Première lecture

Premier livre de Samuel (1 S 9, 1-4. 10c. 17-19 ; 10, 1)

Voilà l’homme dont le Seigneur avait parlé ; c’est lui, Saül, qui exercera le pouvoir sur son peuple.

Il y avait dans la tribu de Benjamin
un homme appelé Kish.
C’était un homme de valeur.
Il avait un fils appelé Saül, qui était jeune et beau.
Aucun fils d’Israël n’était plus beau que lui,
et il dépassait tout le monde de plus d’une tête.
Les ânesses appartenant à Kish, père de Saül,
s’étaient égarées.
Kish dit à son fils Saül :

“Prends donc avec toi l’un des serviteurs,
et pars à la recherche des ânesses.”

Ils traversèrent la montagne d’Éphraïm,
ils traversèrent le pays de Shalisha sans les trouver ;
ils traversèrent le pays de Shaalim : elles n’y étaient pas ;
ils traversèrent le pays de Benjamin sans les trouver.
Alors ils allèrent à la ville où se trouvait l’homme de Dieu.

Quand Samuel aperçut Saül, le Seigneur l’avertit :

“Voilà l’homme dont je t’ai parlé ;
c’est lui qui exercera le pouvoir sur mon peuple.”

Saül aborda Samuel à l’entrée de la ville et lui dit :

“Indique-moi, je t’en prie, où est la maison du voyant.”

Samuel répondit à Saül :

“C’est moi le voyant.
Monte devant moi au lieu sacré.
Vous mangerez aujourd’hui avec moi.
Demain matin, je te laisserai partir
et je te renseignerai sur tout ce qui te préoccupe.”

Le lendemain, Samuel prit la fiole d’huile
et la répandit sur la tête de Saül ;
puis il l’embrassa et lui dit :

“N’est-ce pas le Seigneur
qui te donne l’onction comme chef sur son héritage ?”

— Parole du Seigneur.

Psaume

Ps 20 (21), 2-3. 4-5. 6-7

Seigneur, le roi se réjouit de ta force.

Seigneur, le roi se réjouit de ta force ;
quelle allégresse lui donne ta victoire !
Tu as répondu au désir de son cœur,
tu n’as pas rejeté le souhait de ses lèvres.

Tu lui destines bénédictions et bienfaits,
tu mets sur sa tête une couronne d’or.
La vie qu’il t’a demandée, tu la lui donnes,
de longs jours, des années sans fin.

Par ta victoire, grandit son éclat :
tu le revêts de splendeur et de gloire.
Tu mets en lui ta bénédiction pour toujours :
ta présence l’emplit de joie !

Évangile

Alléluia. Alléluia.

Le Seigneur m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération.

Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc (Mc 2, 13-17)

Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs.

En ce temps-là,
Jésus sortit de nouveau le long de la mer ;
toute la foule venait à lui,
et il les enseignait.
En passant, il aperçut Lévi, fils d’Alphée,
assis au bureau des impôts.
Il lui dit :

“Suis-moi.”

L’homme se leva et le suivit.
Comme Jésus était à table dans la maison de Lévi,
beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts)
et beaucoup de pécheurs
vinrent prendre place avec Jésus et ses disciples,
car ils étaient nombreux à le suivre.
Les scribes du groupe des pharisiens,
voyant qu’il mangeait avec les pécheurs et les publicains,
disaient à ses disciples :

“Comment ! Il mange avec les publicains et les pécheurs !”

Jésus, qui avait entendu, leur déclara :

“Ce ne sont pas les gens bien portants
qui ont besoin du médecin,
mais les malades.
Je ne suis pas venu appeler des justes,
mais des pécheurs.”

— Acclamons la Parole de Dieu.

Première lecture

Premier livre de Samuel (1 S 8, 4-7. 10-22a)

Vous pousserez des cris à cause du roi que vous aurez choisi, mais le Seigneur ne vous répondra pas !

En ces jours-là,
tous les anciens d’Israël se réunirent
et vinrent trouver Samuel à Rama.
Ils lui dirent :

“Tu es devenu vieux,
et tes fils ne marchent pas sur tes traces.
Maintenant donc, établis, pour nous gouverner,
un roi comme en ont toutes les nations.”

Samuel fut mécontent parce qu’ils avaient dit :

“Donne-nous un roi pour nous gouverner”,

et il se mit à prier le Seigneur.
Or, le Seigneur lui répondit :

“Écoute la voix du peuple
en tout ce qu’ils te diront.
Ce n’est pas toi qu’ils rejettent,
c’est moi qu’ils rejettent :
ils ne veulent pas que je règne sur eux.”

Samuel rapporta toutes les paroles du Seigneur
au peuple qui lui demandait un roi.
Et il dit :

“Tels seront les droits
du roi qui va régner sur vous.
Vos fils, il les prendra,
il les affectera à ses chars et à ses chevaux,
et ils courront devant son char.
Il les utilisera comme officiers de millier
et comme officiers de cinquante hommes ;
il les fera labourer et moissonner à son profit,
fabriquer ses armes de guerre et les pièces de ses chars.
Vos filles, il les prendra
pour la préparation de ses parfums,
pour sa cuisine et pour sa boulangerie.
Les meilleurs de vos champs,
de vos vignes et de vos oliveraies,
il les prendra pour les donner à ses serviteurs.
Sur vos cultures et vos vignes il prélèvera la dîme,
pour la donner à ses dignitaires et à ses serviteurs.
Les meilleurs de vos serviteurs, de vos servantes et de vos jeunes gens,
ainsi que vos ânes,
il les prendra et les fera travailler pour lui.
Sur vos troupeaux, il prélèvera la dîme,
et vous-mêmes deviendrez ses esclaves.
Ce jour-là, vous pousserez des cris
à cause du roi que vous aurez choisi,
mais, ce jour-là, le Seigneur ne vous répondra pas !”

Le peuple refusa d’écouter Samuel et dit :

“Non ! il nous faut un roi !
Nous serons, nous aussi, comme toutes les nations ;
notre roi nous gouvernera,
il marchera à notre tête et combattra avec nous.”

Samuel écouta toutes les paroles du peuple
et les répéta aux oreilles du Seigneur.
Et le Seigneur lui dit :

“Écoute-les, et qu’un roi règne sur eux !”

— Parole du Seigneur.

Psaume

Ps 88 (89), 16-17. 18-19

Ton amour, Seigneur, sans fin je le chante !

Heureux le peuple qui connaît l’ovation !
Seigneur, il marche à la lumière de ta face ;
tout le jour, à ton nom il danse de joie,
fier de ton juste pouvoir.

Tu es sa force éclatante ;
ta grâce accroît notre vigueur.
Oui, notre roi est au Seigneur ;
notre bouclier, au Dieu saint d’Israël.

Évangile

Alléluia. Alléluia.

Un grand prophète s’est levé parmi nous, et Dieu a visité son peuple.

Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc (Mc 2, 1-12)

Le Fils de l’homme a autorité pour pardonner les péchés sur la terre.

Quelques jours après la guérison d’un lépreux,
Jésus revint à Capharnaüm,
et l’on apprit qu’il était à la maison.
Tant de monde s’y rassembla
qu’il n’y avait plus de place, pas même devant la porte,
et il leur annonçait la Parole.
Arrivent des gens
qui lui amènent un paralysé,
porté par quatre hommes.
Comme ils ne peuvent l’approcher à cause de la foule,
ils découvrent le toit au-dessus de lui,
ils font une ouverture,
et descendent le brancard sur lequel était couché le paralysé.
Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé :

“Mon enfant, tes péchés sont pardonnés.”

Or, il y avait quelques scribes, assis là,
qui raisonnaient en eux-mêmes :

“Pourquoi celui-là parle-t-il ainsi ?
Il blasphème.
Qui donc peut pardonner les péchés,
sinon Dieu seul ?”

Percevant aussitôt dans son esprit
les raisonnements qu’ils se faisaient,
Jésus leur dit :

“Pourquoi tenez-vous de tels raisonnements ?
Qu’est-ce qui est le plus facile ?
Dire à ce paralysé :
‘Tes péchés sont pardonnés’,
ou bien lui dire :
‘Lève-toi, prends ton brancard et marche’ ?
Eh bien ! Pour que vous sachiez que le Fils de l’homme
a autorité pour pardonner les péchés sur la terre…
— Jésus s’adressa au paralysé —
je te le dis, lève-toi,
prends ton brancard, et rentre dans ta maison.”

Il se leva, prit aussitôt son brancard,
et sortit devant tout le monde.
Tous étaient frappés de stupeur
et rendaient gloire à Dieu, en disant :

“Nous n’avons jamais rien vu de pareil.”

— Acclamons la Parole de Dieu.

Première lecture

Premier livre de Samuel (1 S 4, 1b-11)

Israël fut battu et l’arche de Dieu fut prise.

En ces jours-là,
Israël sortit pour aller combattre les Philistins.
Israël campa près d’Ébène-Ézèr,
tandis que les Philistins étaient campés à Apheq.
Les Philistins se déployèrent contre Israël,
et le combat s’engagea.
Dans cette bataille rangée en rase campagne,
Israël fut battu par les Philistins,
qui tuèrent environ quatre mille hommes,
et le peuple revint au camp.
Les anciens d’Israël dirent alors :

“Pourquoi le Seigneur
nous a-t-il fait battre aujourd’hui par les Philistins ?
Allons prendre à Silo
l’arche de l’Alliance du Seigneur ;
qu’elle vienne au milieu de nous,
et qu’elle nous sauve de la main de nos ennemis.”

Le peuple envoya des gens à Silo ;
ils en rapportèrent l’arche de l’Alliance du Seigneur des armées
qui siège sur les Kéroubim.
Les deux fils du prêtre Éli, Hofni et Pinhas,
étaient là auprès de l’arche de Dieu.
Quand l’Arche arriva au camp,
tout Israël poussa une grande ovation
qui fit résonner la terre.
Les Philistins entendirent le bruit et dirent :

“Que signifie cette grande ovation
dans le camp des Hébreux ?”

Ils comprirent alors que l’arche du Seigneur
était arrivée dans le camp.
Alors ils eurent peur, car ils se disaient :

“Dieu est arrivé au camp des Hébreux.”

Puis ils dirent :

“Malheur à nous !
Les choses ont bien changé depuis hier.
Malheur à nous !
Qui nous délivrera de la main de ces dieux puissants ?
Ce sont eux qui ont frappé les Égyptiens
de toutes sortes de calamités dans le désert.
Soyez forts, Philistins, soyez des hommes courageux,
pour ne pas être asservis aux Hébreux
comme ils vous ont été asservis :
soyez courageux et combattez !”

Les Philistins livrèrent bataille,
Israël fut battu
et chacun s’enfuit à ses tentes.
Ce fut un très grand désastre :
en Israël trente mille soldats tombèrent.
L’arche de Dieu fut prise,
et les deux fils d’Éli, Hofni et Pinhas, moururent.

— Parole du Seigneur.

Psaume

Ps 43 (44), 10-11. 14-15. 24-25

Sauve-nous, Seigneur, par ton amour.

Maintenant, tu nous humilies, tu nous rejettes,
tu ne sors plus avec nos armées.
Tu nous fais plier devant l’adversaire,
et nos ennemis emportent le butin.

Tu nous exposes aux sarcasmes des voisins,
aux rires, aux moqueries de l’entourage.
Tu fais de nous la fable des nations ;
les étrangers haussent les épaules.

Réveille-toi ! Pourquoi dors-tu, Seigneur ?
Lève-toi ! Ne nous rejette pas pour toujours.
Pourquoi détourner ta face,
oublier notre malheur, notre misère ?

Évangile

Alléluia. Alléluia.

Jésus proclamait l’Évangile du Royaume et guérissait toute infirmité dans le peuple.

Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc (Mc 1, 40-45)

La lèpre le quitta et il fut purifié.

En ce temps-là,
un lépreux vint auprès de Jésus ;
il le supplia et, tombant à ses genoux, lui dit :

“Si tu le veux, tu peux me purifier.”

Saisi de compassion, Jésus étendit la main,
le toucha et lui dit :

“Je le veux, sois purifié.”

À l’instant même, la lèpre le quitta
et il fut purifié.
Avec fermeté, Jésus le renvoya aussitôt
en lui disant :

“Attention, ne dis rien à personne,
mais va te montrer au prêtre,
et donne pour ta purification
ce que Moïse a prescrit dans la Loi :
cela sera pour les gens un témoignage.”

Une fois parti,
cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle,
de sorte que Jésus ne pouvait plus entrer ouvertement dans une ville,
mais restait à l’écart, dans des endroits déserts.
De partout cependant on venait à lui.

— Acclamons la Parole de Dieu.

Première lecture

Premier livre de Samuel (1 S 3, 1-10. 19-20)

Parle, Seigneur, ton serviteur écoute.

En ces jours-là,
le jeune Samuel assurait le service du Seigneur
en présence du prêtre Éli.
La parole du Seigneur était rare en ces jours-là,
et la vision, peu répandue.
Un jour, Éli était couché à sa place habituelle
– sa vue avait baissé et il ne pouvait plus bien voir.
La lampe de Dieu n’était pas encore éteinte.
Samuel était couché dans le temple du Seigneur,
où se trouvait l’arche de Dieu.
Le Seigneur appela Samuel, qui répondit :

“Me voici !”

Il courut vers le prêtre Éli, et il dit :

“Tu m’as appelé, me voici.”

Éli répondit :

“Je n’ai pas appelé. Retourne te coucher.”

L’enfant alla se coucher.

De nouveau, le Seigneur appela Samuel.
Et Samuel se leva. Il alla auprès d’Éli, et il dit :

“Tu m’as appelé, me voici.”

Éli répondit :

“Je n’ai pas appelé, mon fils. Retourne te coucher.”

Samuel ne connaissait pas encore le Seigneur,
et la parole du Seigneur ne lui avait pas encore été révélée.

De nouveau, le Seigneur appela Samuel.
Celui-ci se leva. Il alla auprès d’Éli, et il dit :

“Tu m’as appelé, me voici.”

Alors Éli comprit que c’était le Seigneur qui appelait l’enfant,
et il lui dit :

“Va te recoucher,
et s’il t’appelle, tu diras :
‘Parle, Seigneur, ton serviteur écoute.’”

Samuel alla se recoucher à sa place habituelle.
Le Seigneur vint, il se tenait là
et il appela comme les autres fois :

“Samuel ! Samuel !”

Et Samuel répondit :

“Parle, ton serviteur écoute.”

Samuel grandit.
Le Seigneur était avec lui,
et il ne laissa aucune de ses paroles sans effet.
Tout Israël, depuis Dane jusqu’à Bershéba,
reconnut que Samuel était vraiment un prophète du Seigneur.

— Parole du Seigneur.

Psaume

Ps 39 (40), 2abc. 5ab. 7-8a. 8b-9. 10

Me voici, Seigneur, je viens faire ta volonté.

D’un grand espoir, j’espérais le Seigneur :
il s’est penché vers moi
Heureux est l’homme
qui met sa foi dans le Seigneur.

Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice,
tu as ouvert mes oreilles ;
tu ne demandais ni holocauste ni victime,
alors j’ai dit : “Voici, je viens.

“Dans le livre, est écrit pour moi
ce que tu veux que je fasse.
Mon Dieu, voilà ce que j’aime :
ta loi me tient aux entrailles.”

J’annonce la justice
dans la grande assemblée ;
vois, je ne retiens pas mes lèvres,
Seigneur, tu le sais.

Évangile

Alléluia. Alléluia.

Mes brebis écoutent ma voix, dit le Seigneur ; moi, je les connais, et elles me suivent.

Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc (Mc 1, 29-39)

Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies.

En ce temps-là,
aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm,
Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean,
dans la maison de Simon et d’André.
Or, la belle-mère de Simon était au lit,
elle avait de la fièvre.
Aussitôt, on parla à Jésus de la malade.
Jésus s’approcha,
la saisit par la main
et la fit lever.
La fièvre la quitta,
et elle les servait.

Le soir venu, après le coucher du soleil,
on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal
ou possédés par des démons.
La ville entière se pressait à la porte.
Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies,
et il expulsa beaucoup de démons ;
il empêchait les démons de parler,
parce qu’ils savaient, eux, qui il était.

Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube.
Il sortit et se rendit dans un endroit désert,
et là il priait.
Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche.
Ils le trouvent et lui disent :

“Tout le monde te cherche.”

Jésus leur dit :

“Allons ailleurs, dans les villages voisins,
afin que là aussi je proclame l’Évangile ;
car c’est pour cela que je suis sorti.”

Et il parcourut toute la Galilée,
proclamant l’Évangile dans leurs synagogues,
et expulsant les démons.

— Acclamons la Parole de Dieu.

Première lecture

Premier livre de Samuel (1 S 1, 9-20)

Le Seigneur se souvint d’Anne, et elle enfanta Samuel.

En ces jours-là,
Anne se leva,
après qu’ils eurent mangé et bu à Silo.
Le prêtre Éli était assis sur son siège,
à l’entrée du sanctuaire du Seigneur.
Anne, pleine d’amertume,
se mit à prier le Seigneur
et pleura abondamment.
Elle fit un vœu en disant :

“Seigneur de l’univers !
Si tu veux bien regarder l’humiliation de ta servante,
te souvenir de moi, ne pas m’oublier,
et me donner un fils,
je le donnerai au Seigneur pour toute sa vie,
et le rasoir ne passera pas sur sa tête.”

Tandis qu’elle prolongeait sa prière devant le Seigneur,
Éli observait sa bouche.
Anne parlait dans son cœur :
seules ses lèvres remuaient,
et l’on n’entendait pas sa voix.
Éli pensa qu’elle était ivre
et lui dit :

“Combien de temps vas-tu rester ivre ?
Cuve donc ton vin !”

Anne répondit :

“Non, mon seigneur, je ne suis qu’une femme affligée,
je n’ai bu ni vin ni boisson forte ;
j’épanche mon âme devant le Seigneur.
Ne prends pas ta servante pour une vaurienne :
c’est l’excès de mon chagrin et de mon dépit
qui m’a fait prier aussi longtemps.”

Éli lui répondit :

“Va en paix, et que le Dieu d’Israël
t’accorde ce que tu lui as demandé.”

Anne dit alors :

“Que ta servante trouve grâce devant toi !”

Elle s’en alla, elle se mit à manger,
et son visage n’était plus le même.

Le lendemain, Elcana et les siens se levèrent de bon matin.
Après s’être prosternés devant le Seigneur,
ils s’en retournèrent chez eux, à Rama.
Elcana s’unit à Anne sa femme,
et le Seigneur se souvint d’elle.
Anne conçut
et, le temps venu, elle enfanta un fils ;
elle lui donna le nom de Samuel (c’est-à-dire : Dieu exauce)
car, disait-elle,

“Je l’ai demandé au Seigneur.”

— Parole du Seigneur.

Cantique

1 S 2, 1. 4-5ab. 6-7. 8abcd

Mon cœur exulte à cause du Seigneur : il donne le salut.

Mon cœur exulte à cause du Seigneur ;
mon front s’est relevé grâce à mon Dieu !
Face à mes ennemis, s’ouvre ma bouche :
oui, je me réjouis de ta victoire !

L’arc des forts sera brisé,
mais le faible se revêt de vigueur.
Les plus comblés s’embauchent pour du pain,
et les affamés se reposent.

Le Seigneur fait mourir et vivre ;
il fait descendre à l’abîme et en ramène.
Le Seigneur rend pauvre et riche ;
il abaisse et il élève.

De la poussière il relève le faible,
il retire le pauvre de la cendre
pour qu’il siège parmi les princes
et reçoive un trône de gloire.

Évangile

Alléluia. Alléluia.

Accueillez la parole de Dieu : pour ce qu’elle est réellement : non pas une parole d’hommes, mais la parole de Dieu.

Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc (Mc 1, 21-28)

Il enseignait en homme qui a autorité.

Jésus et ses disciples entrèrent à Capharnaüm.
Aussitôt, le jour du sabbat,
il se rendit à la synagogue,
et là, il enseignait.
On était frappé par son enseignement,
car il enseignait en homme qui a autorité,
et non pas comme les scribes.
Or, il y avait dans leur synagogue
un homme tourmenté par un esprit impur,
qui se mit à crier :

“Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ?
Es-tu venu pour nous perdre ?
Je sais qui tu es :
tu es le Saint de Dieu.”

Jésus l’interpella vivement :

“Tais-toi ! Sors de cet homme.”

L’esprit impur le fit entrer en convulsions,
puis, poussant un grand cri, sortit de lui.
Ils furent tous frappés de stupeur
et se demandaient entre eux :

“Qu’est-ce que cela veut dire ?
Voilà un enseignement nouveau, donné avec autorité !
Il commande même aux esprits impurs,
et ils lui obéissent.”

Sa renommée se répandit aussitôt partout,
dans toute la région de la Galilée.

— Acclamons la Parole de Dieu.

Première lecture

Premier livre de Samuel (1 S 1, 1-8)

Sa rivale cherchait à la mettre en colère parce que le Seigneur avait rendu Anne stérile.

Il y avait un homme de la ville de Rama,
dans la montagne d’Éphraïm ;
il s’appelait Elcana,
c’était un Éphratéen.
Cet homme avait deux femmes.
L’une s’appelait Anne, l’autre Peninna.
Peninna avait des enfants,
mais Anne n’en avait pas.
Chaque année, Elcana montait de sa ville au sanctuaire de Silo
pour se prosterner devant le Seigneur de l’univers
et lui offrir un sacrifice.
C’est à Silo que résidaient, comme prêtres du Seigneur,
les deux fils d’Éli, Hofni et Pinhas.
Un jour, Elcana offrait le sacrifice ;
il distribua des parts de la victime à sa femme Peninna,
à tous ses fils et à toutes ses filles.
Mais à Anne, il donna une part de choix
car il aimait Anne,
que pourtant le Seigneur avait rendue stérile.
Sa rivale cherchait, par des paroles blessantes,
à la mettre en colère
parce que le Seigneur l’avait rendue stérile.
Cela recommençait tous les ans,
quand Anne montait au sanctuaire du Seigneur :
Peninna cherchait à la mettre en colère.
Anne pleura et ne voulut rien manger.
Son mari Elcana lui dit :

“Anne, pourquoi pleures-tu ? Pourquoi ne manges-tu pas ?
Pourquoi ton cœur est-il triste ?
Et moi, est-ce que je ne compte pas à tes yeux
plus que dix fils ?”

— Parole du Seigneur.

Psaume

Ps 115 (116b), 12-13. 14. 17. 18-19

Seigneur, je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce.
ou : Alléluia !

Comment rendrai-je au Seigneur
tout le bien qu’il m’a fait ?
J’élèverai la coupe du salut,
j’invoquerai le nom du Seigneur.

Je tiendrai mes promesses au Seigneur,
oui, devant tout son peuple !
Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce,
j’invoquerai le nom du Seigneur.

Je tiendrai mes promesses au Seigneur,
oui, devant tout son peuple,
à l’entrée de la maison du Seigneur,
au milieu de Jérusalem !

Évangile

Alléluia. Alléluia.

Le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile.

Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc (Mc 1, 14-20)

Convertissez-vous et croyez à l’Évangile.

Après l’arrestation de Jean,
Jésus partit pour la Galilée
proclamer l’Évangile de Dieu ;
il disait :

“Les temps sont accomplis :
le règne de Dieu est tout proche.
Convertissez-vous et croyez à l’Évangile.”

Passant le long de la mer de Galilée,
Jésus vit Simon et André, le frère de Simon,
en train de jeter les filets dans la mer,
car c’étaient des pêcheurs.
Il leur dit :

“Venez à ma suite.
Je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes.”

Aussitôt, laissant leurs filets,
ils le suivirent.

Jésus avança un peu
et il vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean,
qui étaient dans la barque
et réparaient les filets.
Aussitôt, Jésus les appela.
Alors, laissant dans la barque leur père Zébédée avec ses ouvriers,
ils partirent à sa suite.

— Acclamons la Parole de Dieu.

Troisième dimanche de l'Avent : Réjouissez-vous car le Seigneur est proche ; l'esprit du Seigneur est en moi, il m'a envoyé pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres. Saint Évangile écrit par saint Jean 1, 6-8 ; 19-28 : Il y avait un homme envoyé par Dieu, son nom était Jean ; il est venu comme témoin pour annoncer la Lumière, afin que chacun croie à cause de ses paroles. Mais il n’est pas la Lumière, il est juste venu comme témoin pour révéler la lumière... Le troisième dimanche de la venue du Seigneur est appelé dimanche de joie. La joie devrait remplir les disciples du Christ, aussi bien dans les choses faciles que dans les difficultés...

Première lecture

Livre du prophète Isaïe (Is 55, 1-11)

Venez, voici de l’eau ! Écoutez, et vous vivrez.

Ainsi parle le Seigneur :
Vous tous qui avez soif,
venez, voici de l’eau !
Même si vous n’avez pas d’argent,
venez acheter et consommer,
venez acheter du vin et du lait
sans argent, sans rien payer.
Pourquoi dépenser votre argent pour ce qui ne nourrit pas,
vous fatiguer pour ce qui ne rassasie pas ?
Écoutez-moi bien, et vous mangerez de bonnes choses,
vous vous régalerez de viandes savoureuses !
Prêtez l’oreille ! Venez à moi !
Écoutez, et vous vivrez.
Je m’engagerai envers vous par une alliance éternelle :
ce sont les bienfaits garantis à David.
Lui, j’en ai fait un témoin pour les peuples,
pour les peuples, un guide et un chef.
Toi, tu appelleras une nation inconnue de toi ;
une nation qui ne te connaît pas accourra vers toi,
à cause du Seigneur ton Dieu,
à cause du Saint d’Israël, car il fait ta splendeur.

Cherchez le Seigneur tant qu’il se laisse trouver ;
invoquez-le tant qu’il est proche.
Que le méchant abandonne son chemin,
et l’homme perfide, ses pensées !
Qu’il revienne vers le Seigneur
qui lui montrera sa miséricorde,
vers notre Dieu
qui est riche en pardon.
Car mes pensées ne sont pas vos pensées,
et vos chemins ne sont pas mes chemins,
– oracle du Seigneur.
Autant le ciel est élevé au-dessus de la terre,
autant mes chemins sont élevés au-dessus de vos chemins,
et mes pensées, au-dessus de vos pensées.

La pluie et la neige qui descendent des cieux
n’y retournent pas sans avoir abreuvé la terre,
sans l’avoir fécondée et l’avoir fait germer,
donnant la semence au semeur
et le pain à celui qui doit manger ;
ainsi ma parole, qui sort de ma bouche,
ne me reviendra pas sans résultat,
sans avoir fait ce qui me plaît,
sans avoir accompli sa mission.

— Parole du Seigneur.

Deuxième lecture

Première lettre de saint Jean (1 Jn 5, 1-9)

L’Esprit, l’eau et le sang.

Bien-aimés,
celui qui croit que Jésus est le Christ,
celui-là est né de Dieu ;
celui qui aime le Père qui a engendré
aime aussi le Fils qui est né de lui.
Voici comment nous reconnaissons
que nous aimons les enfants de Dieu :
lorsque nous aimons Dieu
et que nous accomplissons ses commandements.
Car tel est l’amour de Dieu :
garder ses commandements ;
et ses commandements ne sont pas un fardeau,
puisque tout être qui est né de Dieu
est vainqueur du monde.
Or la victoire remportée sur le monde,
c’est notre foi.
Qui donc est vainqueur du monde ?
N’est-ce pas celui qui croit
que Jésus est le Fils de Dieu ?
C’est lui, Jésus Christ,
qui est venu par l’eau et par le sang :
non pas seulement avec l’eau,
mais avec l’eau et avec le sang.
Et celui qui rend témoignage, c’est l’Esprit,
car l’Esprit est la vérité.
En effet, ils sont trois qui rendent témoignage,
l’Esprit, l’eau et le sang,
et les trois n’en font qu’un.
Nous acceptons bien le témoignage des hommes ;
or, le témoignage de Dieu a plus de valeur,
puisque le témoignage de Dieu,
c’est celui qu’il rend à son Fils.

— Parole du Seigneur.

Cantique

Is 12, 2. 4bcd. 5-6

Exultant de joie, vous puiserez les eaux aux sources du salut !

Voici le Dieu qui me sauve :
j’ai confiance, je n’ai plus de crainte.
Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ;
il est pour moi le salut.

Rendez grâce au Seigneur,
proclamez son nom,
annoncez parmi les peuples ses hauts faits !
Redites-le : “Sublime est son nom !”

Jouez pour le Seigneur, il montre sa magnificence,
et toute la terre le sait.
Jubilez, criez de joie, habitants de Sion,
car il est grand au milieu de toi, le Saint d’Israël !

Évangile

Alléluia. Alléluia.

Voyant Jésus venir à lui, Jean déclara : “Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde.”

Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc (Mc 1, 7-11)

Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie.

En ce temps-là,
Jean le Baptiste proclamait :

“Voici venir derrière moi
celui qui est plus fort que moi ;
je ne suis pas digne de m’abaisser
pour défaire la courroie de ses sandales.
Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau ;
lui vous baptisera dans l’Esprit Saint.”

En ces jours-là,
Jésus vint de Nazareth, ville de Galilée,
et il fut baptisé par Jean dans le Jourdain.
Et aussitôt, en remontant de l’eau,
il vit les cieux se déchirer
et l’Esprit descendre sur lui comme une colombe.
Il y eut une voix venant des cieux :

“Tu es mon Fils bien-aimé ;
en toi, je trouve ma joie.”

— Acclamons la Parole de Dieu.

Première lecture

Première lettre de saint Jean (1 Jn 5, 5-13)

L’Esprit, l’eau et le sang.

Bien-aimés,
qui donc est vainqueur du monde ?
N’est-ce pas celui qui croit
que Jésus est le Fils de Dieu ?
C’est lui, Jésus Christ,
qui est venu par l’eau et par le sang :
non pas seulement avec l’eau,
mais avec l’eau et avec le sang.
Et celui qui rend témoignage, c’est l’Esprit,
car l’Esprit est la vérité.
En effet, ils sont trois qui rendent témoignage,
l’Esprit, l’eau et le sang,
et les trois n’en font qu’un.
Nous acceptons bien le témoignage des hommes ;
or, le témoignage de Dieu a plus de valeur,
puisque le témoignage de Dieu,
c’est celui qu’il rend à son Fils.
Celui qui met sa foi dans le Fils de Dieu
possède en lui-même ce témoignage.
Celui qui ne croit pas Dieu,
celui-là fait de Dieu un menteur,
puisqu’il n’a pas mis sa foi dans le témoignage
que Dieu rend à son Fils.
Et ce témoignage, le voici :
Dieu nous a donné la vie éternelle,
et cette vie est dans son Fils.
Celui qui a le Fils possède la vie ;
celui qui n’a pas le Fils de Dieu ne possède pas la vie.
Je vous ai écrit cela
pour que vous sachiez que vous avez la vie éternelle,
vous qui mettez votre foi
dans le nom du Fils de Dieu.

— Parole du Seigneur.

Psaume

Psaume 147 (147b), 12-13. 14-15. 19-20

Glorifie le Seigneur, Jérusalem ! Célèbre ton Dieu, ô Sion !

Glorifie le Seigneur, Jérusalem !
Célèbre ton Dieu, ô Sion !
Il a consolidé les barres de tes portes,
dans tes murs il a béni tes enfants.

il fait régner la paix à tes frontières,
et d’un pain de froment te rassasie.
Il envoie sa parole sur la terre :
rapide, son verbe la parcourt.

Il révèle sa parole à Jacob,
ses volontés et ses lois à Israël.
Pas un peuple qu’il ait ainsi traité ;
nul autre n’a connu ses volontés.

Évangile

Alléluia. Alléluia.

Le ciel s’est ouvert, la voix du Père a retenti : “Celui-ci est Fils bien-aimé : écoutez-le !”

Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc (Mc 1, 7-11)

Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie.

En ce temps-là,
Jean le Baptiste proclamait :

“Voici venir derrière moi
celui qui est plus fort que moi ;
je ne suis pas digne de m’abaisser
pour défaire la courroie de ses sandales.
Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau ;
lui vous baptisera dans l’Esprit Saint.”

En ces jours-là,
Jésus vint de Nazareth, ville de Galilée,
et il fut baptisé par Jean dans le Jourdain.
Et aussitôt, en remontant de l’eau,
il vit les cieux se déchirer
et l’Esprit descendre sur lui comme une colombe.
Il y eut une voix venant des cieux :

“Tu es mon Fils bien-aimé ;
en toi, je trouve ma joie.”

— Acclamons la Parole de Dieu.

Première lecture

Première lettre de saint Jean (1 Jn 3, 11-21)

Nous sommes passés de la mort à la vie, parce que nous aimons nos frères.

Bien-aimés,
tel est le message que vous avez entendu
depuis le commencement :
aimons-nous les uns les autres.
Ne soyons pas comme Caïn :
il appartenait au Mauvais
et il égorgea son frère.
Et pourquoi l’a-t-il égorgé ?
Parce que ses œuvres étaient mauvaises :
au contraire, celles de son frère étaient justes.
Ne soyez pas étonnés, frères,
si le monde a de la haine contre vous.
Nous, nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie,
parce que nous aimons nos frères.
Celui qui n’aime pas
demeure dans la mort.
Quiconque a de la haine contre son frère
est un meurtrier,
et vous savez que pas un meurtrier
n’a la vie éternelle demeurant en lui.
Voici comment nous avons reconnu l’amour :
lui, Jésus, a donné sa vie pour nous.
Nous aussi, nous devons donner notre vie pour nos frères.
Celui qui a de quoi vivre en ce monde,
s’il voit son frère dans le besoin
sans faire preuve de compassion,
comment l’amour de Dieu pourrait-il demeurer en lui ?
Petits enfants,
n’aimons pas en paroles ni par des discours,
mais par des actes et en vérité.
Voilà comment nous reconnaîtrons
que nous appartenons à la vérité,
et devant Dieu nous apaiserons notre cœur ;
car si notre cœur nous accuse,
Dieu est plus grand que notre cœur,
et il connaît toutes choses.

Bien-aimés,
si notre cœur ne nous accuse pas,
nous avons de l’assurance devant Dieu.

— Parole du Seigneur.

Psaume

Psaume 99 (100), 1-2. 3. 4. 5

Acclamez le Seigneur, terre entière !

Acclamez le Seigneur, terre entière,
servez le Seigneur dans l’allégresse,
venez à lui avec des chants de joie !

Reconnaissez que le Seigneur est Dieu :
il nous a faits, et nous sommes à lui,
nous, son peuple, son troupeau.

Venez dans sa maison lui rendre grâce,
dans sa demeure chanter ses louanges ;
rendez-lui grâce et bénissez son nom !

Oui, le Seigneur est bon,
éternel est son amour,
sa fidélité demeure d’âge en âge.

Évangile

Alléluia. Alléluia.

Aujourd’hui la lumière a brillé sur la terre. Peuples de l’univers, entrez dans la clarté de Dieu. Venez tous adorer le Seigneur !

Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean (Jn 1, 43-51)

C’est toi le Fils de Dieu ! C’est toi le roi d’Israël !

En ce temps-là,
Jésus décida de partir pour la Galilée.
Il trouve Philippe,
et lui dit :

“Suis-moi.”

Philippe était de Bethsaïde,
le village d’André et de Pierre.
Philippe trouve Nathanaël et lui dit :

“Celui dont il est écrit dans la loi de Moïse et chez les Prophètes,
nous l’avons trouvé :
c’est Jésus fils de Joseph,
de Nazareth.”

Nathanaël répliqua :

“De Nazareth
peut-il sortir quelque chose de bon ?”

Philippe répond :

“Viens, et vois.”

Lorsque Jésus voit Nathanaël venir à lui,
il déclare à son sujet :

“Voici vraiment un Israélite :
il n’y a pas de ruse en lui.”

Nathanaël lui demande :

“D’où me connais-tu ?”

Jésus lui répond :

“Avant que Philippe t’appelle,
quand tu étais sous le figuier,
je t’ai vu.”

Nathanaël lui dit :

“Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu !
C’est toi le roi d’Israël !”

Jésus reprend :

“Je te dis que je t’ai vu sous le figuier,
et c’est pour cela que tu crois !
Tu verras des choses plus grandes encore.”

Et il ajoute :

“Amen, amen, je vous le dis :
vous verrez le ciel ouvert,
et les anges de Dieu monter et descendre
au-dessus du Fils de l’homme.”

— Acclamons la Parole de Dieu.

Première lecture

Première lettre de saint Jean (1 Jn 2, 22-28)

Que demeure en vous ce que vous avez entendu depuis le commencement.

Bien-aimés,
le menteur n’est-il pas celui qui refuse
que Jésus soit le Christ ?
Celui-là est l’anti-Christ :
il refuse à la fois le Père et le Fils ;
quiconque refuse le Fils
n’a pas non plus le Père ;
celui qui reconnaît le Fils
a aussi le Père.

Quant à vous, que demeure en vous
ce que vous avez entendu depuis le commencement.
Si ce que vous avez entendu depuis le commencement
demeure en vous,
vous aussi, vous demeurerez dans le Fils et dans le Père.
Et telle est la promesse que lui-même nous a faite :
la vie éternelle.
Je vous ai écrit cela
à propos de ceux qui vous égarent.
Quant à vous,
l’onction que vous avez reçue de lui demeure en vous,
et vous n’avez pas besoin d’enseignement.
Cette onction vous enseigne toutes choses,
elle qui est vérité et non pas mensonge ;
et, selon ce qu’elle vous a enseigné,
vous demeurez en lui.
Et maintenant, petits enfants, demeurez en lui ;
ainsi, quand il se manifestera,
nous aurons de l’assurance,
et non pas la honte d’être loin de lui
à son avènement.

— Parole du Seigneur.

Psaume

Psaume 97 (98), 1. 2-3ab. 3cd-4

La terre tout entière a vu le salut de notre Dieu.

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
car il a fait des merveilles ;
par son bras très saint, par sa main puissante,
il s’est assuré la victoire.

Le Seigneur a fait connaître sa victoire
et révélé sa justice aux nations ;
il s’est rappelé sa fidélité, son amour,
en faveur de la maison d’Israël.

La terre tout entière a vu
la victoire de notre Dieu.
Acclamez le Seigneur, terre entière,
sonnez, chantez, jouez !

Évangile

Alléluia. Alléluia.

À bien des reprises, Dieu, dans le passé, a parlé à nos pères par les prophètes ; à la fin, en ces jours où nous sommes, il nous a parlé par son Fils.

Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean (Jn 1, 19-28)

C’est lui qui vient derrière moi.

Voici le témoignage de Jean le Baptiste,
quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem
des prêtres et des lévites
pour lui demander :

“Qui es-tu ?”

Il ne refusa pas de répondre, il déclara ouvertement :

“Je ne suis pas le Christ.”

Ils lui demandèrent :

“Alors qu’en est-il ?
Es-tu le prophète Élie ?”

Il répondit :

“Je ne le suis pas.
– Es-tu le Prophète annoncé ?”

Il répondit :

“Non.”

Alors ils lui dirent :

“Qui es-tu ?
Il faut que nous donnions une réponse
à ceux qui nous ont envoyés.
Que dis-tu sur toi-même ?”

Il répondit :

“Je suis la voix de celui qui crie dans le désert :
Redressez le chemin du Seigneur,
comme a dit le prophète Isaïe.”

Or, ils avaient été envoyés de la part des pharisiens.
Ils lui posèrent encore cette question :

“Pourquoi donc baptises-tu,
si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le Prophète ?”

Jean leur répondit :

“Moi, je baptise dans l’eau.
Mais au milieu de vous
se tient celui que vous ne connaissez pas ;
c’est lui qui vient derrière moi,
et je ne suis pas digne
de délier la courroie de sa sandale.”

Cela s’est passé à Béthanie, de l’autre côté du Jourdain,
à l’endroit où Jean baptisait.

— Acclamons la Parole de Dieu.

Seuls le choix et le respect de ce choix peuvent conduire à la paix et sécurité, au progrès et au bien-être. Les Malgaches souhaitent avoir le choix et respecter les choix des autres. Emission "mba ho vanona" avec le général Désiré Ramakavelo.

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