Première lecture

Livre du prophète Ézékiel (Ez 37, 12-14)

Je mettrai en vous mon esprit, et vous vivrez.

Ainsi parle le Seigneur Dieu :

Je vais ouvrir vos tombeaux
et je vous en ferai remonter,
ô mon peuple,
et je vous ramènerai sur la terre d’Israël.
Vous saurez que Je suis le Seigneur,
quand j’ouvrirai vos tombeaux
et vous en ferai remonter,
ô mon peuple !
Je mettrai en vous mon esprit,
et vous vivrez ;
je vous donnerai le repos sur votre terre.
Alors vous saurez que Je suis le Seigneur :
j’ai parlé
et je le ferai
– oracle du Seigneur.

— Parole du Seigneur.

Psaume

Psaume (Ps 129 (130), 1-2. 3-4. 5-6ab. 7bc-8)

Près du Seigneur est l’amour, près de lui abonde le rachat.

Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur,
Seigneur, écoute mon appel !
Que ton oreille se fasse attentive
au cri de ma prière !

Si tu retiens les fautes, Seigneur,
Seigneur, qui subsistera ?
Mais près de toi se trouve le pardon
pour que l’homme te craigne.

J’espère le Seigneur de toute mon âme ;
je l’espère, et j’attends sa parole.
Mon âme attend le Seigneur
plus qu’un veilleur ne guette l’aurore.

Oui, près du Seigneur, est l’amour ;
près de lui, abonde le rachat.
C’est lui qui rachètera Israël
de toutes ses fautes.

Deuxième lecture

Lettre de saint Paul apôtre aux Romains (Rm 8, 8-11)

L’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus habite en vous.

Frères,
ceux qui sont sous l’emprise de la chair
ne peuvent pas plaire à Dieu.
Or, vous, vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair,
mais sous celle de l’Esprit,
puisque l’Esprit de Dieu habite en vous.
Celui qui n’a pas l’Esprit du Christ ne lui appartient pas.
Mais si le Christ est en vous,
le corps, il est vrai, reste marqué par la mort à cause du péché,
mais l’Esprit vous fait vivre, puisque vous êtes devenus des justes.
Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts
habite en vous,
celui qui a ressuscité Jésus, le Christ, d’entre les morts
donnera aussi la vie à vos corps mortels
par son Esprit qui habite en vous.

— Parole du Seigneur.

Évangile

Gloire à toi, Seigneur, gloire à toi.

Moi, je suis la résurrection et la vie, dit le Seigneur. Celui qui croit en moi ne mourra jamais.

Gloire à toi, Seigneur, gloire à toi.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean (Jn 11, 1-45)

Je suis la résurrection et la vie.

En ce temps-là,
il y avait quelqu’un de malade,
Lazare, de Béthanie,
le village de Marie et de Marthe, sa sœur.
Or Marie était celle qui répandit du parfum sur le Seigneur
et lui essuya les pieds avec ses cheveux.
C’était son frère Lazare qui était malade.
Donc, les deux sœurs envoyèrent dire à Jésus :

“Seigneur, celui que tu aimes est malade.”

En apprenant cela, Jésus dit :

“Cette maladie ne conduit pas à la mort,
elle est pour la gloire de Dieu,
afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié.”

Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare.
Quand il apprit que celui-ci était malade,
il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait.
Puis, après cela, il dit aux disciples :

“Revenons en Judée.”

Les disciples lui dirent :

“Rabbi, tout récemment, les Juifs, là-bas, cherchaient à te lapider,
et tu y retournes ?”

Jésus répondit :

“N’y a-t-il pas douze heures dans une journée ?
Celui qui marche pendant le jour ne trébuche pas,
parce qu’il voit la lumière de ce monde ;
mais celui qui marche pendant la nuit trébuche,
parce que la lumière n’est pas en lui.”

Après ces paroles, il ajouta :

“Lazare, notre ami, s’est endormi ;
mais je vais aller le tirer de ce sommeil.”

Les disciples lui dirent alors :

“Seigneur, s’il s’est endormi, il sera sauvé.”

Jésus avait parlé de la mort ;
eux pensaient qu’il parlait du repos du sommeil.
Alors il leur dit ouvertement :

“Lazare est mort,
et je me réjouis de n’avoir pas été là,
à cause de vous, pour que vous croyiez.
Mais allons auprès de lui !”

Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau),
dit aux autres disciples :

“Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui !”

À son arrivée,
Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà.
Comme Béthanie était tout près de Jérusalem
– à une distance de quinze stades
(c’est-à-dire une demi-heure de marche environ) –,
beaucoup de Juifs étaient venus
réconforter Marthe et Marie au sujet de leur frère.
Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus,
elle partit à sa rencontre,
tandis que Marie restait assise à la maison.
Marthe dit à Jésus :

“Seigneur, si tu avais été ici,
mon frère ne serait pas mort.
Mais maintenant encore, je le sais,
tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera.”

Jésus lui dit :

“Ton frère ressuscitera.”

Marthe reprit :

“Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection,
au dernier jour.”

Jésus lui dit :

“Moi, je suis la résurrection et la vie.
Celui qui croit en moi,
même s’il meurt, vivra ;
quiconque vit et croit en moi
ne mourra jamais.
Crois-tu cela ?”

Elle répondit :

“Oui, Seigneur, je le crois :
tu es le Christ, le Fils de Dieu,
tu es celui qui vient dans le monde.”

Ayant dit cela, elle partit appeler sa sœur Marie,
et lui dit tout bas :

“Le Maître est là, il t’appelle.”

Marie, dès qu’elle l’entendit,
se leva rapidement et alla rejoindre Jésus.
Il n’était pas encore entré dans le village,
mais il se trouvait toujours à l’endroit où Marthe l’avait rencontré.
Les Juifs qui étaient à la maison avec Marie
et la réconfortaient,
la voyant se lever et sortir si vite, la suivirent ;
ils pensaient qu’elle allait au tombeau pour y pleurer.
Marie arriva à l’endroit où se trouvait Jésus.
Dès qu’elle le vit,
elle se jeta à ses pieds et lui dit :

“Seigneur, si tu avais été ici,
mon frère ne serait pas mort.”

Quand il vit qu’elle pleurait,
et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi,
Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé,
et il demanda :

“Où l’avez-vous déposé ?”

Ils lui répondirent :

“Seigneur, viens, et vois.”

Alors Jésus se mit à pleurer.
Les Juifs disaient :

“Voyez comme il l’aimait !”

Mais certains d’entre eux dirent :

“Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle,
ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ?”

Jésus, repris par l’émotion,
arriva au tombeau.
C’était une grotte fermée par une pierre.
Jésus dit :

“Enlevez la pierre.”

Marthe, la sœur du défunt, lui dit :

“Seigneur, il sent déjà ;
c’est le quatrième jour qu’il est là.”

Alors Jésus dit à Marthe :

“Ne te l’ai-je pas dit ?
Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu.”

On enleva donc la pierre.
Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit :

“Père, je te rends grâce
parce que tu m’as exaucé.
Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ;
mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure,
afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé.”

Après cela, il cria d’une voix forte :

“Lazare, viens dehors !”

Et le mort sortit,
les pieds et les mains liés par des bandelettes,
le visage enveloppé d’un suaire.
Jésus leur dit :

“Déliez-le, et laissez-le aller.”

Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie
et avaient donc vu ce que Jésus avait fait,
crurent en lui.

— Acclamons la Parole de Dieu.

Évangile

Gloire à toi, Seigneur, gloire à toi.

Moi, je suis la résurrection et la vie, dit le Seigneur. Celui qui croit en moi ne mourra jamais.

Gloire à toi, Seigneur, gloire à toi.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean (Jn 11, 3-7. 17. 20-27. 33b-45)

Je suis la résurrection et la vie.

En ce temps-là,
Marthe et Marie, les deux sœurs de Lazare,
envoyèrent dire à Jésus :

“Seigneur, celui que tu aimes est malade.”

En apprenant cela, Jésus dit :

“Cette maladie ne conduit pas à la mort,
elle est pour la gloire de Dieu,
afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié.”

Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare.
Quand il apprit que celui-ci était malade,
il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait.
Puis, après cela, il dit aux disciples :

“Revenons en Judée.”

À son arrivée,
Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà.
Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus,
elle partit à sa rencontre,
tandis que Marie restait assise à la maison.
Marthe dit à Jésus :

“Seigneur, si tu avais été ici,
mon frère ne serait pas mort.
Mais maintenant encore, je le sais,
tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera.”

Jésus lui dit :

“Ton frère ressuscitera.”

Marthe reprit :

“Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection,
au dernier jour.”

Jésus lui dit :

“Moi, je suis la résurrection et la vie.
Celui qui croit en moi,
même s’il meurt, vivra ;
quiconque vit et croit en moi
ne mourra jamais.
Crois-tu cela ?”

Elle répondit :

“Oui, Seigneur, je le crois :
tu es le Christ, le Fils de Dieu,
tu es celui qui vient dans le monde.”

Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé,
et il demanda :

“Où l’avez-vous déposé ?”

Ils lui répondirent :

“Seigneur, viens, et vois.”

Alors Jésus se mit à pleurer.
Les Juifs disaient :

“Voyez comme il l’aimait !”

Mais certains d’entre eux dirent :

“Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle,
ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ?”

Jésus, repris par l’émotion,
arriva au tombeau.
C’était une grotte fermée par une pierre.

Jésus dit :

“Enlevez la pierre.”

Marthe, la sœur du défunt, lui dit :

“Seigneur, il sent déjà ;
c’est le quatrième jour qu’il est là.”

Alors Jésus dit à Marthe :

“Ne te l’ai-je pas dit ?
Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu.”

On enleva donc la pierre.
Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit :

“Père, je te rends grâce
parce que tu m’as exaucé.
Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ;
mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure,
afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé.”

Après cela, il cria d’une voix forte :

“Lazare, viens dehors !”

Et le mort sortit,
les pieds et les mains liés par des bandelettes,
le visage enveloppé d’un suaire.
Jésus leur dit :

“Déliez-le, et laissez-le aller.”

Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie
et avaient donc vu ce que Jésus avait fait,
crurent en lui.

— Acclamons la Parole de Dieu.

La paix est essentielle à la fois dans les différentes sociétés et au sein des familles. Chacun de nous fait partie de la famille et la paix de chacun est la garantie de la paix de la famille. Emission "mba ho vanona" avec le général Ramakavelo Désiré, tenue ici sur la radio Don Bosco.

Première lecture

Premier Livre de Samuel (1 S 16, 1b. 6-7. 10-13a)

David reçoit l’onction comme roi d’Israël.

En ces jours-là,
le Seigneur dit à Samuel :

“Prends une corne que tu rempliras d’huile, et pars !
Je t’envoie auprès de Jessé de Bethléem,
car j’ai vu parmi ses fils mon roi.”

Lorsqu’ils arrivèrent et que Samuel aperçut Éliab,
il se dit :

“Sûrement, c’est lui le messie,
lui qui recevra l’onction du Seigneur !”

Mais le Seigneur dit à Samuel :

“Ne considère pas son apparence ni sa haute taille,
car je l’ai écarté.
Dieu ne regarde pas comme les hommes :
les hommes regardent l’apparence,
mais le Seigneur regarde le cœur.”

Jessé présenta ainsi à Samuel ses sept fils,
et Samuel lui dit :

“Le Seigneur n’a choisi aucun de ceux-là.”

Alors Samuel dit à Jessé :

“N’as-tu pas d’autres garçons ?”

Jessé répondit :

“Il reste encore le plus jeune,
il est en train de garder le troupeau.”

Alors Samuel dit à Jessé :

“Envoie-le chercher :
nous ne nous mettrons pas à table
tant qu’il ne sera pas arrivé.”

Jessé le fit donc venir :
le garçon était roux, il avait de beaux yeux, il était beau.
Le Seigneur dit alors :

“Lève-toi, donne-lui l’onction : c’est lui !”

Samuel prit la corne pleine d’huile,
et lui donna l’onction au milieu de ses frères.
L’Esprit du Seigneur s’empara de David à partir de ce jour-là.

— Parole du Seigneur.

Psaume

Psaume (Ps 22 (23), 1-2ab. 2c-3. 4. 5. 6)

Le Seigneur est mon berger : rien ne saurait me manquer.

Le Seigneur est mon berger :
je ne manque de rien.
Sur des prés d’herbe fraîche,
il me fait reposer.

Il me mène vers les eaux tranquilles
et me fait revivre ;
il me conduit par le juste chemin
pour l’honneur de son nom.

Si je traverse les ravins de la mort,
je ne crains aucun mal,
car tu es avec moi :
ton bâton me guide et me rassure.

Tu prépares la table pour moi
devant mes ennemis ;
tu répands le parfum sur ma tête,
ma coupe est débordante.

Grâce et bonheur m’accompagnent
tous les jours de ma vie ;
j’habiterai la maison du Seigneur
pour la durée de mes jours.

Deuxième lecture

Lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens (Ep 5, 8-14)

Relève-toi d’entre les morts, et le Christ t’illuminera.

Frères,
autrefois, vous étiez ténèbres ;
maintenant, dans le Seigneur, vous êtes lumière ;
conduisez-vous comme des enfants de lumière
– or la lumière
a pour fruit tout ce qui est bonté, justice et vérité –
et sachez reconnaître
ce qui est capable de plaire au Seigneur.
Ne prenez aucune part aux activités des ténèbres,
elles ne produisent rien de bon ;
démasquez-les plutôt.
Ce que ces gens-là font en cachette,
on a honte même d’en parler.
Mais tout ce qui est démasqué
est rendu manifeste par la lumière,
et tout ce qui devient manifeste est lumière.
C’est pourquoi l’on dit :
Réveille-toi, ô toi qui dors,
relève-toi d’entre les morts,
et le Christ t’illuminera.

— Parole du Seigneur.

Évangile

Gloire et louange à toi Seigneur Jésus.

Moi, je suis la lumière du monde, dit le Seigneur.
Celui qui me suit aura la lumière de la vie.

Gloire et louange à toi Seigneur Jésus.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean (Jn 9, 1-41)

Il s’en alla et se lava ; quand il revint, il voyait.

En ce temps-là,
en sortant du Temple,
Jésus vit sur son passage
un homme aveugle de naissance.
Ses disciples l’interrogèrent :

“Rabbi, qui a péché, lui ou ses parents,
pour qu’il soit né aveugle ?”

Jésus répondit :

“Ni lui, ni ses parents n’ont péché.
Mais c’était pour que les œuvres de Dieu
se manifestent en lui.
Il nous faut travailler aux œuvres de Celui qui m’a envoyé,
tant qu’il fait jour ;
la nuit vient où personne ne pourra plus y travailler.
Aussi longtemps que je suis dans le monde,
je suis la lumière du monde.”

Cela dit, il cracha à terre
et, avec la salive, il fit de la boue ;
puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle,
et lui dit :

“Va te laver à la piscine de Siloé”

– ce nom se traduit : Envoyé.
L’aveugle y alla donc, et il se lava ;
quand il revint, il voyait.

Ses voisins, et ceux qui l’avaient observé auparavant
– car il était mendiant –
dirent alors :

“N’est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ?”

Les uns disaient :

“C’est lui.”

Les autres disaient :

“Pas du tout, c’est quelqu’un qui lui ressemble.”

Mais lui disait :

“C’est bien moi.”

Et on lui demandait :

“Alors, comment tes yeux se sont-ils ouverts ?”

Il répondit :

“L’homme qu’on appelle Jésus a fait de la boue,
il me l’a appliquée sur les yeux et il m’a dit :
‘Va à Siloé et lave-toi.’
J’y suis donc allé et je me suis lavé ;
alors, j’ai vu.”

Ils lui dirent :

“Et lui, où est-il ?”

Il répondit :

“Je ne sais pas.”

On l’amène aux pharisiens, lui, l’ancien aveugle.
Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue
et lui avait ouvert les yeux.
À leur tour, les pharisiens lui demandaient comment il pouvait voir.
Il leur répondit :

“Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé,
et je vois.”

Parmi les pharisiens, certains disaient :

“Cet homme-là n’est pas de Dieu,
puisqu’il n’observe pas le repos du sabbat.”

D’autres disaient :

“Comment un homme pécheur
peut-il accomplir des signes pareils ?”

Ainsi donc ils étaient divisés.
Alors ils s’adressent de nouveau à l’aveugle :

“Et toi, que dis-tu de lui,
puisqu’il t’a ouvert les yeux ?”

Il dit :

“C’est un prophète.”

Or, les Juifs ne voulaient pas croire
que cet homme avait été aveugle
et que maintenant il pouvait voir.
C’est pourquoi ils convoquèrent ses parents
et leur demandèrent :

“Cet homme est bien votre fils,
et vous dites qu’il est né aveugle ?
Comment se fait-il qu’à présent il voie ?”

Les parents répondirent :

“Nous savons bien que c’est notre fils,
et qu’il est né aveugle.
Mais comment peut-il voir maintenant,
nous ne le savons pas ;
et qui lui a ouvert les yeux,
nous ne le savons pas non plus.
Interrogez-le,
il est assez grand pour s’expliquer.”

Ses parents parlaient ainsi
parce qu’ils avaient peur des Juifs.
En effet, ceux-ci s’étaient déjà mis d’accord
pour exclure de leurs assemblées
tous ceux qui déclareraient publiquement que Jésus est le Christ.
Voilà pourquoi les parents avaient dit :

“Il est assez grand, interrogez-le !”

Pour la seconde fois,
les pharisiens convoquèrent l’homme qui avait été aveugle,
et ils lui dirent :

“Rends gloire à Dieu !
Nous savons, nous, que cet homme est un pécheur.”

Il répondit :

“Est-ce un pécheur ?
Je n’en sais rien.
Mais il y a une chose que je sais :
j’étais aveugle, et à présent je vois.”

Ils lui dirent alors :

“Comment a-t-il fait pour t’ouvrir les yeux ?”

Il leur répondit :

“Je vous l’ai déjà dit,
et vous n’avez pas écouté.
Pourquoi voulez-vous m’entendre encore une fois ?
Serait-ce que vous voulez, vous aussi, devenir ses disciples ?”

Ils se mirent à l’injurier :

“C’est toi qui es son disciple ;
nous, c’est de Moïse que nous sommes les disciples.
Nous savons que Dieu a parlé à Moïse ;
mais celui-là, nous ne savons pas d’où il est.”

L’homme leur répondit :

“Voilà bien ce qui est étonnant !
Vous ne savez pas d’où il est,
et pourtant il m’a ouvert les yeux.
Dieu, nous le savons, n’exauce pas les pécheurs,
mais si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, il l’exauce.
Jamais encore on n’avait entendu dire
que quelqu’un ait ouvert les yeux à un aveugle de naissance.
Si lui n’était pas de Dieu,
il ne pourrait rien faire.”

Ils répliquèrent :

“Tu es tout entier dans le péché depuis ta naissance,
et tu nous fais la leçon ?”

Et ils le jetèrent dehors.

Jésus apprit qu’ils l’avaient jeté dehors.
Il le retrouva et lui dit :

“Crois-tu au Fils de l’homme ?”

Il répondit :

“Et qui est-il, Seigneur,
pour que je croie en lui ?”

Jésus lui dit :

“Tu le vois,
et c’est lui qui te parle.”

Il dit :

“Je crois, Seigneur !”

Et il se prosterna devant lui.

Jésus dit alors :

“Je suis venu en ce monde pour rendre un jugement :
que ceux qui ne voient pas
puissent voir,
et que ceux qui voient
deviennent aveugles.”

Parmi les pharisiens, ceux qui étaient avec lui
entendirent ces paroles et lui dirent :

“Serions-nous aveugles, nous aussi ?”

Jésus leur répondit :

“Si vous étiez aveugles,
vous n’auriez pas de péché ;
mais du moment que vous dites : ‘Nous voyons !’,
votre péché demeure.”

— Acclamons la Parole de Dieu.

Évangile

Gloire et louange à toi Seigneur Jésus.

Moi, je suis la lumière du monde, dit le Seigneur.
Celui qui me suit aura la lumière de la vie.

Gloire et louange à toi Seigneur Jésus.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean (Jn 9, 1. 6-9. 13-17. 34-38)

Il s’en alla et se lava ; quand il revint, il voyait.

En ce temps-là,
en sortant du Temple,
Jésus vit sur son passage
un homme aveugle de naissance.
Il cracha à terre
et, avec la salive, il fit de la boue ;
puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle,
et lui dit :

“Va te laver à la piscine de Siloé”

– ce nom se traduit : Envoyé.
L’aveugle y alla donc, et il se lava ;
quand il revint, il voyait.

Ses voisins, et ceux qui l’avaient observé auparavant
– car il était mendiant –
dirent alors :

“N’est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ?”

Les uns disaient :

“C’est lui.”

Les autres disaient :

“Pas du tout, c’est quelqu’un qui lui ressemble.”

Mais lui disait :

“C’est bien moi.”

On l’amène aux pharisiens, lui, l’ancien aveugle.
Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue
et lui avait ouvert les yeux.
À leur tour, les pharisiens lui demandaient comment il pouvait voir.
Il leur répondit :

“Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé,
et je vois.”

Parmi les pharisiens, certains disaient :

“Cet homme-là n’est pas de Dieu,
puisqu’il n’observe pas le repos du sabbat.”

D’autres disaient :

“Comment un homme pécheur
peut-il accomplir des signes pareils ?”

Ainsi donc ils étaient divisés.
Alors ils s’adressent de nouveau à l’aveugle :

“Et toi, que dis-tu de lui,
puisqu’il t’a ouvert les yeux ?”

Il dit :

“C’est un prophète.”

Ils répliquèrent :

“Tu es tout entier dans le péché depuis ta naissance,
et tu nous fais la leçon ?”

Et ils le jetèrent dehors.

Jésus apprit qu’ils l’avaient jeté dehors.
Il le retrouva et lui dit :

“Crois-tu au Fils de l’homme ?”

Il répondit :

“Et qui est-il, Seigneur,
pour que je croie en lui ?”

Jésus lui dit :

“Tu le vois,
et c’est lui qui te parle.”

Il dit :

“Je crois, Seigneur !”

Et il se prosterna devant lui.

— Acclamons la Parole de Dieu.

Première lecture

Livre de l’Exode (Ex 17, 3-7)

Donne-nous de l’eau à boire.

En ces jours-là,
dans le désert, le peuple, manquant d’eau,
souffrit de la soif.
Il récrimina contre Moïse et dit :

“Pourquoi nous as-tu fait monter d’Égypte ?
Était-ce pour nous faire mourir de soif
avec nos fils et nos troupeaux ?”

Moïse cria vers le Seigneur :

“Que vais-je faire de ce peuple ?
Encore un peu, et ils me lapideront !”

Le Seigneur dit à Moïse :

“Passe devant le peuple,
emmène avec toi plusieurs des anciens d’Israël,
prends en main le bâton avec lequel tu as frappé le Nil,
et va !
Moi, je serai là, devant toi,
sur le rocher du mont Horeb.
Tu frapperas le rocher,
il en sortira de l’eau,
et le peuple boira !”

Et Moïse fit ainsi sous les yeux des anciens d’Israël.

Il donna à ce lieu le nom de Massa (c’est-à-dire : Épreuve)
et Mériba (c’est-à-dire : Querelle),
parce que les fils d’Israël avaient cherché querelle au Seigneur,
et parce qu’ils l’avaient mis à l’épreuve, en disant :

“Le Seigneur est-il au milieu de nous,
oui ou non ?”

— Parole du Seigneur.

Psaume

Psaume (Ps 94 (95), 1-2. 6-7ab. 7d-8a. 9)

Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur, mais écoutez la voix du Seigneur !

Venez, crions de joie pour le Seigneur,
acclamons notre Rocher, notre salut !
Allons jusqu’à lui en rendant grâce,
par nos hymnes de fête acclamons-le !

Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,
adorons le Seigneur qui nous a faits.
Oui, il est notre Dieu ;
nous sommes le peuple qu’il conduit.

Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ?
“Ne fermez pas votre cœur comme au désert,
où vos pères m’ont tenté et provoqué,
et pourtant ils avaient vu mon exploit.”

Deuxième lecture

Lettre de saint Paul apôtre aux Romains (Rm 5, 1-2. 5-8)

L’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné.

Frères,
nous qui sommes devenus justes par la foi,
nous voici en paix avec Dieu
par notre Seigneur Jésus Christ,
lui qui nous a donné, par la foi,
l’accès à cette grâce
dans laquelle nous sommes établis ;
et nous mettons notre fierté
dans l’espérance d’avoir part à la gloire de Dieu.
Et l’espérance ne déçoit pas,
puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs
par l’Esprit Saint qui nous a été donné.
Alors que nous n’étions encore capables de rien,
le Christ, au temps fixé par Dieu,
est mort pour les impies que nous étions.
Accepter de mourir pour un homme juste,
c’est déjà difficile ;
peut-être quelqu’un s’exposerait-il à mourir pour un homme de bien.
Or, la preuve que Dieu nous aime,
c’est que le Christ est mort pour nous,
alors que nous étions encore pécheurs.

— Parole du Seigneur.

Évangile

Gloire au Christ, Sagesse éternelle du Dieu vivant. Gloire à toi, Seigneur.

Tu es vraiment le Sauveur du monde, Seigneur !
Donne-moi de l’eau vive : que je n’aie plus soif.

Gloire au Christ, Sagesse éternelle du Dieu vivant. Gloire à toi, Seigneur.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean (Jn 4, 5-42)

Une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle.

En ce temps-là,
Jésus arriva à une ville de Samarie, appelée Sykar,
près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph.
Là se trouvait le puits de Jacob.
Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source.
C’était la sixième heure, environ midi.
Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau.
Jésus lui dit :

“Donne-moi à boire.”

– En effet, ses disciples étaient partis à la ville
pour acheter des provisions.
La Samaritaine lui dit :

“Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire,
à moi, une Samaritaine ?”

– En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains.
Jésus lui répondit :

“Si tu savais le don de Dieu
et qui est celui qui te dit : ‘Donne-moi à boire’,
c’est toi qui lui aurais demandé,
et il t’aurait donné de l’eau vive.”

Elle lui dit :

“Seigneur, tu n’as rien pour puiser,
et le puits est profond.
D’où as-tu donc cette eau vive ?
Serais-tu plus grand que notre père Jacob
qui nous a donné ce puits,
et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ?”

Jésus lui répondit :

“Quiconque boit de cette eau
aura de nouveau soif ;
mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai
n’aura plus jamais soif ;
et l’eau que je lui donnerai
deviendra en lui une source d’eau
jaillissant pour la vie éternelle.”

La femme lui dit :

“Seigneur, donne-moi de cette eau,
que je n’aie plus soif,
et que je n’aie plus à venir ici pour puiser.”

Jésus lui dit :

“Va, appelle ton mari, et reviens.”

La femme répliqua :

“Je n’ai pas de mari.”

Jésus reprit :

“Tu as raison de dire que tu n’as pas de mari :
des maris, tu en a eu cinq,
et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari ;
là, tu dis vrai.”

La femme lui dit :

“Seigneur, je vois que tu es un prophète !...
Eh bien ! Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là,
et vous, les Juifs, vous dites
que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem.”

Jésus lui dit :

“Femme, crois-moi :
l’heure vient
où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem
pour adorer le Père.
Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ;
nous, nous adorons ce que nous connaissons,
car le salut vient des Juifs.
Mais l’heure vient – et c’est maintenant –
où les vrais adorateurs
adoreront le Père en esprit et vérité :
tels sont les adorateurs que recherche le Père.
Dieu est esprit,
et ceux qui l’adorent,
c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer.”

La femme lui dit :

“Je sais qu’il vient, le Messie,
celui qu’on appelle Christ.
Quand il viendra,
c’est lui qui nous fera connaître toutes choses.”

Jésus lui dit :

“Je le suis,
moi qui te parle.”

À ce moment-là, ses disciples arrivèrent ;
ils étaient surpris de le voir parler avec une femme.
Pourtant, aucun ne lui dit :

“Que cherches-tu ?”

ou bien :

“Pourquoi parles-tu avec elle ?”

La femme, laissant là sa cruche,
revint à la ville et dit aux gens :

“Venez voir un homme
qui m’a dit tout ce que j’ai fait.
Ne serait-il pas le Christ ?”

Ils sortirent de la ville,
et ils se dirigeaient vers lui.

Entre-temps, les disciples l’appelaient :

“Rabbi, viens manger.”

Mais il répondit :

“Pour moi, j’ai de quoi manger :
c’est une nourriture que vous ne connaissez pas.”

Les disciples se disaient entre eux :

“Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger ?”

Jésus leur dit :

“Ma nourriture,
c’est de faire la volonté de Celui qui m’a envoyé
et d’accomplir son œuvre.
Ne dites-vous pas :
‘Encore quatre mois et ce sera la moisson’ ?
Et moi, je vous dis :
Levez les yeux
et regardez les champs déjà dorés pour la moisson.
Dès maintenant, le moissonneur reçoit son salaire :
il récolte du fruit pour la vie éternelle,
si bien que le semeur se réjouit en même temps que le moissonneur.
Il est bien vrai, le dicton :
‘L’un sème, l’autre moissonne.’
Je vous ai envoyés moissonner
ce qui ne vous a coûté aucun effort ;
d’autres ont fait l’effort,
et vous en avez bénéficié.”

Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus,
à cause de la parole de la femme
qui rendait ce témoignage :

“Il m’a dit tout ce que j’ai fait.”

Lorsqu’ils arrivèrent auprès de lui,
ils l’invitèrent à demeurer chez eux.
Il y demeura deux jours.
Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire
à cause de sa parole à lui,
et ils disaient à la femme :

“Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit
que nous croyons :
nous-mêmes, nous l’avons entendu,
et nous savons que c’est vraiment lui
le Sauveur du monde.”

— Acclamons la Parole de Dieu.

Évangile

Gloire au Christ, Sagesse éternelle du Dieu vivant. Gloire à toi, Seigneur.

Tu es vraiment le Sauveur du monde, Seigneur !
Donne-moi de l’eau vive : que je n’aie plus soif.

Gloire au Christ, Sagesse éternelle du Dieu vivant. Gloire à toi, Seigneur.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean (Jn 4, 5-15. 19b-26. 39a. 40-42)

Une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle.

En ce temps-là,
Jésus arriva à une ville de Samarie, appelée Sykar,
près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph.
Là se trouvait le puits de Jacob.
Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source.
C’était la sixième heure, environ midi.
Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau.
Jésus lui dit :

“Donne-moi à boire.”

– En effet, ses disciples étaient partis à la ville
pour acheter des provisions.
La Samaritaine lui dit :

“Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire,
à moi, une Samaritaine ?”

– En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains.

Jésus lui répondit :

“Si tu savais le don de Dieu
et qui est celui qui te dit : ‘Donne-moi à boire’,
c’est toi qui lui aurais demandé,
et il t’aurait donné de l’eau vive.”

Elle lui dit :

“Seigneur, tu n’as rien pour puiser,
et le puits est profond.
D’où as-tu donc cette eau vive ?
Serais-tu plus grand que notre père Jacob
qui nous a donné ce puits,
et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ?”

Jésus lui répondit :

“Quiconque boit de cette eau
aura de nouveau soif ;
mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai
n’aura plus jamais soif ;
et l’eau que je lui donnerai
deviendra en lui une source d’eau
jaillissant pour la vie éternelle.”

La femme lui dit :

“Seigneur, donne-moi de cette eau,
que je n’aie plus soif,
et que je n’aie plus à venir ici pour puiser.
Je vois que tu es un prophète !...
Eh bien ! Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là,
et vous, les Juifs, vous dites
que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem.”

Jésus lui dit :

“Femme, crois-moi :
l’heure vient
où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem
pour adorer le Père.
Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ;
nous, nous adorons ce que nous connaissons,
car le salut vient des Juifs.
Mais l’heure vient – et c’est maintenant –
où les vrais adorateurs
adoreront le Père en esprit et vérité :
tels sont les adorateurs que recherche le Père.
Dieu est esprit,
et ceux qui l’adorent,
c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer.”

La femme lui dit :

“Je sais qu’il vient, le Messie,
celui qu’on appelle Christ.
Quand il viendra,
c’est lui qui nous fera connaître toutes choses.”

Jésus lui dit :

“Je le suis,
moi qui te parle.”

Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus.
Lorsqu’ils arrivèrent auprès de lui,
ils l’invitèrent à demeurer chez eux.
Il y demeura deux jours.
Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire
à cause de sa parole à lui,

et ils disaient à la femme :

“Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit
que nous croyons :
nous-mêmes, nous l’avons entendu,
et nous savons que c’est vraiment lui
le Sauveur du monde.”

— Acclamons la Parole de Dieu.

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