Fille d'un consul romain et dénoncée comme chrétienne, Tatiana fut condamnée à être suspendue à une potence, le corps labouré et mis à nu avec des peignes de fer. Les bourreaux l'outragèrent en lui tondant la chevelure, et finalement elle fut décapitée.

Tatiana est un prénom tellement usité en Russie qu’on penserait cette sainte originaire de l’Orient. Pourtant c’est bien d’une sainte romaine dont il s’agit, son nom est du reste bien latin: il s’agit de la forme féminine de Tatianus, dérivé lui-même de Titus Tatius, roi des Sabins au VIIIe siècle avant Jésus-Christ.

Sainte Tatiana (ou Tatienne) fut arrêtée à Rome pendant la persécution de l’empereur Sévère Alexandre (qui régna de 222 à 235). Elle est condamnée comme chrétienne par le préfet du prétoire et célèbre juriste, Ulpien, second personnage de l’empire. Attachée au chevalet, elle a les côtés déchirés par les ongles de fer. Détachée, on la jette aux lions dans l’amphithéâtre, mais ceux-ci respectent son innocence. Le juge ordonne de la jeter au feu mais le brasier refuse de la consumer. Après qu’elle fut rasée, le glaive du bourreau mit fin à l’horreur de ces supplices en la décapitant, lui obtenant la couronne glorieuse du martyre. C’était un 12 janvier 226.

Par des circonstances assez fortuites, sainte Tatiana est devenue la patronne des étudiants russes.

En effet c’est un 12 janvier 1724 que Pierre le Grand fonda l’Académie des Sciences de Saint-Petersbourg mais c’est surtout le 12 janvier 1755 (le 25 selon le calendrier moderne) que choisit sa fille l’impératrice Elisabeth Ire pour fonder l’Université nationale de Moscou; le projet qui lui était proposé auparavant par deux grands hommes de la culture russe Michail Lomonossov et le prince Chouvalov. On dit que le prince voulait donner l’université comme cadeau à sa mère, nommée Tatiana, pour sa fête et avait alors demandé à l’impératrice de signer l’oukase ce jour particulier. Ainsi la Sainte Tatiana, qui pendant sa vie n’eut aucun rapport avec les sciences, est devenue, la protectrice des étudiants russes.

La sainte avait son église dans l’université, et les étudiants venaient assister à la divine liturgie solennelle au matin de sa fête, liturgie qui était suivie de la cérémonie de la distribution des prix.

En Occident, sainte Tatienne est représentée traditionnellement avec les instruments de son martyre: peignes de fer, lion ou glaive. Voici ce que dit le Martyrologe romain au 12 janvier :

A Rome, sainte Tatienne, martyre, qui, sous l’empereur Alexandre, fut déchirée avec des ongles et des peignes de fer, exposée aux bêtes, et jetée dans le feu, sans néanmoins en recevoir aucune atteinte; enfin, ayant péri par le glaive, elle s’en alla au ciel.

[Edition spéciale] Vendredi 22 mai 2020

La Conférence épiscopale de Madagascar a adressé un message pour le peuple malagasy, le jour de fête de l’Ascension du Christ. Voici le texte intégral, présenté par Son Excellence Monseigneur Jean Claude Randrianarisoa, Évêque du diocèse de Miarinarivo, Secrétaire général de la Conférence Épiscopale de Madagascar :

Lire la suite...

Quels salésiens?

À partir du 16 février au 04 avril 2020, la Congrégation salésienne tiendra le 28ème Chapitre général (CG 28), à Turin- Valdocco. Ce chapitre présente deux messages intéressants : le retour au Valdocco, la Maison Mère des Salésiens, après 62 ans, le dernier était le CG18 ainsi qu’un chapitre général qui tire son titre d'une question : "Quels salésiens pour les jeunes d'aujourd'hui ?

Lire la suite...

Animés par l'espérance

Le 29 décembre, le commentaire officiel du Recteur Majeur, le P. Ángel Fernández Artime, sur l'Étrenne 2021 "Animés par l'espérance : "Voici, je fais toutes choses nouvelles" (Ap 21, 5) a été publié en cinq langues : italien, anglais, espagnol, portugais et français.

Lire la suite...