alentour,
il a anéanti ses adversaires philistins,
il a détruit leur force comme on le voit encore aujourd’hui.
Dans tout ce qu’il a fait,
il a célébré la louange du Saint, du Très-Haut,
en proclamant sa gloire.
De tout son cœur, il a chanté les psaumes,
il a aimé son Créateur.
Devant l’autel, il a placé des chantres,
et leur voix rendit les mélodies plus douces ;
chaque jour ils loueront Dieu par leurs chants.
Il a donné de l’éclat aux fêtes,
il a donné une parfaite splendeur aux solennités,
pour que le saint nom du Seigneur soit célébré,
et que les chants retentissent dans le sanctuaire dès le matin.
Le Seigneur a enlevé les péchés de David,
il a pour toujours exalté sa force,
il a fondé sur lui l’Alliance avec sa dynastie,
le trône de gloire d’Israël.

— Parole du Seigneur.

Psaume

Ps 17 (18), 31. 33a. 47. 50. 32a. 51

Béni soit Dieu, mon Sauveur !

Notre Dieu a des chemins sans reproche,
la parole du Seigneur est sans alliage,
il est un bouclier pour qui s’abrite en lui.
C’est le Dieu qui m’emplit de vaillance.

Vive le Seigneur ! Béni soit mon Rocher !
Qu’il triomphe, le Dieu de ma victoire.
Aussi, je te rendrai grâce parmi les peuples,
Seigneur, je fêterai ton nom.

Qui est Dieu, hormis le Seigneur ?
Il donne à son roi de grandes victoires,
il se montre fidèle à son messie,
à David et sa descendance, pour toujours.

Évangile

Alléluia. Alléluia.

Heureux ceux qui ont entendu la Parole dans un cœur bon et généreux, qui la retiennent et portent du fruit par leur persévérance.

Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc (Mc 6, 14-29)

Celui que j’ai fait décapiter, Jean, le voilà ressuscité !

En ce temps-là,
comme le nom de Jésus devenait célèbre,
le roi Hérode en entendit parler.
On disait :

“C’est Jean, celui qui baptisait :
il est ressuscité d’entre les morts,
et voilà pourquoi des miracles se réalisent par lui.”

Certains disaient :

“C’est le prophète Élie.”

D’autres disaient encore :

“C’est un prophète comme ceux de jadis.”

Hérode entendait ces propos et disait :

“Celui que j’ai fait décapiter, Jean,
le voilà ressuscité !”

Car c’était lui, Hérode, qui avait donné l’ordre d’arrêter Jean
et de l’enchaîner dans la prison,
à cause d’Hérodiade, la femme de son frère Philippe,
que lui-même avait prise pour épouse.
En effet, Jean lui disait :

“Tu n’as pas le droit
de prendre la femme de ton frère.”

Hérodiade en voulait donc à Jean,
et elle cherchait à le faire mourir.
Mais elle n’y arrivait pas
parce que Hérode avait peur de Jean :
il savait que c’était un homme juste et saint,
et il le protégeait ;
quand il l’avait entendu, il était très embarrassé ;
cependant il l’écoutait avec plaisir.
Or, une occasion favorable se présenta
quand, le jour de son anniversaire,
Hérode fit un dîner pour ses dignitaires,
pour les chefs de l’armée et pour les notables de la Galilée.
La fille d’Hérodiade fit son entrée et dansa.
Elle plut à Hérode et à ses convives.
Le roi dit à la jeune fille :

“Demande-moi ce que tu veux,
et je te le donnerai.”

Et il lui fit ce serment :

“Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai,
même si c’est la moitié de mon royaume.”

Elle sortit alors pour dire à sa mère :

“Qu’est-ce que je vais demander ?”

Hérodiade répondit :

“La tête de Jean, celui qui baptise.”

Aussitôt la jeune fille s’empressa de retourner auprès du roi,
et lui fit cette demande :

“Je veux que, tout de suite,
tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste.”

Le roi fut vivement contrarié ;
mais à cause du serment et des convives,
il ne voulut pas lui opposer un refus.
Aussitôt il envoya un garde
avec l’ordre d’apporter la tête de Jean.
Le garde s’en alla décapiter Jean dans la prison.
Il apporta la tête sur un plat,
la donna à la jeune fille,
et la jeune fille la donna à sa mère.

Ayant appris cela,
les disciples de Jean vinrent prendre son corps
et le déposèrent dans un tombeau.

— Acclamons la Parole de Dieu.

Première lecture

Premier livre des Rois (1 R 2, 1-4. 10-12)

Je m’en vais par le chemin de tout le monde. Sois fort, Salomon, sois un homme courageux !

Comme les jours de David approchaient de leur fin,
il exprima ses volontés à son fils Salomon :

“Je m’en vais par le chemin de tout le monde.
Sois fort, sois un homme courageux !
Tu garderas les observances du Seigneur ton Dieu,
en marchant dans ses chemins.
Tu observeras ses décrets, ses commandements,
ses ordonnances et ses édits,
selon ce qui est écrit dans la loi de Moïse.
Ainsi tu réussiras
dans tout ce que tu feras et entreprendras,
et le Seigneur réalisera cette parole qu’il m’a dite :

‘Si tes fils veillent à suivre leur chemin
en marchant devant moi avec loyauté,
de tout leur cœur et de toute leur âme,
jamais tes descendants ne seront écartés
du trône d’Israël.’”

David mourut,
il reposa avec ses pères,
et il fut enseveli dans la Cité de David.
Le règne de David sur Israël avait duré quarante ans :
il avait régné sept ans à Hébron,
et trente-trois ans à Jérusalem.
Salomon prit possession du trône de David son père,
et sa royauté fut solidement établie.

— Parole du Seigneur.

Cantique

1 Ch 29, 10. 11abc. 11de-12a. 12bcd

Seigneur, c’est toi, le Maître de tout.

Béni sois-tu, Seigneur,
Dieu de notre père Israël,
depuis les siècles et pour les siècles !

À toi, Seigneur, force et grandeur,
éclat, victoire, majesté,
tout, dans les cieux et sur la terre !

À toi, Seigneur, le règne,
la primauté sur l’univers :
la richesse et la gloire viennent de ta face !

C’est toi, le Maître de tout :
dans ta main, force et puissance ;
tout, par ta main, grandit et s’affermit.

Évangile

Alléluia. Alléluia.

Le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile.

Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc (Mc 6, 7-13)

Il commença à les envoyer en mission.

En ce temps-là,
Jésus appela les Douze ;
alors il commença à les envoyer en mission deux par deux.
Il leur donnait autorité sur les esprits impurs,
et il leur prescrivit de ne rien prendre pour la route,
mais seulement un bâton ;
pas de pain, pas de sac,
pas de pièces de monnaie dans leur ceinture.

“Mettez des sandales,
ne prenez pas de tunique de rechange.”

Il leur disait encore :

“Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison,
restez-y jusqu’à votre départ.
Si, dans une localité,
on refuse de vous accueillir et de vous écouter,
partez et secouez la poussière de vos pieds :
ce sera pour eux un témoignage.”

Ils partirent,
et proclamèrent qu’il fallait se convertir.
Ils expulsaient beaucoup de démons,
faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades,
et les guérissaient.

— Acclamons la Parole de Dieu.

Première lecture

Deuxième livre de Samuel (2 S 24, 2. 9-17)

C’est moi qui ai péché, c’est moi qui suis coupable ; mais ceux-là, le troupeau, qu’ont-ils fait ?

En ces jours-là,
le roi David dit à Joab, le chef de l’armée, qui était près de lui :

“Parcourez toutes les tribus d’Israël, de Dane à Bershéba,
et faites le recensement du peuple,
afin que je connaisse le chiffre de la population.”

Joab donna au roi les chiffres du recensement :
Israël comptait huit cent mille hommes capables de combattre,
et Juda cinq cent mille hommes.
Mais après cela, le cœur de David lui battit
d’avoir recensé le peuple,
et il dit au Seigneur :

“C’est un grand péché que j’ai commis !
Maintenant, Seigneur,
daigne passer sur la faute de ton serviteur,
car je me suis vraiment conduit comme un insensé !”

Le lendemain matin, David se leva.
Or la parole du Seigneur avait été adressée au prophète Gad,
le voyant attaché à David :

“Va dire à David : Ainsi parle le Seigneur :
Je vais te présenter trois châtiments ;
choisis l’un d’entre eux,
et je te l’infligerai.”

Gad se rendit alors chez David et lui transmit ce message :

“Préfères-tu qu’il y ait la famine dans ton pays
pendant sept ans ?
Ou bien fuir devant tes adversaires lancés à ta poursuite,
pendant trois mois ?
Ou bien la peste dans ton pays
pendant trois jours ?
Réfléchis donc, et vois
ce que je dois répondre à celui qui m’a envoyé.”

David répondit au prophète Gad :

“Je suis dans une grande angoisse…
Eh bien ! tombons plutôt entre les mains du Seigneur,
car sa compassion est grande,
mais que je ne tombe pas
entre les mains des hommes !”

Le Seigneur envoya donc la peste en Israël
dès le lendemain jusqu’à la fin des trois jours.
Depuis Dane jusqu’à Bershéba,
il mourut soxainte-dix mille hommes.
Mais lorsque l’ange du Seigneur
étendit la main vers Jérusalem pour l’exterminer,
le Seigneur renonça à ce mal,
et il dit à l’ange exterminateur :

“Assez ! Maintenant, retire ta main.”

L’ange du Seigneur se trouvait alors
près de l’aire à grain d’Arauna le Jébuséen.
David, en voyant l’ange frapper le peuple,
avait dit au Seigneur :

“C’est moi qui ai péché, c’est moi qui suis coupable ;
mais ceux-là, le troupeau, qu’ont-ils fait ?
Que ta main s’appesantisse donc sur moi
et sur la maison de mon père !”

— Parole du Seigneur.

Psaume

Ps 31 (32), 1-2. 5. 6. 7

Enlève, Seigneur, l’offense de ma faute.

Heureux l’homme dont la faute est enlevée,
et le péché remis !
Heureux l’homme dont le Seigneur ne retient pas l’offense,
dont l’esprit est sans fraude !

Je t’ai fait connaître ma faute,
je n’ai pas caché mes torts.
J’ai dit : “Je rendrai grâce au Seigneur
en confessant mes péchés.”
Et toi, tu as enlevé
l’offense de ma faute.

Ainsi chacun des tiens te priera aux heures décisives ;
même les eaux qui débordent ne peuvent l’atteindre.
Tu es un refuge pour moi, mon abri dans la détresse ;
de chants de délivrance, tu m’as entouré.

Évangile

Alléluia. Alléluia.

Mes brebis écoutent ma voix, dit le Seigneur ; moi, je les connais, et elles me suivent.

Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc (Mc 6, 1-6)

Un prophète n’est méprisé que dans son pays.

En ce temps-là,
Jésus se rendit dans son lieu d’origine,
et ses disciples le suivirent.
Le jour du sabbat,
il se mit à enseigner dans la synagogue.
De nombreux auditeurs, frappés d’étonnement, disaient :

“D’où cela lui vient-il ?
Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée,
et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ?
N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie,
et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ?
Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ?”

Et ils étaient profondément choqués à son sujet.
Jésus leur disait :

“Un prophète n’est méprisé que dans son pays,
sa parenté et sa maison.”

Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ;
il guérit seulement quelques malades
en leur imposant les mains.
Et il s’étonna de leur manque de foi.
Alors Jésus parcourait les villages d’alentour en enseignant.

— Acclamons la Parole de Dieu.

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