Première lecture

Livre de la Genèse (Gn 15, 1-6 ; 21, 1-3)

Ton héritier sera quelqu’un de ton sang.

En ces jours-là,
la parole du Seigneur fut adressée à Abram dans une vision :

“Ne crains pas, Abram !
Je suis un bouclier pour toi.
Ta récompense sera très grande.”

Abram répondit :

“Mon Seigneur Dieu, que pourrais-tu donc me donner ?
Je m’en vais sans enfant,
et l’héritier de ma maison, c’est Élièzer de Damas.”

Abram dit encore :

“Tu ne m’as pas donné de descendance,
et c’est un de mes serviteurs qui sera mon héritier.”

Alors cette parole du Seigneur fut adressée à Abram :

“Ce n’est pas lui qui sera ton héritier,
mais quelqu’un de ton sang.”

Puis il le fit sortir et lui dit :

“Regarde le ciel,
et compte les étoiles, si tu le peux...”

Et il déclara :

“Telle sera ta descendance !”

Abram eut foi dans le Seigneur
et le Seigneur estima qu’il était juste.

Le Seigneur visita Sara
comme il l’avait annoncé ;
il agit pour elle comme il l’avait dit.
Elle devint enceinte,
et elle enfanta un fils pour Abraham dans sa vieillesse,
à la date que Dieu avait fixée.
Et Abraham donna un nom
au fils que Sara lui avait enfanté :
il l’appela Isaac.

— Parole du Seigneur.

Psaume

Ps 104 (105), 1-2. 3-4. 5-6. 8-9

Le Seigneur, c’est lui notre Dieu ; il s’est toujours souvenu de son alliance.

Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom,
annoncez parmi les peuples ses hauts faits ;
chantez et jouez pour lui,
redites sans fin ses merveilles.

Glorifiez-vous de son nom très saint :
joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !
Cherchez le Seigneur et sa puissance,
recherchez sans trêve sa face.

Souvenez-vous des merveilles qu’il a faites,
de ses prodiges, des jugements qu’il prononça,
vous, la race d’Abraham son serviteur,
les fils de Jacob, qu’il a choisis.

Il s’est toujours souvenu de son alliance,
parole édictée pour mille générations :
promesse faite à Abraham,
garantie par serment à Isaac.

Deuxième lecture

Lettre aux Hébreux (He 11, 8. 11-12. 17-19)

La foi d’Abraham, de Sara et d’Isaac.

Frères,
grâce à la foi, Abraham obéit à l’appel de Dieu :
il partit vers un pays
qu’il devait recevoir en héritage,
et il partit sans savoir où il allait.

Grâce à la foi, Sara, elle aussi, malgré son âge,
fut rendue capable d’être à l’origine d’une descendance
parce qu’elle pensait que Dieu est fidèle à ses promesses.
C’est pourquoi, d’un seul homme, déjà marqué par la mort,
a pu naître une descendance aussi nombreuse
que les étoiles du ciel
et que le sable au bord de la mer,
une multitude innombrable.

Grâce à la foi, quand il fut soumis à l’épreuve,
Abraham offrit Isaac en sacrifice.
Et il offrait le fils unique,
alors qu’il avait reçu les promesses
et entendu cette parole :
C’est par Isaac qu’une descendance portera ton nom.
Il pensait en effet
que Dieu est capable même de ressusciter les morts ;
c’est pourquoi son fils lui fut rendu :
il y a là une préfiguration.

— Parole du Seigneur.

Évangile

Alléluia. Alléluia.

À bien des reprises, Dieu, dans le passé, a parlé à nos pères par les prophètes ; à la fin, en ces jours où nous sommes, il nous a parlé par son Fils.

Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc (Lc 2, 22-40)

L’enfant grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse.

Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse
pour la purification,
les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem
pour le présenter au Seigneur,
selon ce qui est écrit dans la Loi :
Tout premier-né de sexe masculin
sera consacré au Seigneur.
Ils venaient aussi offrir
le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur :
un couple de tourterelles
ou deux petites colombes.

Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon.
C’était un homme juste et religieux,
qui attendait la Consolation d’Israël,
et l’Esprit Saint était sur lui.
Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce
qu’il ne verrait pas la mort
avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur.
Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple.
Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus
pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait,
Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant :

“Maintenant, ô Maître souverain,
tu peux laisser ton serviteur s’en aller
en paix, selon ta parole.
Car mes yeux ont vu le salut
que tu préparais à la face des peuples :
lumière qui se révèle aux nations
et donne gloire à ton peuple Israël.”

Le père et la mère de l’enfant
s’étonnaient de ce qui était dit de lui.
Syméon les bénit,
puis il dit à Marie sa mère :

“Voici que cet enfant
provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël.
Il sera un signe de contradiction
— et toi, ton âme sera traversée d’un glaive — :
ainsi seront dévoilées les pensées
qui viennent du cœur d’un grand nombre.”

Il y avait aussi une femme prophète,
Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser.
Elle était très avancée en âge ;
après sept ans de mariage,
demeurée veuve,
elle était arrivée à l’âge de quatre-vingt-quatre ans.
Elle ne s’éloignait pas du Temple,
servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière.
Survenant à cette heure même,
elle proclamait les louanges de Dieu
et parlait de l’enfant
à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.

Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur,
ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.
L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait,
rempli de sagesse,
et la grâce de Dieu était sur lui.

— Acclamons la Parole de Dieu.

Évangile

Alléluia. Alléluia.

À bien des reprises, Dieu, dans le passé, a parlé à nos pères par les prophètes ; à la fin, en ces jours où nous sommes, il nous a parlé par son Fils.

Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc (Lc 2, 22. 39-40)

L’enfant grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse.

Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse
pour la purification,
les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem
pour le présenter au Seigneur.

Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur,
ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.
L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait,
rempli de sagesse,
et la grâce de Dieu était sur lui.

— Acclamons la Parole de Dieu.

Première lecture

Première lettre de saint Jean (1 Jn 2, 3-11)

Celui qui aime son frère demeure dans la lumière.

Bien-aimés,
voici comment nous savons que nous connaissons Jésus Christ :
si nous gardons ses commandements.
Celui qui dit : “Je le connais”,
et qui ne garde pas ses commandements,
est un menteur :
la vérité n’est pas en lui.
Mais en celui qui garde sa parole,
l’amour de Dieu atteint vraiment la perfection :
voilà comment nous savons que nous sommes en lui.
Celui qui déclare demeurer en lui
doit, lui aussi, marcher
comme Jésus lui-même a marché.

Bien-aimés, ce n’est pas un commandement nouveau
que je vous écris,
mais un commandement ancien
que vous aviez depuis le commencement.
La parole que vous avez entendue,
c’est le commandement ancien.
Et pourtant, c’est un commandement nouveau
que je vous écris ;
ce qui est vrai en cette parole
l’est aussi en vous ;
en effet, les ténèbres passent
et déjà brille la vraie lumière.
Celui qui déclare être dans la lumière
et qui a de la haine contre son frère
est dans les ténèbres jusqu’à maintenant.
Celui qui aime son frère demeure dans la lumière,
et il n’y a en lui aucune occasion de chute.
Mais celui qui a de la haine contre son frère
est dans les ténèbres :
il marche dans les ténèbres sans savoir où il va,
parce que les ténèbres ont aveuglé ses yeux.

— Parole du Seigneur.

Psaume

Psaume 95, 1-2a. 2b-3. 5b-6

Joie au ciel ! Exulte la terre !

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
chantez au Seigneur, terre entière,
chantez au Seigneur et bénissez son nom !

De jour en jour, proclamez son salut,
racontez à tous les peuples sa gloire,
à toutes les nations ses merveilles !

Lui, le Seigneur, a fait les cieux :
devant lui, splendeur et majesté,
dans son sanctuaire, puissance et beauté.

Évangile

Alléluia. Alléluia.

Lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël.

Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc (Lc 2, 22-35)

Lumière qui se révèle aux nations.

Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse
pour la purification,
les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem
pour le présenter au Seigneur,
selon ce qui est écrit dans la Loi :
Tout premier-né de sexe masculin
sera consacré au Seigneur.
Ils venaient aussi offrir
le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur :
un couple de tourterelles
ou deux petites colombes.

Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon.
C’était un homme juste et religieux,
qui attendait la Consolation d’Israël,
et l’Esprit Saint était sur lui.
Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce
qu’il ne verrait pas la mort
avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur.
Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple.
Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus
pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait,
Syméon reçut l’enfant dans ses bras,
et il bénit Dieu en disant :

“Maintenant, ô Maître souverain,
tu peux laisser ton serviteur s’en aller
en paix, selon ta parole.
Car mes yeux ont vu le salut
que tu préparais à la face des peuples :
lumière qui se révèle aux nations
et donne gloire à ton peuple Israël.”

Le père et la mère de l’enfant
s’étonnaient de ce qui était dit de lui.
Syméon les bénit,
puis il dit à Marie sa mère :

“Voici que cet enfant
provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël.
Il sera un signe de contradiction
– et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – :
ainsi seront dévoilées
les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre.”

— Acclamons la Parole de Dieu.

Première lecture

Deuxième livre de Samuel (2 S 7, 1-5. 8b-12. 14a. 16)

La royauté de David subsistera toujours devant le Seigneur.

Le roi David habitait enfin dans sa maison.
Le Seigneur lui avait accordé la tranquillité
en le délivrant de tous les ennemis qui l’entouraient.
Le roi dit alors au prophète Nathan :

“Regarde ! J’habite dans une maison de cèdre,
et l’arche de Dieu habite sous un abri de toile !”

Nathan répondit au roi :

“Tout ce que tu as l’intention de faire,
fais-le, car le Seigneur est avec toi.”

Mais, cette nuit-là,
la parole du Seigneur fut adressée à Nathan :

“Va dire à mon serviteur David :
Ainsi parle le Seigneur :
Est-ce toi qui me bâtiras une maison
pour que j’y habite ?
C’est moi qui t’ai pris au pâturage,
derrière le troupeau,
pour que tu sois le chef de mon peuple Israël.
J’ai été avec toi partout où tu es allé,
j’ai abattu devant toi tous tes ennemis.
Je t’ai fait un nom aussi grand
que celui des plus grands de la terre.
Je fixerai en ce lieu mon peuple Israël,
je l’y planterai, il s’y établira
et ne tremblera plus,
et les méchants ne viendront plus l’humilier,
comme ils l’ont fait autrefois,
depuis le jour où j’ai institué des juges
pour conduire mon peuple Israël.
Oui, je t’ai accordé la tranquillité
en te délivrant de tous tes ennemis.

Le Seigneur t’annonce
qu’il te fera lui-même une maison.
Quand tes jours seront accomplis
et que tu reposeras auprès de tes pères,
je te susciterai dans ta descendance un successeur,
qui naîtra de toi,
et je rendrai stable sa royauté.
Moi, je serai pour lui un père ;
et lui sera pour moi un fils.
Ta maison et ta royauté subsisteront toujours devant moi,
ton trône sera stable pour toujours.”

— Parole du Seigneur.

Psaume

Ps 88 (89), 2-3. 4-5. 27. 29

Ton amour, Seigneur, sans fin je le chante !

L’amour du Seigneur, sans fin je le chante ;
ta fidélité, je l’annonce d’âge en âge.
Je le dis : c’est un amour bâti pour toujours ;
ta fidélité est plus stable que les cieux.

“Avec mon élu, j’ai fait une alliance,
j’ai juré à David, mon serviteur :
J’établirai ta dynastie pour toujours,
je te bâtis un trône pour la suite des âges.”

“Il me dira : ‘Tu es mon Père,
mon Dieu, mon roc et mon salut !’
Sans fin je lui garderai mon amour,
mon alliance avec lui sera fidèle.”

Deuxième lecture

Lettre de saint Paul apôtre aux Romains (Rm 16, 25-27)

Le mystère gardé depuis toujours dans le silence est maintenant manifesté.

Frères,
à Celui qui peut vous rendre forts
selon mon Évangile qui proclame Jésus Christ :
révélation d’un mystère
gardé depuis toujours dans le silence,
mystère maintenant manifesté
au moyen des écrits prophétiques,
selon l’ordre du Dieu éternel,
mystère porté à la connaissance de toutes les nations
pour les amener à l’obéissance de la foi,
à Celui qui est le seul sage, Dieu, par Jésus Christ,
à lui la gloire pour les siècles. Amen.

— Parole du Seigneur.

Évangile

Alléluia. Alléluia.

Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole.

Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc (Lc 1, 26-38)

Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils.

En ce temps-là,
l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu
dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
à une jeune fille vierge,
accordée en mariage à un homme de la maison de David,
appelé Joseph ;
et le nom de la jeune fille était Marie.
L’ange entra chez elle et dit :

“Je te salue, Comblée-de-grâce,
le Seigneur est avec toi.”

À cette parole, elle fut toute bouleversée,
et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
L’ange lui dit alors :

“Sois sans crainte, Marie,
car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ;
tu lui donneras le nom de Jésus.
Il sera grand,
il sera appelé Fils du Très-Haut ;
le Seigneur Dieu
lui donnera le trône de David son père ;
il régnera pour toujours sur la maison de Jacob,
et son règne n’aura pas de fin.”

Marie dit à l’ange :

“Comment cela va-t-il se faire,
puisque je ne connais pas d’homme ?”

L’ange lui répondit :

“L’Esprit Saint viendra sur toi,
et la puissance du Très-Haut
te prendra sous son ombre ;
c’est pourquoi celui qui va naître sera saint,
il sera appelé Fils de Dieu.
Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente,
a conçu, elle aussi, un fils
et en est à son sixième mois,
alors qu’on l’appelait la femme stérile.
Car rien n’est impossible à Dieu.”

Marie dit alors :

“Voici la servante du Seigneur ;
que tout m’advienne selon ta parole.”

Alors l’ange la quitta.

— Acclamons la Parole de Dieu.

Première lecture

Premier livre de Samuel (1 S 1, 24-28)

Anne rend grâce pour la naissance de son fils Samuel.

En ces jours-là,
lorsque Samuel fut sevré,
Anne, sa mère, le conduisit à la maison du Seigneur, à Silo ;
l’enfant était encore tout jeune.
Anne avait pris avec elle un taureau de trois ans,
un sac de farine et une outre de vin.
On offrit le taureau en sacrifice,
et on amena l’enfant au prêtre Éli.
Anne lui dit alors :

“Écoute-moi, mon seigneur, je t’en prie !
Aussi vrai que tu es vivant,
je suis cette femme qui se tenait ici près de toi
pour prier le Seigneur.
C’est pour obtenir cet enfant que je priais,
et le Seigneur me l’a donné en réponse à ma demande.
À mon tour je le donne au Seigneur pour qu’il en dispose.
Il demeurera à la disposition du Seigneur
tous les jours de sa vie.”

Alors ils se prosternèrent devant le Seigneur.

— Parole du Seigneur.

Cantique

Premier livre de Samuel (1 S 2, 1. 4-5ab. 6-7. 8abcd)

Mon cœur exulte à cause du Seigneur : c'est lui qui me sauve.

Mon cœur exulte à cause du Seigneur ;
mon front s’est relevé grâce à mon Dieu !
Face à mes ennemis, s’ouvre ma bouche :
oui, je me réjouis de ton salut !

L’arc des forts est brisé,
mais le faible se revêt de vigueur.
Les plus comblés s’embauchent pour du pain,
et les affamés se reposent.

Le Seigneur fait mourir et vivre ;
il fait descendre à l’abîme et en ramène.
Le Seigneur rend pauvre et riche ;
il abaisse et il élève.

De la poussière il relève le faible,
il retire le malheureux de la cendre
pour qu’il siège parmi les princes
et reçoive un trône de gloire.

Évangile

Alléluia, alléluia.

Viens, Roi de l’univers, pierre angulaire de l’Église ! À l’homme que tu as pétri de la terre viens apporter le salut.

Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc (Lc 1, 46-56)

Le Puissant fit pour moi des merveilles.

En ce temps-là,
Marie rendit grâce au Seigneur
en disant :

“Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !
Il s’est penché sur son humble servante ;
désormais tous les âges me diront bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !
Sa miséricorde s’étend d’âge en âge
sur ceux qui le craignent.
Déployant la force de son bras,
il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes,
il élève les humbles.
Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël son serviteur,
il se souvient de son amour
de la promesse faite à nos pères,
en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais.”

Marie resta avec Élisabeth environ trois mois,
puis elle s’en retourna chez elle.

— Acclamons la Parole de Dieu.

Première lecture

Livre du prophète Isaïe (Is 61, 1-2a. 10-11)

Je tressaille de joie dans le Seigneur.

L’esprit du Seigneur Dieu est sur moi
parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction.
Il m’a envoyé annoncer la bonne nouvelle aux humbles,
guérir ceux qui ont le cœur brisé,
proclamer aux captifs leur délivrance,
aux prisonniers leur libération,
proclamer une année de bienfaits accordée par le Seigneur.

Je tressaille de joie dans le Seigneur,
mon âme exulte en mon Dieu.
Car il m’a vêtue des vêtements du salut,
il m’a couverte du manteau de la justice,
comme le jeune marié orné du diadème,
la jeune mariée que parent ses joyaux.
Comme la terre fait éclore son germe,
et le jardin, germer ses semences,
le Seigneur Dieu fera germer la justice et la louange
devant toutes les nations.

— Parole du Seigneur.

Cantique

Lc 1, 46b-48. 49-50. 53-54

Mon âme exulte en mon Dieu.

Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !
Il s’est penché sur son humble servante ;
désormais tous les âges me diront bienheureuse.

Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !
Sa miséricorde s’étend d’âge en âge
sur ceux qui le craignent.

Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël son serviteur,
il se souvient de son amour

Deuxième lecture

Première lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens (1 Th 5, 16-24)

Que votre esprit, votre âme et votre corps soient gardés pour la venue du Seigneur.

Frères,
soyez toujours dans la joie,
priez sans relâche,
rendez grâce en toute circonstance :
c’est la volonté de Dieu à votre égard
dans le Christ Jésus.
N’éteignez pas l’Esprit,
ne méprisez pas les prophéties,
mais discernez la valeur de toute chose :
ce qui est bien, gardez-le ;
éloignez-vous de toute espèce de mal.
Que le Dieu de la paix lui-même
vous sanctifie tout entiers ;
que votre esprit, votre âme et votre corps,
soient tout entiers gardés sans reproche
pour la venue de notre Seigneur Jésus Christ.
Il est fidèle, Celui qui vous appelle :
tout cela, il le fera.

— Parole du Seigneur.

Évangile

Alléluia. Alléluia.

L’Esprit du Seigneur est sur moi : il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres.

Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean (Jn 1, 6-8. 19-28)

Au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas.

Il y eut un homme envoyé par Dieu ;
son nom était Jean.
Il est venu comme témoin,
pour rendre témoignage à la Lumière,
afin que tous croient par lui.
Cet homme n’était pas la Lumière,
mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière.

Voici le témoignage de Jean,
quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem
des prêtres et des lévites
pour lui demander :

“Qui es-tu ?”

Il ne refusa pas de répondre, il déclara ouvertement :

“Je ne suis pas le Christ.”

Ils lui demandèrent :

“Alors qu’en est-il ?
Es-tu le prophète Élie ?”

Il répondit :

“Je ne le suis pas.
— Es-tu le Prophète annoncé ?”

Il répondit :

“Non.”

Alors ils lui dirent :

“Qui es-tu ?
Il faut que nous donnions une réponse
à ceux qui nous ont envoyés.
Que dis-tu sur toi-même ?”

Il répondit :

“Je suis la voix de celui qui crie dans le désert :
Redressez le chemin du Seigneur,
comme a dit le prophète Isaïe.”

Or, ils avaient été envoyés de la part des pharisiens.
Ils lui posèrent encore cette question :

“Pourquoi donc baptises-tu,
si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le Prophète ?”

Jean leur répondit :

“Moi, je baptise dans l’eau.
Mais au milieu de vous
se tient celui que vous ne connaissez pas ;
c’est lui qui vient derrière moi,
et je ne suis pas digne
de délier la courroie de sa sandale.”

Cela s’est passé à Béthanie, de l’autre côté du Jourdain,
à l’endroit où Jean baptisait.

— Acclamons la Parole de Dieu.

Deuxième dimanche de l'Avent : Dans le désert, préparez le chemin du Seigneur ; tracez droit, dans les terres arides, une route pour notre Dieu. Que tout ravin soit comblé, toute montagne et toute colline baissées ! que les escarpements se changent en plaine, et les sommets, en large vallée ! Alors se révélera la gloire du Seigneur, et tout être de chair verra que la bouche du Seigneur a parlé....

Première lecture

Livre du prophète Isaïe (Is 35, 1-10)

Dieu vient lui-même et va vous sauver.

Le désert et la terre de la soif,
qu’ils se réjouissent !
Le pays aride, qu’il exulte
et fleurisse comme la rose,
qu’il se couvre de fleurs des champs,
qu’il exulte et crie de joie !
La gloire du Liban lui est donnée,
la splendeur du Carmel et du Sarone.
On verra la gloire du Seigneur,
la splendeur de notre Dieu.
Fortifiez les mains défaillantes,
affermissez les genoux qui fléchissent,
dites aux gens qui s’affolent :

“Soyez forts, ne craignez pas.
Voici votre Dieu :
c’est la vengeance qui vient,
la revanche de Dieu.
Il vient lui-même
et va vous sauver.”

Alors se dessilleront les yeux des aveugles,
et s’ouvriront les oreilles des sourds.
Alors le boiteux bondira comme un cerf,
et la bouche du muet criera de joie ;
car l’eau jaillira dans le désert,
des torrents dans le pays aride.
La terre brûlante se changera en lac,
la région de la soif, en eaux jaillissantes.
Dans le séjour où gîtent les chacals,
l’herbe deviendra des roseaux et des joncs.
Là, il y aura une chaussée, une voie
qu’on appellera : la Voie sacrée.
L’homme impur n’y passera pas
– il suit sa propre voie –
et les insensés ne viendront pas s’y égarer.
Là, il n’y aura pas de lion,
aucune bête féroce ne surgira,
il ne s’en trouvera pas ;
mais les rachetés y marcheront.
Ceux qu’a libérés le Seigneur reviennent,
ils entrent dans Sion avec des cris de fête,
couronnés de l’éternelle joie.
Allégresse et joie les rejoindront,
douleur et plainte s’enfuient.

Parole du Seigneur.

Psaume

Psaume 84 (85), 9ab. 10. 11-12. 13-14

Voici notre Dieu qui vient nous sauver.

J’écoute : que dira le Seigneur Dieu ?
Ce qu’il dit, c’est la paix pour son peuple et ses fidèles :
son salut est proche de ceux qui le craignent,
et la gloire habitera notre terre.

Amour et vérité se rencontrent,
justice et paix s’embrassent ;
la vérité germera de la terre
et du ciel se penchera la justice.

Le Seigneur donnera ses bienfaits,
et notre terre donnera son fruit.
La justice marchera devant lui,
et ses pas traceront le chemin.

Évangile

Alléluia, Alléluia.

Il va venir, le Roi, le Maître de la terre ; il ôtera nos liens, il nous délivrera.

Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc (Lc 5, 17-26)

Nous avons vu des choses extraordinaires aujourd’hui !

Un jour que Jésus enseignait,
il y avait dans l’assistance des pharisiens
et des docteurs de la Loi,
venus de tous les villages de Galilée et de Judée,
ainsi que de Jérusalem ;
et la puissance du Seigneur était à l’œuvre
pour lui faire opérer des guérisons.
Arrivent des gens, portant sur une civière
un homme qui était paralysé ;
ils cherchaient à le faire entrer
pour le placer devant Jésus.
Mais, ne voyant pas comment faire à cause de la foule,
ils montèrent sur le toit
et, en écartant les tuiles,
ils le firent descendre avec sa civière
en plein milieu devant Jésus.
Voyant leur foi, il dit :

“Homme, tes péchés te sont pardonnés.”

Les scribes et les pharisiens se mirent à raisonner :

“Qui est-il celui-là ? Il dit des blasphèmes !
Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ?”

Mais Jésus, saisissant leurs pensées, leur répondit :

“Pourquoi ces pensées dans vos cœurs ?
Qu’est-ce qui est le plus facile ?
Dire : “Tes péchés te sont pardonnés”,
ou dire : “Lève-toi et marche” ?
Eh bien ! Afin que vous sachiez que le Fils de l’homme
a autorité sur la terre pour pardonner les péchés,
– Jésus s’adressa à celui qui était paralysé –
je te le dis,
lève-toi, prends ta civière
et retourne dans ta maison.”

À l’instant même, celui-ci se releva devant eux,
il prit ce qui lui servait de lit
et s’en alla dans sa maison en rendant gloire à Dieu.
Tous furent saisis de stupeur et ils rendaient gloire à Dieu.
Remplis de crainte, ils disaient :

“Nous avons vu des choses extraordinaires aujourd’hui !”

Acclamons la Parole de Dieu.

Première lecture

Livre du prophète Isaïe (Is 40, 1-5. 9-11)

Préparez le chemin du Seigneur.

Consolez, consolez mon peuple,
— dit votre Dieu —
parlez au cœur de Jérusalem.
Proclamez que son service est accompli,
que son crime est expié,
qu’elle a reçu de la main du Seigneur
le double pour toutes ses fautes.

Une voix proclame :

“Dans le désert, préparez le chemin du Seigneur ;
tracez droit, dans les terres arides,
une route pour notre Dieu.
Que tout ravin soit comblé,
toute montagne et toute colline abaissées !
que les escarpements se changent en plaine,
et les sommets, en large vallée !
Alors se révélera la gloire du Seigneur,
et tout être de chair verra
que la bouche du Seigneur a parlé.”

Monte sur une haute montagne,
toi qui portes la bonne nouvelle à Sion.
Élève la voix avec force,
toi qui portes la bonne nouvelle à Jérusalem.
Élève la voix, ne crains pas.
Dis aux villes de Juda :

“Voici votre Dieu !”

Voici le Seigneur Dieu !
Il vient avec puissance ;
son bras lui soumet tout.
Voici le fruit de son travail avec lui,
et devant lui, son ouvrage.
Comme un berger, il fait paître son troupeau :
son bras rassemble les agneaux,
il les porte sur son cœur,
il mène les brebis qui allaitent.

— Parole du Seigneur.

Psaume

Ps 84 (85), 9ab. 10. 11-12. 13-14

Fais-nous voir, Seigneur, ton amour, et donne-nous ton salut.

J’écoute : que dira le Seigneur Dieu ?
Ce qu’il dit, c’est la paix pour son peuple et ses fidèles.
Son salut est proche de ceux qui le craignent,
et la gloire habitera notre terre.

Amour et vérité se rencontrent,
justice et paix s’embrassent ;
la vérité germera de la terre
et du ciel se penchera la justice.

Le Seigneur donnera ses bienfaits,
et notre terre donnera son fruit.
La justice marchera devant lui,
et ses pas traceront le chemin.

Deuxième lecture

Deuxième lettre de saint Pierre apôtre (2 P 3, 8-14)

Ce que nous attendons, c’est un ciel nouveau et une terre nouvelle.

Bien-aimés,
il est une chose qui ne doit pas vous échapper :
pour le Seigneur,
un seul jour est comme mille ans,
et mille ans sont comme un seul jour.
Le Seigneur ne tarde pas à tenir sa promesse,
alors que certains prétendent qu’il a du retard.
Au contraire, il prend patience envers vous,
car il ne veut pas en laisser quelques-uns se perdre,
mais il veut que tous parviennent à la conversion.
Cependant le jour du Seigneur viendra, comme un voleur.
Alors les cieux disparaîtront avec fracas,
les éléments embrasés seront dissous,
la terre, avec tout ce qu’on a fait ici-bas, ne pourra y échapper.
Ainsi, puisque tout cela est en voie de dissolution,
vous voyez quels hommes vous devez être,
en vivant dans la sainteté et la piété,
vous qui attendez,
vous qui hâtez l’avènement du jour de Dieu,
ce jour où les cieux enflammés seront dissous,
où les éléments embrasés seront en fusion.
Car ce que nous attendons, selon la promesse du Seigneur,
c’est un ciel nouveau et une terre nouvelle
où résidera la justice.
C’est pourquoi, bien-aimés, en attendant cela,
faites tout pour qu’on vous trouve sans tache ni défaut,
dans la paix.

— Parole du Seigneur.

Évangile

Alléluia. Alléluia.

Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers : tout être vivant verra le salut de Dieu.

Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc (Mc 1, 1-8)

Rendez droits les sentiers du Seigneur.

Commencement de l’Évangile de Jésus,
Christ, Fils de Dieu.
Il est écrit dans Isaïe, le prophète :
Voici que j’envoie mon messager en avant de toi,
pour ouvrir ton chemin.
Voix de celui qui crie dans le désert :

Préparez le chemin du Seigneur,
rendez droits ses sentiers.

Alors Jean, celui qui baptisait,
parut dans le désert.
Il proclamait un baptême de conversion
pour le pardon des péchés.

Toute la Judée, tous les habitants de Jérusalem
se rendaient auprès de lui,
et ils étaient baptisés par lui dans le Jourdain,
en reconnaissant publiquement leurs péchés.
Jean était vêtu de poil de chameau,
avec une ceinture de cuir autour des reins ;
il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage.
Il proclamait :

“Voici venir derrière moi
celui qui est plus fort que moi ;
je ne suis pas digne de m’abaisser
pour défaire la courroie de ses sandales.
Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau ;
lui vous baptisera dans l’Esprit Saint.”

— Acclamons la Parole de Dieu.

"Vatsim-panahy" est une emission d'approfondissement de la foi et de directives pastorales. Personne ne peut se sauver seul, on doit cheminer ensemble. L'Église nous invite à vivre une nouvelle année liturgique, en commençant par l'Avent: 28 jours pour préparer la venue du Seigneur. L'Évangile du premier dimanche de l'Avent raconte le moment où Jésus viendra parmi les hommes, c'est pourquoi on parle beaucoup de l'attitude à adopter: veiller, ce qui signifie être prêt spirituellement...

Première lecture

Livre du prophète Isaïe (Is 63, 16b-17. 19b ; 64, 2b-7)

Ah ! Si tu déchirais les cieux, si tu descendais !

C’est toi, Seigneur, notre père ;

“Notre-rédempteur-depuis-toujours”,

tel est ton nom.
Pourquoi, Seigneur, nous laisses-tu errer
hors de tes chemins ?
Pourquoi laisser nos cœurs s’endurcir
et ne plus te craindre ?
Reviens, à cause de tes serviteurs,
des tribus de ton héritage.
Ah ! Si tu déchirais les cieux, si tu descendais,
les montagnes seraient ébranlées devant ta face.

Voici que tu es descendu :
les montagnes furent ébranlées devant ta face.
Jamais on n’a entendu,
jamais on n’a ouï dire,
nul œil n’a jamais vu un autre dieu que toi
agir ainsi pour celui qui l’attend.
Tu viens rencontrer
celui qui pratique avec joie la justice,
qui se souvient de toi
en suivant tes chemins.
Tu étais irrité, mais nous avons encore péché,
et nous nous sommes égarés.
Tous, nous étions comme des gens impurs,
et tous nos actes justes n’étaient que linges souillés.
Tous, nous étions desséchés comme des feuilles,
et nos fautes, comme le vent, nous emportaient.
Personne n’invoque plus ton nom,
nul ne se réveille pour prendre appui sur toi.
Car tu nous as caché ton visage,
tu nous as livrés au pouvoir de nos fautes.
Mais maintenant, Seigneur, c’est toi notre père.
Nous sommes l’argile, c’est toi qui nous façonnes :
nous sommes tous l’ouvrage de ta main.

— Parole du Seigneur.

Psaume

Ps 79 (80), 2ac. 3bc. 15-16a. 18-19

Dieu, fais-nous revenir ; que ton visage s’éclaire, et nous serons sauvés !

Berger d’Israël, écoute,
resplendis au-dessus des Kéroubim !
Réveille ta vaillance
et viens nous sauver.

Dieu de l’univers, reviens !
Du haut des cieux, regarde et vois :
visite cette vigne, protège-la,
celle qu’a plantée ta main puissante.

Que ta main soutienne ton protégé,
le fils de l’homme qui te doit sa force.
Jamais plus nous n’irons loin de toi :
fais-nous vivre et invoquer ton nom !

Deuxième lecture

Première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens (1 Co 1, 3-9)

Nous attendons de voir se révéler notre Seigneur Jésus-Christ.

Frères,
à vous, la grâce et la paix,
de la part de Dieu notre Père
et du Seigneur Jésus Christ.
Je ne cesse de rendre grâce à Dieu à votre sujet,
pour la grâce qu’il vous a donnée dans le Christ Jésus ;
en lui vous avez reçu toutes les richesses,
toutes celles de la parole
et de la connaissance de Dieu.
Car le témoignage rendu au Christ
s’est établi fermement parmi vous.
Ainsi, aucun don de grâce ne vous manque,
à vous qui attendez
de voir se révéler notre Seigneur Jésus-Christ.
C’est lui qui vous fera tenir fermement jusqu’au bout,
et vous serez sans reproche
au jour de notre Seigneur Jésus Christ.
Car Dieu est fidèle,
lui qui vous a appelés à vivre en communion
avec son Fils, Jésus-Christ notre Seigneur.

— Parole du Seigneur.

Évangile

Alléluia. Alléluia.

Fais-nous voir, Seigneur, ton amour, et donne-nous ton salut.

Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc (Mc 13, 33-37)

Veillez, car vous ne savez pas quand vient le maître de la maison.

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :

“Prenez garde, restez éveillés :
car vous ne savez pas
quand ce sera le moment.
C’est comme un homme parti en voyage :
en quittant sa maison,
il a donné tout pouvoir à ses serviteurs,
fixé à chacun son travail,
et demandé au portier de veiller.
Veillez donc,
car vous ne savez pas
quand vient le maître de la maison,
le soir ou à minuit,
au chant du coq ou le matin ;
s’il arrive à l’improviste,
il ne faudrait pas qu’il vous trouve endormis.
Ce que je vous dis là, je le dis à tous :
Veillez !”

— Acclamons la Parole de Dieu.

Première lecture

Livre de Daniel le prophète (Dn 7, 15-27)

La royauté, la domination et la puissance sont données au peuple des saints du Très-Haut.

Moi, Daniel, j’avais l’esprit angoissé,
car les visions que j’avais me bouleversaient.
Je m’approchai de l’un de ceux qui entouraient le Trône,
et je l’interrogeai sur la vérité de tout cela.
Il me répondit et me révéla l’interprétation :

“Ces bêtes énormes, au nombre de quatre,
ce sont quatre rois qui surgiront de la terre.
Mais ce sont les saints du Très-Haut
qui recevront la royauté
et la posséderont pour toute l’éternité.”

Puis je l’interrogeai sur la quatrième bête,
qui était différente de toutes les autres,
cette bête terriblement puissante,
avec ses dents de fer et ses griffes de bronze,
qui dévorait, déchiquetait et piétinait tout ce qui restait.
Je l’interrogeai sur les dix cornes de sa tête,
et sur cette corne qui lui avait poussé
en faisant tomber les trois autres devant elle
— cette corne qui avait des yeux,
et une bouche qui tenait des propos délirants —
cette corne qui était plus imposante que les autres.
Je l’avais vue faire la guerre aux saints et l’emporter sur eux,
jusqu’à la venue du Vieillard
qui avait prononcé le jugement
en faveur des saints du Très-Haut,
et le temps était arrivé
où les saints avaient pris possession de la royauté.

À ces questions, il me fut répondu :

“La quatrième bête, c’est un quatrième royaume sur la terre,
qui sera différent de tous les royaumes.
Il dévorera toute la terre,
la piétinera et l’écrasera.
Les dix cornes,
ce sont dix rois qui surgiront de ce royaume-là.
Un autre roi surgira ensuite ;
il sera différent des précédents,
et il renversera trois rois.
Il prononcera des paroles hostiles au Très-Haut,
il persécutera les saints du Très-Haut,
et il entreprendra de changer la date des fêtes et la Loi.
Les saints seront livrés à son pouvoir
pendant un temps, des temps, et la moitié d’un temps.
Puis le tribunal siégera,
et la domination sera enlevée à ce royaume,
qui sera détruit et totalement anéanti.
La royauté, la domination et la puissance
de tous les royaumes de la terre,
sont données au peuple des saints du Très-Haut.
Sa royauté est une royauté éternelle,
et tous les empires le serviront et lui obéiront.”

— Parole du Seigneur.

Cantique

Dn 3, 82. 83. 84. 85. 86. 87

À lui, haute gloire, louange éternelle !

Et vous, les enfants des hommes,
bénissez le Seigneur.

Toi, Israël,
bénis le Seigneur.

Et vous, les prêtres,
bénissez le Seigneur.

Vous, ses serviteurs,
bénissez le Seigneur.

Les esprits et les âmes des justes,
bénissez le Seigneur.

Les saints et les humbles de cœur,
bénissez le Seigneur.

Évangile

Alléluia. Alléluia.

Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous pourrez vous tenir debout devant le Fils de l’homme.

Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc (Lc 21, 34-36)

Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous aurez la force d’échapper à tout ce qui doit arriver.

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :

“Tenez-vous sur vos gardes,
de crainte que votre cœur ne s’alourdisse
dans les beuveries, l’ivresse et les soucis de la vie,
et que ce jour-là ne tombe sur vous à l’improviste
comme un filet ;
il s’abattra, en effet,
sur tous les habitants de la terre entière.
Restez éveillés et priez en tout temps :
ainsi vous aurez la force
d’échapper à tout ce qui doit arriver,
et de vous tenir debout devant le Fils de l’homme.”

— Acclamons la Parole de Dieu.

Première lecture

Livre du prophète Daniel (Dn 7, 2-14)

Je voyais venir, avec les nuées du ciel, comme un Fils d’homme.

Daniel prit la parole et dit :

“Au cours de la nuit, dans ma vision, je regardais.
Les quatre vents du ciel soulevaient la grande mer.
Quatre bêtes énormes sortirent de la mer,
chacune différente des autres.
La première ressemblait à un lion,
et elle avait des ailes d’aigle.
Tandis que je la regardais,
ses ailes lui furent arrachées,
et elle fut soulevée de terre et dressée sur ses pieds, comme un homme,
et un cœur d’homme lui fut donné.
La deuxième bête ressemblait à un ours ;
elle était à moitié debout,
et elle avait trois côtes d’animal dans la gueule, entre les dents.
On lui dit :

‘Lève-toi, dévore beaucoup de viande !’

Je continuais à regarder :

je vis une autre bête, qui ressemblait à une panthère ;
et elle avait quatre ailes d’oiseau sur le dos ;
elle avait aussi quatre têtes.
La domination lui fut donnée.
Puis, au cours de la nuit, je regardais encore ;
je vis une quatrième bête,
terrible, effrayante, extraordinairement puissante ;
elle avait des dents de fer énormes ;
elle dévorait, déchiquetait et piétinait tout ce qui restait.
Elle était différente des trois autres bêtes, et elle avait dix cornes.
Comme je considérais ces cornes,
il en poussa une autre, plus petite, au milieu ;
trois des premières cornes furent arrachées devant celle-ci.
Et cette corne avait des yeux comme des yeux d’homme,
et une bouche qui tenait des propos délirants.

Je continuai à regarder :
des trônes furent disposés, et un Vieillard prit place ;
son habit était blanc comme la neige,
et les cheveux de sa tête, comme de la laine immaculée ;
son trône était fait de flammes de feu,
avec des roues de feu ardent.
Un fleuve de feu coulait, qui jaillissait devant lui.
Des milliers de milliers le servaient,
des myriades de myriades se tenaient devant lui.
Le tribunal prit place et l’on ouvrit des livres.
Je regardais, j’entendais les propos délirants
que vomissait la corne.
Je regardais, et la bête fut tuée,
son cadavre fut jeté au feu.
Quant aux autres bêtes, la domination leur fut retirée,
mais une prolongation de vie leur fut donnée,
pour une période et un temps déterminés.
Je regardais, au cours des visions de la nuit,
et je voyais venir, avec les nuées du ciel,
comme un Fils d’homme ;
il parvint jusqu’au Vieillard,
et on le fit avancer devant lui.
Et il lui fut donné
domination, gloire et royauté ;
tous les peuples, toutes les nations et les gens de toutes langues
le servirent.
Sa domination est une domination éternelle,
qui ne passera pas,
et sa royauté,
une royauté qui ne sera pas détruite.”

— Parole du Seigneur.

Cantique

Dn 3, 75. 76. 77. 78. 79. 80. 81

À lui, haute gloire, louange éternelle !

Et vous, montagnes et collines,
bénissez le Seigneur.

Et vous, les plantes de la terre,
bénissez le Seigneur.

Et vous, sources et fontaines,
bénissez le Seigneur.

Et vous, océans et rivières,
bénissez le Seigneur.

Baleines et bêtes de la mer,
bénissez le Seigneur.

Vous tous, les oiseaux dans le ciel,
bénissez le Seigneur.

Vous tous, fauves et troupeaux,
bénissez le Seigneur.

Évangile

Alléluia. Alléluia.

Redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche.

Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc (Lc 21, 29-33)

Lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le royaume de Dieu est proche.

En ce temps-là,
Jésus dit à ses disciples cette parabole :

“Voyez le figuier et tous les autres arbres.
Regardez-les :
dès qu’ils bourgeonnent,
vous savez que l’été est tout proche.
De même, vous aussi,
lorsque vous verrez arriver cela,
sachez que le royaume de Dieu est proche.
Amen, je vous le dis :
cette génération ne passera pas
sans que tout cela n’arrive.
Le ciel et la terre passeront,
mes paroles ne passeront pas.”

— Acclamons la Parole de Dieu.

Pour une véritable et authentique transformation

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